FAMILLE DE M
Maintenant, 1 nous fait plaisir de dire quelques mots on la nombreuse famille de ce vrai patriarche. Les huit enfant issus de son mariage, sufhisont pour attestet qu'un Vrai REEL canadien circule dans les veines de ces deux époux
Oue fontails donc les enfants de ce patriarche canadien, qui a l'habitude de dire franchement sa pensée?
L'aincé, Ernest, agé aujourd'hui de 34 ans, après avoir ét sculpteur, chez Palmer & Fuller, ensuite dans le commerce à son compte, s'est trouvé en état de tenir un bureau comme agent de transactions sur les propriétés foncitres, position qu'il occupe actuellement, [peut maintenant envi sager l'avenir avec assurance, en compagnie de sa gentille femme qui lui a donné un fils
Arthur, le second, actuellement marchand en commission pour de grandes manufactures de PESt, à acquis de lexpé rience dans les affaires, comme employé pendant plusieur années de quelques-uns des principaux magasins de Chicago, tels que Marshall Field, Carson, Pirie & Co., et |. V. Fa well. Ilest à la tète d'une belle petite famille.
Ovide, le troisième, peu après son arrivée à Chicago, trouva une situation chez Marshall Field, qu'il conserva 20 ans, jusqu'au rer janvier dernier. Pendant le temps qu'il passa au service de cette maison, la plus importante de l'Ouest, il fut envoyé tous les ans en Europe qu'il parcourut en tous sens pour faire les achats du département qu'il repré sentait. Aujourd'hui, en société avec son beau-frère Magnan et M. Norman, il possède un établissement de commerce con sidérable dans le Colorado. Il est marié et père de deux enfants.
Le quatrième, Lucien, est aussi marchand en commission pour de grandes maisons d'habits et de fourrures dans Est. Il voyage beaucoup dans l'Ouest, plus particulièrement. fl a bon pied et bon œil, connaissant bien les deux langues comme les autres. On peut dire qu'il sait faire honneur à sa famille et à sa nationalité.
Zéphirin, le cinquième, travaille depuis 10 ans chez James Walker. Sous le rapport du salaire et de l'avenir, sa carritre
est enviable. Il a 21 ans.
Frederic, après avoir fait un cours d'étide au collége de Montréal et à celui de Bourbonnais, est aujourd’hui à l’emploie de Marshall Field.
Ernestine, la septième, dirige actuellement une classe dans le couvent de Kankakee.
Ludivine, la dernière de la famille, est institutrice au couvent de Notre-Dame de Chicago.
Ces deux demoiselles ont reçu leur éducation dans les meilleurs couvents de Montréal.
Il y a quelques semaines, nous demandions à un des vieux amis de M. Saint Aubin ce qu'il pense de ce digne compatriote. Cet ami est un prêtre, qui a une grande mémoire de cœur, et qui nous est revenu après une absence de deux ans, pour cause de maladie. Voici sa réponse : ‘ C'est un catholique et un canadien dans toute la force des mots. On connait l'arbre à ses fruits : huit enfants robustes, bons chrétiens et heureux travailleurs, sont une preuve vivante que cet arbre est réellement bon. Dernièrement, continua le prêtre, je lisais qu'un philosophe païen vit venir à lui un jeune homine pour lui demander ce qu'il fallait faire afin de réussir dans la vie. Le philosophe lui répliqua : ‘‘ Sois vertueux et vas ton chemin.” Le père Saint Aubin a dû dire quelque chose de semblable à son intéressante famille. Sachant que la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, ses enfantsn'ont vu que les mürs de l’école avec Dieu.
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