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COMTE DE KAMOURASKA

ANCIENNES CONCESSIONS SEICNEURIALES

À l'instar des comtés de l’Islet et de Montmagny il y eut ici, sous le régime français, plusieurs concessions importantes de seigneuries et de fiefs.

L'une d'elles, la Seigneurie de Kamouraska échut en partage, en 1574, à Olivier Morel de la Durantaye. (Charles Aubert de la Chesnaye en devint le second concessionnaire, puis elle passa successivement aux mains de Louis Aubert de Forillon, de Henry Hiché, de Jean Baptiste de Charnay. En 1830, M. Paschal Taché en était le propriétaire.

Cette seigneurie était réputée l’une des plus belles de la rive sud du fleuve St-Laurent. Le sol en était remarquablement fertile, le climat des plus salubres, et avec tout cela, un panorama des plus grandioses et des plus réjouissants pour l'œil. En face de la seigneurie, un groupe d'îles très fréquentées par les amateurs de pêche et respectivement nommées Île Brülée, la Grosse [sle, devenue le sièse de la Quarantaine, l’île au Patin, l’île de la Providence, l'île aux Corneilles, etc.

Les pâturages de la seigneurie étaient aussi tenus pour excellents, et déjà en 1830, raconte M. Bouchette, ancien arpenteur-général du Canada, le beurre venant de Kamouska était fort prisé sur les marchés de Québec.

La seisneurie de la Rivière Uuelle ou La Bouteillerie eut pour premier concessionnaire en 1672, Jean François Deschamps, sieur de la Bouteillerie. Non fils Louis Deschamps de Botshébert en hérita en 1276, et en 1781, Michel Perreault acheta successivement les différentes parties de ce fief,

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Le fief Saint-Denis fut donné en 1679 à Nicolas Juchereau de Saint-Denis. Il passe ensuite, à l'honorable Antoine Juchereau Duchesnay, et en 1812 à François Blanchet. À partir de 1830, M. Amable Dionne en devient l’acquéreur.

SAINTE-ANNE LAPOCATIÈRE forma aussi un fief. C'est Talon qui en fit la concession, le 29 octobre 1672, à Demoiselle Marie-Anne Juchereau. veuve de Sieur de la Combe Pocatière.

ORCANISATION DES PAROISSES.-POPULATION-COLLECE CLASSIQUE-ECOLE D'ACRICULTURE.

En 1832, le comté de Kamouraska ne contenait encore que cinq paroisses organisées. IÎl en avait quinze en 1891, et en cette même année de 1900, nous en relevons dixsept.

Quant au chiffre de la population, on l’estimait au dernier recensement à 20,454 habitants :

Paroisses Population Kamouraské (village) EE RE RCD UT NLoht:Carmiel ENT PAS PRE CARRE EST RATES OS SnRSS Rivière Quelle re ee ; NO CSS DURAMTOXA NAT ES rm PUR AUR Eee DENT E LEXTAIRE Ste Anne de la Pocatière., 21,9 4008 St André et partie de Nue D cn Por nee LS USERS ON PR D LES 6 Le APR AO PA AT PAM DO Eee OR CM RERO OO TM SET RIGLhèrer 2e RTE ST Ne RE GTR Ste Hélène. Rs EMEA AENNENE nnee CPI CEA St Louis. # RO IN ES PR RP NE NA CO RS St Nha Fe A NUS Mrs nds Li d'PÉ SIRET 0 OURS Bt PacOrLre rs RARE NO CENT NN 12928 ShPascakde/Wocdbridre nie nement 2410 ENS St-Phiipber de NÉE MER NE CEE EN 140408)

Bon nombre de ces paroisses, et notamment Ste-Anne de la Pocatière, la Rivière Ouelle, St-Philippe de Néri,

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St-Paschal, St-André, St-Alexandre, ont l'avantage d’être reliés par le chemin de fer Intercolonial et sont respectivement dotées d'excellentes gares.

Quelques-uns de ces villages —ceux surtout qui bordent notre magnifique fleuve—ont une histoire déjà vieille. Il en est en effet dont la fondation remonte à plus d’un siècle et qui ont déjà été l’objet d'études assez approfondies. C’est déjà dire que nous n'avons pas l'intention d'y Tevenir; au reste, cela nous entrainerait au delà du but que nous poursuivons. Nous ne toucherons—et encore que très sommairement—qu'à six ou sept de ces villages, déjà bien connus.

