Informe del ministro de Hacienda
2. C’est le montant. des frais parvenus au ministère des Finances le 31 mai 1943. Il est probable qu'ils étaient à peu près complets.
3. Il y a plusieurs articles dans le produit des impôts de 1912 dont le rendement est laissé en blanc. Les causes ne sont pas les mêmes pour tous. Pour les droits d'exportation, en établissant le budget de 1912 on avait inscrit cet article en songeant au produit de l’exploitation des bois nationaux; or celui-ci s’est trouvé figurer au chapitre des biens domaniaux. Le produit net des chemins de fer, pour une raison analogue à celle de 1911 et également critiquable, n’a pas été versé au Trésor (amélioration du matériel et des services). Les mines d'émeraude de Muzo et de Coscuez, n’ont pas pu être exploitées en raison de l'insuffisance du crédit affecté. En outre, un procès qui est en instance à Londres depuis plusieurs années, paralyse la vente des émeraudes. Enfin, à la suite d’un différend entre le gouvernement et
est assez satisfaisant, car au lieu d’une augmentation de 4 pour 100, comme entre 1910 et 1911, nous enregistrons une plus-value sur 1911 de 41,30 pour 100. Ce résultat favorable (bien que, comme nous le disions plus haut, le rendement des impôts soit encore loin d’être en rapport avec les ressources naturelles du pays) est dû à la paix intérieure du pays, au développement des affaires qui en a été la conséquence, amenant avec lui une plus grande consommation générale et par suite une augmentation des revenus de l’État, et enfin à la bonne administration du gouvernement, qui à fidèlement rempli ses engagements tant à l’intérieur qu'à l'extérieur. Malheureusement les dépenses se sont élevées à un chiffre supérieur aux recettes ; elles ont atteint $ 14.060.713,54. II a fallu payer cet excédent avec les revenus de 1913.
Le budget de 1913 a estimé revenus et dépenses au chiffre de $ 12.500.000. Les renseignements recueillis pendant les cinq premiers mois de 1913 font espérer que le produit total des recettes ne sera pas inférieur à $ 15.600.000, en augmentation de 12 et demi pour 100 sur l’année précédente.
Pour 191%, le ministre des Finances a prévu $ 16.500.000 de recettes et & 16.115.000 de dépenses, le représentant de la Compagnie pa mines de Santa Ana et La Manta,
le ministre des Finances a dû déclarer la caducité du contrat et en
aviser le procureur général de la Nation. Aucune redevance n’a donc été versée.
laissant un excédent de recettes de $ 385.000 qu'il a proposé d’affecter à certains travaux de caractère urgent. Étant donné qu’on pouvait évaluer les recettes de 1913 à $ 15.600.000 et que la progression est supérieure à 10 pour 100, le ministre ne s’est pas montré ; imprudent en évaluant les recettes de 1914 à 16 millions et demi.
Bien que très sensible, l'amélioration de ces derniers temps est encore insuffisante, en raison de tout ce que demande la Colombie pour arriver à tenir dans le monde le rôle qui lui est assigné par sa situation géographique, ses richesses naturelles et les qualités intellectuelles de ses habitants. Elle a perdu trop de temps avec ses révolutions incessantes, elle a trop négligé pour la politique son développement économique, pour pouvoir d’un seul bond se mettre au niveau qu’elle devrait occuper. Il est évident qu'avec ‘ses ressources annuelles, elle n’arrivera jamais à exécuter tous les travaux urgents qu’elle doit faire et que l'emprunt, dont nous parlions plus haut, si elle arrive à le placer dans de bonnes conditions, est peut-être le seul moyen pour elle de sortir complètement et définitivement de la crise économique et financière qui a failli la ruiner pour toujours.
En dehors du budget national, la Colombie a ses budgets départementaux et communaux. Voici, par départements, quel a été le budget de 1912":