‹ La Colombie britannique: étude sur la colonisation au CanadaChapitre 34 sur 273 · Aru Rep. Mines B. C. for 1906, pp · texte numérisé non relu

Aru Rep. Mines B. C. for 1906, pp

2. GeoU Sarv. of Ca, An. Rep.^ 1887-88. Maps of the principal auriferous Creeks in tke Caribou District by Amos G. Bowman, et cartes hors textes, surtout n^' 364, 368, 370, a72. — An, Rep. Mines, B. C for 1906, p. 54.

3. Geol. Surv. ofCa. An. Rep., 1887-1888, R, p. 32 (G.-M. Dawson).

4. C. P. R. Annotated Time Table^ Westbound Edition, pp. 50-51.

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Dans une haute vallée longitudinale des Rocheuses, celle de la Rivière aux Têtes Plates, tout près de la frontière américaine, on voit suinter le pétrole. A certains signes on croit pouvoir conjecturer sa présence en d*autres vallées longitudinales du versant sudouest. Il sourd au pied des roches cambriennes qui forment le principal échelon des Rocheuses; si sa présence est indiscutable, son origine met en émoi les géologues : comme, en effet, on n'a jamais rencontré de pétrole dans des terrains si anciens, on a été amené à se demander s'il ne viendrait pas de combustible contenu dans les dépôts crétacés, ramenés par un plissement en Y sous les dépôts cambriens et métamorphisé par la chaleur*.

D'après Mac Connell ^, l'épaisseur des couches qui se succèdent sur le versant colombien des Rocheuses au sud-ouest se traduirait par les évaluations suivantes : 3 000 mètres d'argillites noires, de grès et de conglomérats constituent l'étage cambrien et précambrien de la Bow River. Puis viennent 3 000 mètres de calcschistes et de schistes appelés étage de la Castle Mountain. L'Olenellus, caractéristique de la faune cambrienne inférieure, se rencontre au sommet de la Bow River et à la base de la Castle Mountain ; enfin 400 mètres de dolomies et quartzites à halysites forment le sommet, supportés par 500 mètres de schistes argileux et calcaires à graptolites. Ces roches appartiennent au carbonifère et au dévonien.

Au sud, les formations les plus anciennes l'emportent, au nord, les calcaires dévoniens et carbonifères. Visibles de loin, les strates prennent l'aspect d'assises de maçonnerie aux teintes variées ', à la tranche découpée et crénelée. Les sommets méritent les noms que leur donnent les géologues et géographes américains, serrated^ castellatedy rampartlike.

Excepté les dépôts glaciaires, on ne trouve dans les Rocheuses aucune formation plus récente que le crétacé inférieur. Le premier soulèvement du massif paraît remonter avant la fin de l'époque secondaire et s'être produit immédiatement avant ceux de Vancouver et des îles qui, de l'autre côté du butoir archéen, ont reçu des sédiments crétacés supérieurs. Il a été suivi de plusieurs autres.

Prairie, reprod. dans Suess, La Face de la Terre, trad. fr., 1. 1, pp. 801-805. — L'étude des gisements de combustible des Rocheuses est en ce moment méthodiquement poursuivie par le service géol. fédéral : voir p. ex. les Summary Rep,, 1905, pp. 59-62, 62-67; 1906, pp. 66-74. — An, Rep, 190U, GeoL a. Topogr. Map of Crows Nest Coal Fields, au 1 : 126,720, avec coupes et notes marg.

1. An, Rep. Mines B. Cfor 1903, pp. 86, 92; for 1905, p. 141.

2. Yearbook of B. C. 1903, p. 8, d'après le rapp. de 1886 (cité p. préc. note 2), pp. 17-33. — À.-O. Whkslbr, The Selkirk Range, t. I, appendix C, p. 405 (d'après G.-M. Dâwbon).

3. W. D. WiLCOX» The Rockies of Canada (voir p. 71), pp. 225-226.

Plus récentes que les Selkirk et la Chalue de i*Or, les Rocheuses soDt plus élevées, mais Térosion s y continue rapidement, en raison de la hauteur et de la rapidité des pentes.

Leur plus grande épaisseur se trouve vers le sud et le centre. A la traversée du Canadien Pacifique, les Rocheuses présentent à peu près 100 kilomètres de largeur.

Gomme pour les autres montagnes de la Province, la direction générale va du sud-est au nord-ouest, mais la ligne de partage n*est pas continue ; pour la suivre, la limite entre Colombie et Âlberta dessine de crête en crête un zigzag incliné au nord-ouest. Les Rocheuses se composent, en effet, d*échelons en forme de coins à pointe tournée vers le nord ; séparés par des cassures longitudinales, ces massifs apparaissent en retrait les uns sur les autres. Sur le versant colombien leurs limites sont marquées par des rivières qui coulent dans une vallée longitudinale intérieure, puis sautent par une cluse dans une autre vallée parallèle moins haute, plus à Touest.

