‹ La Colombie ÉconomiqueChapitre 165 sur 174 · Fraser, op. cit · texte numérisé non relu

Fraser, op. cit

3. A. Vasquez Cobo, antiguo ministro de Estado, Pro ParTrIA. Cues-

tiones Internacionales. Paris. Roger et Chernoviz, 1910.

Unis sur Panama et ne se reconnaissait pas, en outre, le droit de ratilier un acte aussi inconstitutionnel que celui qui obligeait la Colombie à abandonner une partie de son territoire. Il ne peut faire de doute pour personne que les États-Unis ont toujours recherché non seulement la possession commerciale du canal, mais aussi l'entière disposition de l’isthme, soumise à leur contrôle exclusif'. Cela ressort clairement de leurs actes depuis nombre d'années :

Jusqu'en 1880, les États-Unis paraissaient vouloir rester neutres si un canal interocéanique étaient construit. [ls n'avaient pas fait de difficultés pour signer avec l'Angleterre le traité Clayton-Bulwer?. Mais en 1880, le président Hayes commença à lancer une audacieuse et nouvelle théorie, dans laquelle il était déclaré que tout canal ouvert par des entreprises particulières devrait se soumettre au contrôle américain. Aux discours de M. de Lesseps, le président des États-Unis répondait en cette forme: « La politique des États- Unis veut un canal sous le contrôle américain. Les États-Unis ne peuvent admettre que ce contrôle soit fait par une ou plusieurs puissances européennes...

1. L'acte Hay-Herran accordait notamment aux États-Unis, pour

des périodes de cent années, renouvelables à leur gré, occupation ef juridiction de la zone du canal.

2. Le traité Claylon-Bulwer obligeait les deux puissances contractantes (l'Angleterre et les États-Unis) à renoncer à obtenir le contrôle du futur canal interocéanique. Elles s'engageaient également à ne pas élever d'ouvrages militaires pouvant dominer ledit canal.

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