Rc^, An. Marine et Pêcheries^ iSOU, p
le plus grand des poîssoDs plats, qui pèse jusqu*i 200 livres ayec <une moyeirae de 60 et une longuear de 1 mètre ai m. 50 \ Habîtant des mers septentrionales, il fréquente surtout le détroit de THécate entre les !les de la Reine-Charlotte et la côte ferme. De Rivers Inlet à Testuaire du fleure Skeena, on le prend Thiver entre septembre et février, ce qui préserve du chômage une partie des pécheurs qui ont fait d'avril à août la campagne du saumon, beaucoup plus importante. Au commencement, les captures se font au long du rivage entre les Ilots voisins du continent {Imhore fishing) puis le poisson s'éloigne et force est d'aller le chercher au milieu du détroit {Offshore fishing) •.
C'est en 1897 que cette pêche devint industrie d'exportation sur l'initiative d'un trust américain pour le transport et la vente du poisson frais. Cette société fait prendre le flétan au filet traînant par des chalutiers à vapeur que montent des Canadiens ; quatre c chasseurs » à vapeur font la navette entre les lieux de pèche et le port de Vancouver, apportant chacun environ 100 000 livres de poisson, conservé dans la glace; leur voyage dure de 8 à 10 jours. Bien qu'étranger, le trust a pu se faire concéder une installation spéciale dans un des bassins du port de Vancouver ; son poisson y passe des glacières flottantes dans les glacières roulantes appartenant à la Compagnie Canadienne Pacifique liée par contrat avec le trust et va tout droitaux grandes villes américaines de l'Atlantique. D'autres compagnies de pêche opèrent sur les mêmes points, mais elles débarquent leur poisson à Seattle ou à Tacoma, débouchés des voies américaines : ainsi chaque voie ferrée a le monopole d'une clientèle soit parce que ses propriétaires y trouve avantage, soit parce que l'autre partie a pu leur imposer d'écarter les concurrents *. Dans tous les cas, les entreprises purement canadiennes protestent contre les conditions faites au trust américain et en réclament la résiliation.
En dehors des saumons et flétans, la pêche pour l'exportation fait place à la pèche pour le marché local.
Si le hareng {Clupea mirabilis) est excellent, c'est un pmsso» encore trop abondant dans le reste du monde pour qu'on en demande à la Colombie. Cependant, cette pèche se développe dans le détroit de Géorgie, sur la côte est de l'Ile Vancouver, et depuis 1904 on essaye d'y préparer le hareng salé à l'écossaise et de le mettre en barils *.
!. Yearbook of B. C. 1903, p. 222. — Rap. An, Marine and Pêcheries, 1905, p. lv.