‹ La colonie canadienne-française de Chicago [microforme]Chapitre 9 sur 66 · SOCIÉTÉ SAINT JEAN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

SOCIÉTÉ SAINT JEAN-BAPTISTE

La fondation de la société Saint Jean-Baptiste de Chicago

eut lieu en mai 1866. Celui qui fut chargé de rédiger les réglements actuels de cette société a été M. Louis Honoré

Fréchette, aujourd’hui le plus grand poïte de l'Amérique.

À cet époque, notre illustre compatriote vivait à Chicago en éprouvant les angoises de l'exil. C’est alors qu’il composa son fameux livre intitulé : ‘La Voix de l’Exilé.”

La société Saint Jean-Baptiste de Chicago doit beaucoup de reconnaissance au lauréat de Montréal pour les services qu'il lui a rendus.

Parmi les autres organisateurs de cette société nationale dont l’âge lui donne déjà un cachet de respectabilité, on nous a rappelé les noms suivants : Olivier Decelle, président ; Cyrille Lebeau, vice-président; Ephrem Watier, trésorier; Noé L. Tranche, secrétaire; Pierre Benoit, Olivier Frenière, Lévi Marinier, Nector Rousseau, Antoine L. Degignac et Félix Clément, directeurs.

Elle fut incorporée, le 24 Mars 1871. Elle compte actuellement environ 200 membres actifs. Cette société devrait être aujourd’hui forte de 800 membres, le moins. Elle est purement nationale, à part son caractère d'assurance mutuelle. C'est par la Saint Jean-Baptiste qu’en Canada nos compatriote ont vaincu l’oligarchie et la bureaucratie qui avaient juré la ruine complète de notre nationalité.

s Dames fants de ré-Cœur

a société Cartier, No. 25, SOLE

Disse de 0,000.

Chicago liger les Honoré nérique.

Chicago omposa

eaucoup services

ationale on nous isident ; ésorier; renière, gnac et

actueldevrait Elle est utuelle.

compa-

avaient

Dans les Etats-Unis, c'est par la Saint: Jean-Baptiste que nos nationaux s'organisent, se reconnaissent, s'affirment et se font respecter. C'est dans la Saint Jean-Baptiste que notre nationalité, en Amérique, trouvera les forces nécessaires pour toujours porter haut le drapeau de l'honneur national. C'est dans cette belle organisation nationale, que nos missionnaires canadiens-français rencontrent leur principal appui.

Quant à la société Saint Jean-Baptiste de Chicago, elle peut montrer à son crédit beaucoup de bonnes œuvres nationales.

Le fait qu’elle repose sur le principe du secours mutuel ne l’éloigne pas de son but. Au contraire, la mutualité d’assistance est un lien éminemment national. Il faut dans nos rangs de l’union, de l’association, de l'esprit public, du sens national dans des vuss pratiques pour le bien général de notre nationalité. Or, la Saint Jean-Baptiste nous offre tous ces avantages. La question donc, la plus importante, pour tous nos compatriotes partout où 1ls forment un centre, c'est d’organiser des sociétés Saint Jean-Baptiste basées sur la mutualité du secours et d'y entrer en aussi grand nombre que possible. Quant à ceux des nôtres dont l’âge, les infirmités ou les maladies compromettraient l'existence de nos sociétés nationales s'ils en devenaient membres actifs avec droit à tous les bénéfices, ne serait-il pas mieux de ne les accepter que comme membres agrégés, vu que cela conviendrait à leur qualité de Canadiens-l'rançais ?

Il va de soi que pour la bonne entente, l'accord, l'harmonie, les membres agrégés seraient exclus de la gestion des affaires des sociétés.

Avec une telle organisation tous nos compatriotes pourraient s’enrôler sous nos bannières nationales. Comme nous serions alors unis et forts! Comme nous serions influents aux yeux des étrangers ! Comme nous nous ferions respecter ! Comme ça irait à merveille sous tous les rapports :

La socitté Saint Jean-Baptiste de Chicago a en caisse la jolie somme de 51,000; de plus, en valeur immobilière, elle peut posséder comme à peu près $7,000.

Noms des officiers pour l’année courante: Michel Cyr,

président, élu pour la septième fois; ]. B. E. L’Feureux, rer

ho

vice présidents | Christin, ième vice présidents Jos. Bon DOau, secrétaire trésorier M. Doré, secrétaire archivistes © LE Curier, médecins GG Francour, 1er commissaire ordonna tour: Cxvrlle Gendron, Dieme commissaire ordonnateur; Jos

Loud, gardien

Page 1