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un produit de 8 4.710,85; les frais sont montés à $ 1.602,50 ce qui a laissé un produit net de $& 3.168,35. Le produit brut est résulté de la vente de 3.356.312 décalitres d’eau salée. Le produit net a été du double de celui de l’année précédente qui était seulement de $ 1.832,31. Malgré un produit brut bien supérieur (8 5.244,05) l’année 1912 n’a donné qu’un produit net de $ 3.149,06, en raison des frais beaucoup trop élevés, qui ont atteint $ 2.049,99. — Regel évalue la production annuelle de cette saline entre 500 et 600 tonnes.
Le fermier des deux sources salées de Mambita et Barital s’est trouvé en présence de nombreuses difficultés résultant du manque de bras, de routes et pardessus tout de l’absence de pont sur le rio Guavio. Malgré la mauvaise volonté d'individus ayant exploité les salines autrefois en contrebande et lui créant toutes sortes de difficultés, le fermier a pu payer régulièrement le montant de ses fermages soit & 360 correspondant à neuf mois de 1911, et $ 480 pour 1912.
La saline de Cumaral et Upin a produit en 1911 8 7.378,20. Les frais se sont élevés à $ 4.492,55 laissant un bénéfice net de & 2.885,65. Le produit brut est résulté de la vente de 4.637 arrobes de sel de cuisine et de 13.315 arrobes de sel gemme de première qualité. En 1912, le produit brut a été de $ 7.022,10 et le produit net de $ 2.309,07.
Dans le département de Boyacd, il y a des sources salées à Chita, Muneque, Chämezo, Pajarito, Recetor,
Mongua, Pauto, Chaquipay et Pizarra. Reclus signale aussi le district de Santa Rosa comme renfermant de riches salines iodifères. Les salines du département de Boyaca représentent une grande valeur, et constituent, avec celles du Cundinamarca, un des principaux revenus du gouvernement.
La saline de Chita et Muneque a donné pendant l’année 1911 un revenu brut de # 84.472,44, d'où il faut déduire # 70.758,62 de frais, ce qui laisse un revenu net de & 13.713. Ces sommes ont été produites par la vente de 1.297.787 kilog. 500 de sel compact et par 66.739 décalitres d’eau salée. En 1912 le produit brut n’a été que de $ 49.494,50 et Le produit net de 7.642,54, en baisse sensible sur l’année 1911.
Les salines de Chämeza et Recetor ont continué à être exploitées librement, les particuliers payant un droit au gouvernement par chaque arrobe de sel qu'ils produisent, et pouvant user de la matière première sans limitation aucune. Un projet de contrat, dont la reconstruction du chemin qui conduit à Puebloviejo est une des bases, a été préparé avec un particulier pour exploiter ces salines sur une grande échelle.
Leur rendement brut en 1911 a été de $ 4.403,48 ; les frais ont atteint # 1.988,60 et le produit net a été de & 2.414,88. Cerendement représente une production de 22.000 arrobes environ, en comptant à $& 0,20 les droits d'élaboration par chaque arrobe. En 1912, bien que le rendement brut ait été supérieur ($ 4.780,32) le
rendement net n'a été que de $ 1.107,98 parce que les frais, beaucoup trop élevés, ont atteint $ 3.672,34.
Les salines de Pizarrd présentent un intérêt spécial : le gouvernement est disposé à accepter une proposition de contrat présentée par une personne sérieuse qui se propose de coloniser la riche et fertile région de l'Ouest du département de Boyacä, et a déjà commencé dans cette idée à ouvrir des chemins. Elle prétend amener à la vie civilisée diverses tribus indigènes qui habitent là, établir la consommation du sel des sources de Chaquipay et Pizarrd dans les régions de Minero et Carare et établir des colonies agricoles, etc. Tout cela pourrait se réaliser avec l'appui du gouvernement, qui donnerait au contractant l’usufruit des sources salées pendant cinq ans, à charge par celui-ci de remettre au gouvernement, à l'achèvement du contrat, les salines parfaitement installées et en état de produire au minimum mille arrobes mensuelles, et deux chemins pour conduire le sel aux lieux de consommation.
Dans le département de Tozcima l’affermage de la saline de Coello a été adjugé à un particulier pour la somme de & 600 or annuels!. Il y a aussi des salines à Chaparral et à Lérida.
Le sel ioduré du département d’'Antroquia? est très apprécié, non seulement pour les usages économiques, mais encore comme substance médicinale, pré-