‹ La colonie canadienne-française de Chicago [microforme]Chapitre 31 sur 66 · DR. ELZÉAR PAQUIN · texte numérisé non relu

DR. ELZÉAR PAQUIN

L v a quelques années, apparaissait dans FEst un vaillant compatriote pour la défense de

nos intérêts nationaux.

Les notres Ciaient déja nombreux dans la Nouvelle-Aneleterre, et pas un seul journal n'existait pour s'occuper d'eux et les faire respecter des étrangers. Feu Ferdinand Gagnon, dont le nom est gravé dans tous les cœurs, s'imposa la tâche ingrate, mais nécessaire, de fonder à Worcester, Mass., un organe destiné à les faire connaitre et à les défendre. Ce noble et illustre canadien à éprouvé ce qu'il en coûte dans la fondation et 16 maintien d'un journal français, en ce temps-là, et il est tombé victime de son dévouement héroïque.

Dans l'Ouest, nos nationaux quoiqu'en aussi grand nombre que dans l'Est n'étaient pas connus, personne ne parlait d'eux.

En Canada, on n'était sous l'impression que les canadiensfrançais émigrés dans le Michigan, le Wisconsin, l'Illinois, et les autres états de l'Ouest, ne formaient pas de groupes importants, se trouvant trop disséminés partout.

Mais la Providence a fait surgir un autre champion de la nationalité canadienne-française, aux Etats-Unis. Les lecteurs de cette brochure comprennent déjà que le héros maintenant en question est notre brave ami, M. le Dr. Elzéar Paquin

Le 19 février 1889. ce célèbre compatriote fondait à Chi-

ago son journal appelé Ze Combat, et, dans l'Ouest, tout le monde sait que cet organe français a noblement porté son aom. Le Dr. Elzéar Paquin a rempli une véritable mission, dans les immenses contrées occidentales des Etats-Unis. Son journal, ses voyages, ses conférences, et ses nombreuses recherches sur le progrès des nôtres, dans l'Ouest, constituent ce qu'on pourrait appeler un véritable apostolat national. Partout, nos compatriotes l'ont vu à l'œuvre s'imposant des sacrifices et des privations dont on ne peut se faire une idée. Le ‘our, comme un apôtre le plus zélé pour le salut des âmes, il rendait des visites à domicile, visitaient les places d'affaires occupées par ceux des nôtres qui étaient dans l'industrie et le

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