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Le plus important est Ste-Anne La Pucatière, à soixantequinze milles de Québec. On a déjà vu que sa population atteignait près de 2,800 âmes. Il importe aussi d'ajouter que cette paroisse est le siège d’un magnifique collège classique. admirablement situé, et qui donne, chaque année, l'instruction à près de trois centsélèves. Ce collège fondé en 1827, par le révérend Charles François Painchaud, a fourni à uotre pays, toute une pléiade d'hommes qui ont fait honneur à notre société.

Nos gouvernements ont aussi doté ce village, d’une excellente école d'agriculture. Cette école reçoit, pour se sustenter, une allocation aunuelle de $5,000 et ses cours sont fréquentés par une moyeune de vingt-cinq à trente élèves.

L’élose de cette école n’est plus à faire Elle à rendu et rend encore d’inestimable services à la cause agricole, en combattant la routine et en mettant sous les yeux des cultivateurs des exemples de culture améliorée réellement payante.

Cette école possède une vaste ferme modèle dont la superficie en terres soumises à la culture améliorante, dépasse cinq cents arpents.

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De plus, pour accommoder le commerce de la localité qui est assez considérable, le gouvernement d'Ottawa a commencé en 1885 et achevé en 1887 un quaisur le fleuve de 585 pieds de long sur 20 pieds de large.

Ste-Anne possède en outre trois bonnes fromageries qui ont rapporté l’an dernier plus de $20,000.

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Voici maintenant le village de Xamouraska. Avec son. décor merveilleux, ses élégantes villas et son heureuse situation sur le fleuve, il est devenu, depuis de longues années déjà, le séjour recherché des citadins. Trois à quatre cents personnes fréquentent ses belles plages durant la saison estivale. Kamouraska fut même pendant longtemps l'unique place d'eau de renom de la province. On y accourait de toutes parts, mais depuis, la concurrence est venue et la clientèle, avide de nouveautés, s’est partagée. Ce déplacement ne peut affecter en rien sa bonne renommée, Kamouraska demeurant toujours l’une de nos stations balnéaires qui offreut le plus de charmes aux touristes.

La 1 aroisse de St Louis de Kamouraska a été démembrée il y a quelques années. On en a tiré une nouvelle paroisse qui a été érigée canoniquement en 1893 sous le vocable de Saiut-G'ermain; M. l'abbé Ferdinand Bégin en a été le premier curé titulaire. La population actuelle de St-Crermain est de 686 ânes.

Saint-Paschal est une paroisse qui date de 1827. En ces dernières anneëés, elle a été démembrée à son tour, et l'on a formé en 1893 la paroisse de Saint-Bruno, avec une population de 687 âmes.

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Saint-Pacôme est presqu'un village industriel. Les messieurs King y possèdent une grande scierie qui donne de l’emploi à plus de cent familles.

La fromagerie de St-Pacôme qui est installée sur un bon pied a produit en 1899 une recette nette de $12,000.

La paroisse de la Rivière Ouelle doit son nom à un ancien contrôleur-général des salines en Brouage : M. Ouel ou encore Houël.

Ce village, déjà ancien, situé sur la rivière du même nom, sur la rive sud du Saint-Laurent, se trouve à près de quatre-vingt milles en bas de Québec.

Il n’est peut-être pas sans intérêt de dire que sur ses plages viennent s’ébaudir à l'ouverture de la saison printanière de nombreux troupeaux de marsouins, auxquels les propriétaires riverains font une chasse souvent profitable. Pour ne parler que de la seule année de 1898, deux cent quarante-cinq de ces animaux furent tués. Leur dépouiile peut donner, pour chaque tête, $85.00 à $40.00, ce qui constitue, après tout, un profit qui n’est pas à dédaigner.

L'industrie laitière est aussi en honneur dans cette paroisse. Nous voyons, en effet par les statistiques de 1899, que la société de fabrication de beurre et de fromage de la Rivière Ouelle a donné au commerce 52,766 livres de beurre et 43,631 livres de fromage. Et cette société paraît vouloir augmenter encore ses opérations.

On remarque aussi à la Rivière Ouelle, ou plutôt à la Pointe aux Orignaux qui se trouve à quatre milles en bas du village, une superbe jetée que construisit le gouverne ment vers 1856. Cette jetée, avec le phare que l’on y à installé en 1875, a coûté dans les $250,000. Les bateaux d’une certaine dimension peuvent aborder assez aisément à ce quai, la profondeur de l’eau étant d'environ quatorze pieds à marée basse.

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