‹ La colonel RoquebruneChapitre 19 sur 130 · ACTE PREiMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREiMIER

Il lie faut pas que je reste là, je ferais quelque sottise ! (La Ghabraque entre.) La Ghabraque !... Voyons, si mon déguisement est bon... (Avec l'accent.) Hé ! mon brave !... Car je" ne me trompe pas, c'est bien à un nncien que je m'adresse.

LA GHABRAQUE.

Sans me flatter, vous pouvez le dire!

ROQUEBRDNE.

Connaissez-vous ici un jeune capitaine qui se nomme le baron de Rimbert?...

LA GHABRAQUE.

M. de Rimbert. Il est arrivé, hier soir, d'Epernay avec son régiment, le 4« hussards, et il loge dans cette auberge, qui est pleine d'ofliciers.

Eh 1 je le sais bien : on n'a pas seulement pu me découvrir un cabinet pour coucher; j'ignore si l'on pourra trouver à me nourrir et pour le quart d'heure, couvert de toute la poussière de la grande route, je ne sais, pour me laver les mains, où dénicher une cuvette.

LA GHABRAQUE.

Servez-vous de votre chapeau !

ROQUEBRUNE, avec sa voix naturelle.

Ou de ton bonnet de police, La Ghabraque! LA GHABRAQUE, avec stupeur, portant les mains à son front et au port d'armes.

Mon colonel !...

Ghut! Traite-moi comme un pékin : je ne dois pas être reconnu. Et mène-moi à la chamljre d'Henri.

LA GHABRAQUE.

A VOS ordres. Ah 1 mon colonel! Quelle joie de vous revoirl Mais Sa Majesté, l'Empereur, le père La Violette?... Vous l'avez donc quitté?

Tais-toi, bavard, et fais ce que je t'ai dit. Quand madame de Réval et ses nièces seront parties, tu viendras m'avertir... Allons, passe devant.

LA GHABRAQUE.

Par obéissance.

Ils sortent.

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