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Malheureusement tous les départements n’ont pas mis une ardeur égale au développement de l’enseignement primaire. Dans le Boyacä, il y a eu, en 1912, 7 écoles et 871 élèves de moins qu’en 1911; dans le Tolima, malgré 18 écoles de plus, l’assistance scolaire compte 655 enfants de moins qu’en 1911. Enfin, dans les territoires scolaires, où l'instruction est si importante au point de vue de la colonisation, l'instruction est restée stationnaire, en raison de l'insuffisance des crédits.
Dans certains départements, comme le Cundinamarca, le Magdalena et le Santander, le nombre des écoles a diminué, mais, par contre, le chiffre des élèves a augmenté considérablement. L'assistance scolaire est en relation directe avec les crédits que chaque département consacre à l'instruction primaire. Il est regrettable que cette branche si importante de la vie d’une nation ne soit pas comprise dans le budget général de l’État. Si on ne change pas cette organisation, l’instruction se trouvera très inégalement répartie en Colombie, car elle dépendra uniquement du bon vouloir des départements et des municipalités. Le tableau suivant, où sont indiqués le budget total du département, et en regard les crédits affectés à l'instruction publique, montrera d’une façon très claire l'intérêt très différent que prennent à l'instruction primaire les différents départements de la République: :
1. Memoria del ministro de Instrucciôn publica al Congreso de 4942. Op. cit.
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