Sur le versant de la Prairie , les cours d'eau s'échappent par des gaps ou brèches perpendiculaires à Taxe, relativement droites et courtes, dont le profil a été achevé par Térosion des anciens glaciers.

Le nombre des passages transversaux est Fun des caractères qui distinguent les Rocheuses des Selkirk et de la Chaîne de TOr. Ce sont habituellement des ouvertures pratiquées entre les vallées longitudinales de Touest, placées à des latitudes légèrement différentes : aussi les voies qui les empruntent ont-elles un tracé sinueux; elles franchissent Farête principale par des cols hauts et longs, séjour d'anciens glaciers, semés aujourd'hui de petits lacs ; elles débouchent enfin dans la Prairie par des brèches. On ne compte pas moins de douze passes reconnues dans la partie la plus élevée où les sommets atteignent de 3 000 à 4 000 mètres : la plus méridionale près de la frontière est aussi la plus haute avec 2400 mètres; la plus septentrionale, près du 54* parallèle, n'en a que 1 615.

Vallées et cols découpent en massifs le long soulèvement des Rocheuses. De la frontière à la passe du Crows Mest, franchie par la voie ferrée méridionale de Colombie, se poursuit un premier groupe de montagnes qui a commencé en Montana. L'altitude moyenne y est considérable, les sommets de la crête principale vont de 3 000 a 3650 mètres. L'ensemble est lai^e de 100 kilomètres environ et se divise en deux crêtes qui encadrent la vallée supérieure de la Rivière aux Têtes Plates {Fiat Head River)^ ainsi nommée d'après une tribu indienne du Montana. Ce cours d'eau va droit au sud, traverse des gorges, puis suit une haute platière d'alluvions, couverte de maré-

LA COLOMBIE BRITAKHIOUB. S

cages et de forêts qu*au bout de 40 kilomètres la frontière coupe arbitrairement avec ses deux murailles de montagnes. En ce point le fond de la vallée n*a pas moins de 1 200 mètres d'altitude. Ainsi la partie canadienne de la Fiat Head River forme un coin enfoncé dans les Rocheuses, dépendance naturelle du Montana qui possède tout le reste du cours et du bassin.

Deux sentiers traversent toute la région de la Fiat Head pour réunir la vallée supérieure de Kootenay à la Prairie. Le plus méridional part des plaines du Tabac, va chercher sur le territoire des États-Unis une passe qui lui permet de franchir la première chaîne à 1 600 mètres, traverse les marécages et les forêts de la platière, puis, revenant au nord, rentre en territoire canadien et escalade la chaîne principale par la passe du Kootenay sud, haute de 2 400 mètres. C'est celui qui emprunte le col le plus élevé des Rocheuses, difficulté qui, jointe aux autres obstacles naturels et à Tinconvénient de passer la frontière internationale, a fait abandonner cette voie : la piste y disparait sous la végétation ou s'y noie sous Teau.

Au nord, l'autre sentier part de l'Elk, affluent de la rivière Kootenay, franchit la chaîne occidentale à 2 160 mètres, descend dans la gorge à vives arêtes où la Fiat Head court, peu après sa source, puis remonte de l'autre côté pour traverser l'échelon occidental à la passe de Kootenay nord, haute de 2 050 mètres. Pénible à cause des montagnes et des forêts, cette voie a pourtant sur la précédente l'avantage d'être plus courte et toute canadienne. Les Indiens l'avaient frayée pour pénétrer de la Prairie dans la Grande Vallée, les blancs les y suivirent dès les premières découvertes minières *. Une tradition dit que des chercheurs de mines ou de terres auraient passé par un de ces cols, probablement celui du sud, vers 1854; en tout cas l'un et l'autre ont été réellement reconnus en 1858 par les membres de la mission Palliser*.

Sur les deux passes méridionales, la suivante au nord, celle du Nid de Corneille {Crow$'Nest Pass), offre l'avantage de n'obliger qu'à une seule ascension et de ne pas dépasser 1 345 mètres. Aussi at-elle été choisie pour la voie ferrée transversale du sud qui lui emprunte son nom. Pratiquée comme les précédentes parles Indiens, elle aurait été franchie par des blancs dès 1841.

On a déjà vu comment la ligne du Crows Nest traverse les Selkirk pour atteindre les bords du haut Kootenay (p. 57). Après avoir franchi cette rivière, elle gagne la vallée de son affluent l'Elk, un des

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