‹ La colonel RoquebruneChapitre 54 sur 130 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

HENRI

Eh bien?... Vous hésitez à me répondre.

Henril ...

HENRI

Celle qui était au rendez-vous, c'était Thérèse?

Oui.

HENRI, avec force.

Il est impossible qu'elle soit coupable.

C'est accuser Émilienne!

HENRI, avec chaleur.

Je n'accuse personne. Je défends la femme que j'aime, qui ne m'a pas trahi, qui ne peut mentir que par générosité ou par dévouement, et dont je garantis l'honneur comme je garantirais le mien.

ROQUEBRUNE, avec éclat.

Ah! ta confiance, que je la trouve belle et que je l'envie. Ce cri, qui te jaillit du cœur, tout brûlant, que n'aurais-je pas donné tout à l'heure pour le pousser ! Tu'n'as pas douté, toi, devant les aveux de celle que tu aimes, et moi, malgré ces aveux, je suis resté plein d'inquiétude et de souci... Ahl c'est toi qui as raison... Tout le monde a menti et m'a trompé... Mais la servante... la servante est là... Je peux la payer... l'effrayer...

HENRI

Y pensez-vous? Apprendre à cette fille que voua êtes ici... Et si elle vous trahit?

74 LE COLUNEL ROQUEHRUNE

C'est vrai ! Je dois tout sacrifier aux intérêts si grands qui m'ont été confiés... Je ne puis disposer de moi, avant demain soir... Mais alors... Oh! Il faudra que Thérèse devant toi, devant nous deux s'explique... Et malheur à qui se sera joué de moi! Ecoute, nous allons sortir, à la porte nous nous séparerons, mais si après-demain j« suis encore vivant, je te ferai savoir où tu devras me trouver.

HENRI

C'est bien I J'y serai.

LA GHABIIAQUE.

La moricaude est lâchée, mon colonel.

Partons I

LA GHABRAQUE.

Je fermerai la porte derrière vous.

Ils sortent.

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