‹ La colonie canadienne-française de Chicago [microforme]Chapitre 57 sur 66 · NECTAIRE ROUSSEAU · texte numérisé non relu

NECTAIRE ROUSSEAU

OICT un compatriote qui mérite notre respect et notre V estime. Catholique convaincu, nous le voyons toujours à la tête de tout ce qui est propre à promouvoir les intérêts de la religion. Plein de patriotisme, il ne fait jamais défaut quand il s'agit de notre avancement national. Il est un des organisateurs de plusieurs sociétés canadiennes-françaises, telles que la Saint Jean-Baptiste, la Cour Notre-Dame, No. 25, des Forestiers Catholiques.

Citoyen dévoué au bien de la société en général, M. Rous seau appartient à la Saint-\'incent de Paul, et est depuis 23 ans membre actif de l'association de bienfaisance connue sous le nom de ‘‘ Secours Mutuel.”

Il est considéré au nombre de nos nationaux les plus

honorables et les plus respectables. C’est un citoyen bien vu

1886, rs dix- | com

‘e SOUS

de la e Chi 'ilest photo-

om de

rd'hui.

de se

capa-

i dese

ace, à

notre Jours êts de léfaut n des aises,

, No.

Rous IS 23 * sous

plus on vu

dans Chicago. Il tient sa famille sur le bon ton, et celle sait figurer au milieu de la bonne socitté,

Dans la construction des lignes télégraphiques, M. Rous seau est regardé comme un des plus habiles. Comme méca nicien, il s'y est fait une réputation extraordinaire.

Né à Saint-Damase, Province de Outbhec, le 31 août 1838, sa famille se rendit à Détroit en 1844.

En 1856, il offrit ses services à la ** Western Union Tele. graph Company ” qui l'emplova d'abord dans ce qui se

rapporte à la construction.

En 1860, eut lieu la construction de la première grande ligne télégraphique dans l'Ouest, jusqu'à Sacramento, en Californie. C'est notre vaillant compatriote qui fut chargé de conduire les travaux.

En 1861, dans le courant de décembre étant de retour à

Omaha, il fut chargé par le général Stager de construire des lignes télégraphiques, de Chicago à Omaha, durant la guerre civile.

En 1865, il retourna à Détroit, où, le 3 de janvier de la même année, il épousa Delle Lodia Dupont.

Il vint ensuite se fixer à Chicago où il éleva une famille de neuf enfants, dont trois sont mariés.

Aussitôt arrivé dans la grande métropole de l'ouest, il prit la charge des lignes de la compagnie appelée ‘ [Illinois & Mississipi Tel. Co.”

En 1869, cette compagnie s'est fusionnée avec la ‘* Western Union,” et M. Rousseau a reçu la charge de toutes les lignes télégraphiques de Chicago.

En 1873, la compagnie de ‘‘ American District Service se formait, et M. Rousseau fut nommé surintendant de la construction.

Lorsque le téléphone fut introduit, en 1877, c'est notre habile compatriote, M. Rousseau, qui posa le premier téléphone à Chicago et qui eut la charge des lignes téléphoniques.

En 1882, il obtint de différentes compagnies téléphoniques et télégraphiques des contrats pour le charroyage de leurs matériaux. C’est là que se trouve encore son occupation, aujourd'hui. Ce genre d’affaires le mit dans la nécessité de se bâtir une grande écurie qu'on peut considérer comme modèle de toutes les écuries de Chicago.

F. A. LANGLOYHS.

EST avec plaisir que nous introduisons à nos lecteurs CC ce digne compatriote qui a su faire honorablement son chemin dans le monde et qui est toujours demeuré bon canadien. Né le 11 juillet 1857, au Cap Santé, comté de Portneuf, Province de Québec, M. Langlois laissa sa place natale à l’âge G*= onze ans.

C'est qu'il suivit alors sa famille, qui vint s'établir à Montréal. Jusqu'à l’âge de 16 ans, il fréquenta d’abord l’école des Frères des Ecoles Chrétiennes et ensuite il fut placé au collège de Montréal.

Aspirant au commerce de fourrures, il chercha en premier lieu à se familiariser avec ce genre d’affaires chez James Correstine & Co., sur la rue St. Paul, dans cette même ville.

de la lle de

‘st, 1l Hnois

2stern

lignes

vice ?

de la

notre

téléques.

iques leurs ition, té de

mo-

teurs son bon é de

lace

Tlonécole

é au

bmier Cor-

ES

Ensuite, 1l passa trois ans au service de la maison Thi bault, Lanthier & Cie., gros marchand, de fourrures sur la rue Notre-Dame. Pour se perfectionner dans la coupe des pelleteries, 11 obtint une position chez [. Neagle, encore à Montréal.

En 1880, dans le courant de novembre, il se rendit à Chi cago où il éprouva, d'abord, durant un an, qu'en pays étran ver les chances ne viennent pas toujours nous sourire,

Cette année de contrariétés Ctant passée, il trouva une place comme commis chez M. J. FF, Périolat & Co. Après un

mois de service son patron vit en cet employé canadien-fran-

Page 1