Miguel Triana, Al Meta. Bogotä
2, Miguel Triana, À Meta, op. cit.
Le bétail des savanes du Territoire du Meta, grâce à l'influence du sel d’Upin, est beau, de belle stature, de poil brillant, prolifique et doux. L’élévage du bétail, avec le sel comme auxiliaire, est facile et largement rémunératrice. Une demi-arrobe de sel, quel que soit son prix, que l’on administre par an à chaque animal, est largement compensée par les multiples économies que l’on peut faire sur tous les autres frais, par l’amélioration de la race et par l’excellente qualité de la viande.
Une chose curieuse est l’immunité de la race bovine contre les pestes qui d'habitude attaquent les chevaux. Non. seulement elle est réfractaire, mais elle purifie pour les chevaux les campagnes qu'elle occupe. Aïnsi la vallée du Mississipi fut insalubre comme l’est aujourd’hui le Llano, et ce n’est que sous l'influence de l'élevage qu’elle est devenue le centre tranquille et sûr de la grande civilisation agricole et manufacturière des. États-Unis.
Il y a donc, dans le Meta seulement, pour la Colombie un champ assez vaste pour élever d'innombrables bêtes à cornes. Sur beaucoup d’autres points, d’ailleurs, on élève un nombre bien inférieur de bêtes à celui que l’on pourrait nourrir. Reclus' prétendait que, d’après des évaluations approximatives, les //anos colombiens
nourrissaient cinquante fois moins de bétail qu'une