‹ La colonisation dans les comtés de Dorchester, Bellechasse, Montmagny, l'Islet, KamouraskaChapitre 37 sur 50 · TERRES DISPONIBLES ET ROUTES D£ COLONISATION · texte numérisé non relu

TERRES DISPONIBLES ET ROUTES D£ COLONISATION

Il se trouve dix cantons dans ce comté avec plus de 200,000 acres de terre à prendre.

Les terres se vendent trente cents l’acre, et c’est l'agent des terres de Montmagny, M. C. F. Leclerc, qui est préposé à leur vente.

Comme pour le cmté de Montmagnv, l'ouverture et le parachèvement du chemin Taché a été un puissant facteur pour la colonisation dans le comté de l’Islet. Il en est de même de la route Eloin.

La route Elgin, ouverte en 1856, va jusqu'aux frontières de la province et traverse six cantons. Ce chemin part du fleuve St-Laurent, à St-Jean Port-Joli, traverse les seigneuries, passe dans la ligne de division entre les cantons Fournier, Ashford. Garneau, Lafontaine, (Casgrain et Dionne, et fait intersection avec le chemin Taché, entre les cantons Garneau et Lafontaine.

Les premiers établissements, sur le parcours de cette route, ont une origine déjà ancienne. Même avant l’ouverture de la route, des cultivateurs des paroisses de St. Jean Port-Joli et de St-Aubert y avaient déjà pris des lots. Ce furent aussi des jeunes gens de ces deux paroisses qui jetèrent les bases des premiers établissements le long du chemin Taché, dans les cantons Grarneau et Lafontaine.

Ponr faciliter la colonisation dans cette région, les gouvernement affectent chaque année une subvention pour les chemins. Ces subventions ont été employées à améliorer les routes dans les cantons Arago et Beaubien qui conduit de St-Marcel à St-Cyrille, à améliorer le chemin Taché entre St-Marcel et Ste-Apolline dans les cantons Arago et Patton. Puis d’autres routes ont été pratiquées en ces dernières années dans Ste-Perpétue, entre les cantons Lafontaine et Garneau, dans les cantons Arago, Beaubien, Lessard, Bourdages, Dionne.

Re LES CANTONS.

CANTON LESSARD.-—(C'e canton est situé en arrière de la paroisse de St-Cyrille qui compte actuellement une population de près de 1,600 âmes, avec une propriété foncière d’une valeur de $208,000.

Les premières concessions de terres datent de 1841. C’est en cette année-là que l’'Honorable Richard T. Alleyn se fit concéder dans les deux premiers rangs, :,800 acres de terres. Il reste à peine une quarantaine de lots en disponibilité dans les rangs “ A” et “B’’et la terre y est médiocre.

CANTON BEAUBIEN.—II n’y avait encore en 1899 que deux à trois familles résideutes dans ce canton.

On peut trouver quelques bons lots dans les rangs 8, 4, 5 et 6. mais d’une manière générale, 1l y a assez peu de chose à retirer de ce canton au point de vue de la colonisation. Par contre, 1l est assez bien boisé en épinette.

CANTON ARAGO.—I[]I comprend 23,000 acres de terres disponibles avec sept rangs. Les six premiers rangs sont de bonne terre, mais le septième est peu recommandable, Presque tous les lots du ler rang ont été achetés par des colons, mais ne sont pas encore occupés, faute de débouchés. Le bois de commerce, l’épinette blanche et Le cèdre, ont été faits en partie.

On compte plusieurs petits lacs dans ce canton, mais peu profonds et peu poissonneux. Le principal cours d’eau est la rivière Ratsoul, et puis la rivière Hamon.

La mission de St-Marcel se trouve incorporée dans ce canton. [l y a maintenant un curé résident.

CANTON LEVERRIER.—Ce vaste canton contient à lui seul 41,000 arpents de terre et l’on y rencontre les essences de bois francs les plus variées.

M. C. F. Leclerc, agent des terres, qui a visité ce canton en décembre 1899, a relevé dans les 5ième, 6ième et 7ième

MS SRE

rangs quarante-cinq lots vendus, dont une bonne partie occupés. Plusieurs colons avaient même fait dans l'été de 1899 une excellente récolte de foin et d'avoine. Un colon, du nom de Michel Duval, récemment établi sur le lot 51 dans le rang 6, a récolté à lui seul l’an dernier, | 1,500 minots d'avoine et une trentaine de tonnes de foin. La plupart de ces lots ont été vendus en 1897 et en 1898.

L'agent des terres, M. Leclerc, croit que l’on verra surgir avant peu d'années une paroisse prospère dans ce canton. Le terrain dans cette partie de Leverrier, ajoutet-il, est supérieur à celui de St-Pamphile qui est pourtant devenu depuis quelques années une belle et grande paroisse.

CANTON LAFONTAINE.—Le terrain est assez plan sur les cinq premiers rangs, et l’on rencontre ça et là de belles érablières. Les meilleurs lots se trouvent, en toute probabilité, sur les 4ième et 5ième rangs.

Tous les lots sur la partie du chemin Taché qui borde ce canton sont établis. On compte déjà une vingtaine de familles dans le rang 2 et une douzaine de familles résidant sur des lots dans les 3ième et 4ièrne rangs.

Il y a dans ce canton, à neuf milles environ de Ste- Perpétue, un jolilac, le lac Ste-Anne, qui est fort fréquenté. On y prend de la truite.

CANTON CASGRAIN.—II est sillonné par plusieurs petites rivières sur lesquelles l’on peut aisément construire des moulins de toute espèce.

Quoique ce canton compte encore près de 20,000 acres de terres disponibles, la colonisation y a fait des progrès sérieux.

Le rang “À” traver:é par la route Elgin, qui se compose de 44 lots est entièrement colonisé Il en est de même du 6ème rang. Dans les 3ième, 5ième et 7ième rangs, plus de la moitié des terres sont vendues.

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CANTON DIONNE.—Tout le rang “A” est colonisé depuis près de quarante ans. Dans les autres rangs, les colons sont clair semés. 11 reste 28,000 arpents de terres à prendre dans ce canton.

Les terres sont généralement bonnes, principalement dans les $ième, ième et Gième rangs

On y trouve aussi d’assez bons bois tels que l’épinette, du merisier et du boulcau, quoique les incendies aient ruiné certaines parties du canton.

CANTON FOURNIER. — D'après les explorations faites jusqu'ici, l’on ne trouve que des étendues assez restreintes de terres dont 11 soit possible de tirer profit au point de vue agricole. C’est en outre un canton montagneux et rocheux, et qui compte plusieurs milles en savane, surtout en arrière du 61ème rang.

La partie la plus colonisable qui comprend ie rang “A” ainsi que les rangs un, deux et trois, est occupée par des colons depuis un assez grand nombre d'années

Les autres rangs — car ce canton en compte dix-neuf— sont dans l’ensemble, de qualité médiocre.

Les essences forestières sont assez variées, mais c’est l’ipinette et le sapin qui dominent.

CANTON ÀÂSHFORD.--La meilleure partie de Ashford est colonisée.

Ce canton sert en quelque sorte de prolongement à la paroisse Ste- Louise formée à même la seigneurie St-Roch, renfermant une population de mille habitants et reliée à Québec par le chemin de fer Intercolonial.

Ce canton compreud onze rangs avec 28,000 acres de terres disponibles. L'exploitation du bois s’est faite autrefois sur une grande échelle dans ce canton; il reste cependant une assez bonne qualité d’épineite et de cèdre.

CANTON GARNEAU.—Neuf rangs et 28,000 acres de terres disponibles.

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