Sorte de sucre
4. La fabrication des chapeaux est une industrie nationale très importante en Colombie. Les chapeaux connus en Europe sous le nom de Panamas, ne viennent pas de cette ville, mais deColombie (région de Santa-Helena) et de l'Equateur (région de Cuenca et de Manabi). Ils sont principalement fabriqués par les Indiens, avec les feuilles tendres du palmier Carludovica, communément désigné en Colombie sous le nom d’iraca, son lieu d’origine, ou de jepijapa.
la même année, l'impôt sur le tonnage et l'inscription des marchandises frappant les produits nationaux destinés à la consommation intérieure ou à l'exportation. On avait supprimé également l'impôt d'inscription et de tonnage sur les machines importées et destinées à l'industrie nationale et dont le poids excédait 1.000 kilos en une seule importation ; il en était de même pour les matériaux en fer, acier, cuivre ou plomb importés aux mêmes fins. À
Malheureusement on est légèrement revenu sur cette mesure si propre à développer l’industrie de la République, et un décret du 9 novembre 1908 a rétabli à partir du 1° janvier 1909 cette taxe, au taux assez réduit de 3 francs par tonne (0.60 centavos de piastre). Il a été décidé en même temps que les vivres destinés à la consommation intérieure ne payeraient pas de droit de tonnage.
Il est également regrettable que le ministre des Finances ait cru devoir présenter au Congrès de 1912 un projet d'impôt nouveau sur les exportations. Se réclamant de l'exemple des nations voisines, du Brésil, du Pérou, du Guatémala, de l'Équateur et autres pays qui grèvent de droits leurs exportations, le ministre a cru suffisamment justifier ainsi sa demande d’impôts nouveaux. Nous ne l’approuverons pas : tout impôt mis sur l’exportation peut avoir des conséquences très graves et des répercussions funestes sur le commerce,
l’agriculture et l’industrie. Que d’autres l’aient fait,
c’est possible, mais ce n’est pas une justification ; s'ils ont eu tort de le faire, non seulement il ne faut pas les imiter, mais au contraire il faut profiter de la situation désavantageuse qu'ils se sont créée pour essayer de les concurrencer et de les supplanter dans leur clientèle. Si le budget réclame des impôts nouveaux, il y a possibilité de les trouver ailleurs, dans des cotes personnelles ou foncières, atteignant tous ceux qui possèdent, mais ne frappant pas l'agriculture au cœur. Les droits de douane, s'ils ne sont pas exagérés et s'ils portent sur des objets qui n’existent pas dans le pays qui les a établis, donnent un bon rendement au trésor, sans nuire à l’activité commerciale, industrielle et agricole de la nation. Mais au contraire, l'impôt d'exportation, grevant nécessairement le produit exporté lui-même, vient s'ajouter mathématiquement au prix de revient et non moins mathématiquement augmenter le prix de vente, laquelle ne peut se trouver que diminuée. Au contraire l’agriculteur ne modifiera pas les conditions auxquelles il cède ses produits, parce que ses charges fiscales, comme d’ailleurs celles de tous ses concitoyens, auront été légèrement augmentées.
Les importations ont donné les chiffres suivants depuis 1870 :
4. Pour les années 1870 à 1908 inclus, nous avons donné les chiffres officiels d’après M. Jalhay, sans pouvoir les vérifier nous-mêmes. Pour 1910 et 1911, nous les avons extraits de l’Informe del ministro de Hacienda, 1912.
Dollars.
PONT eE RER 5.749.018 LAON EE CN EN ON A NNAE 6.734.713 AOSO RON SAR 12.121.480 HOBARA IN UNz PEU 6,879,531 :- LOTO NRA EE 11.523, 222 EI GAL ARE AREETX, 12.981.720 POUCES Lee 12,088.563 AO NSEREERRRTR Cre 13.513.891 ORULE HV RR RE 17.385.039 DT ONREN OR . 18.108.863
Pour certaines années, on n’a pas compris dans les chiffres des importations les marchandises arrivées par colis postaux ; ils ne peuvent donc donner qu’une idée générale des importations, mais n’ont pas de réelle valeur documentaire,
Ces importations ont porté principalement sur les articles suivants :
Aliments et condiments : viandes, végétaux, céréales, légumes, condiments, fécules, farines, pâtes, fruits, substances pour infusions et boissons, sel, etc.
Animaux vivants. (La Colombie ne devrait importer que des animaux reproducteurs et plus du tout de céréales, légumes, fruits, sel, Bt):
Armes, accessoires et munitions.
Matériel pour l'agriculture et les mines.
Objets pour l'éclairage et accessoires.
Arts et métiers.
Vernis, couleurs et encres.
Boissons, liqueurs, vins et autres liquides.
Céramique et pierre : cristal et verre, faïence et terre cuite, pierre, sable et terre, etc.
Caoutchouc, etc. : caoutchouc, celluloïd, gutta-percha, corozo, etc.
Écaille, ete. : écaille, corne, os, ivoire, plumes, etc.
Cuirs et peaux.
Drogues et pharmacie.
Électricité.
Explosifs et inflammables.
Instruments de musique.
Articles de locomotion...
Bois : substances ligneuses, etc.
Métaux : acier, fer et ses composés, aluminium, bronze et cuivre, étain, mercure, nickel, or, argent, plomb, zinc, métaux divers.
Papier et carton.
Parfumerie, savons, etc.
Textiles : coton (dans de très fortes proportions), chanvre, soie de pore, fourrure, laine, lin, soie, toiles et fils de différentes espèces, etc., etc.
Nous verrons plus loin?, dans le chapitre consacré au budget, quels sont les revenus donnés par les
douanes de Colombie. Ce qu’il est intéressant de signa-
1. Bien que ce soit en petite quantité, c’est un comble que d’importer des métaux dans le pays qui devrait en être, par excellence, le grand producteur.