ACTE PREMIER
de le faire juger. Mais le gouvernement prend des mesures, comme vous voyez, et ce bandit sera mis une bonne fois à la raison.
Ail! ah! et qui va s'en charger?
M. le duc de Berry, qui est, avec le maréchal Macdonald, à Lyon.
Ah! Pardon ! J'en viens, moi, de Lyon et j'ai rencontré, sur la route, le duc de Berry qui revenait très vite, en calèche, et cet excellent maréchal, qui le suivait à franc étrier. Leur marche, pour ne vous rien cacher, n'otfrait rien de stratégique. Ils avaient l'air de gens qui fichent le camp, et à grandes guides!
VÉRANDIAS.
Monsieur I
J'en étais navré! Et je me disais : Quelle fatale inspiration d'avoir donné à ce jeune et charmant prince un mentor comme ce maladroit de Macdonald, qui a toujours perdu toutes les batailles qu'il a livrées.
VÉRANDIAS.
Mais ce que vous ne savez pas, c'est que le maréchal Ney est parti, avant-hier, avec quarante mille hommes, promettant de ramener Bonaparte dans une cage de fer.
Fichtre! Le brave des braves ! Il a dit ça?
3G LE COLdNEL lUMJUEBRUNE
VKRANDIAS.
Il l'a dit.
Alors il est probable qu'il essayera de le faire.
VÉRANDIAS.
Et nous, messieurs, nous allons suivre comme soutien... C'est soixante-dix mille hommes qui barreront la route à l'usurpateur.
ROQUEBRUNE, à part.
A moins qu'ils ne la lui ouvrent!
d'esgongis.
C'est donc pour cela que les officiers en deinisolde s'agitaient à Paris.