LES RIVIERES ET LES LACS
La rivière “ Rimouski” est la plus importante et se subdivise eu plusieurs sections.
Dans le voisinage de la branche Est de cette rivière, l’épinette est le bois dominant.
La branche Sud-Ouest constitue une rivière d’un fort volume d’eau dans laquelle le bois flotte facilement.
Le cèdre et l’épinette sont les principaux bois qui couvrent ses rives.
Au confluent dvi la riOère Noire, la branche Nord-Est prend le nom de rivière Caribou.
Le long de la rivière Rimouski jusqu’à l’embouchure de la rivière Caribou, le sol est de qualité médiocre, mais un peu meilleur sur les plateaux.
En approchant de la rivière Caribou, l’on rencontre d’excellents terrains sur le flanc des montagnes et dans les coulées.
Dans les environs du lac Rimouski, le sol, quoiqu’un!, est assez maigre
La rivière *' Mistigouèche ” traverse le canton Fleuriault,
Les environs de cette rivière, sur une distance de plusieurs milles, sont magnifiques sous tous les rapports. On y rencontre l’érable, le merisier, le cormier, l’épinette, le bouleau et le cèdre.
Les lacs Mistigouèche, ainsi que les lacs à Sifrois et à Côté sont en outre la source de nombreux cours d’eau et rivières qui arrosent et sillonnent la contrée en tous sens.
Dans la partie au-dessus des cantons Ouimet et Massé, entre les rivières Mistigouèche et Métis, sur une profondeur d’à peu près dix mil es, le sol est uni et d’excellente qualité.
La “ rivière à Silroi ” se jette dans la rivière Rimouski.
D’une largeur moyenne de cinquante mailles, elle est flottable dans toute sa longueur.
Ses rives sont boisées de merisier, bouleau, cèdre et épiuette grise et rouge ; mais l’épin -tte grise prédomine.
On a constaté qu’il y avait peu de terraiu propre à l’agriculture le long de cette rivière.
La rivière “ Touladi ” sillonne une bonne partie du canton Duquesne.
Il y a de bonnes terres sur les deux premiers milles. Sur le troisième et quatrième mille, le sol est acciden é et d’assez médiocre qualité.
Les bois que l’on rencontre sur le parcours de cette rivière sont le cèdre, le sapin blnnc l’érable et le merisier. Ces bois sont de bonne qualité.
La rivière “ Noire” a une largeur qui varie de trente à cinquante mailles
Elle prend sa source dans le lac du même nom qui est assez considérable et qui renferme une grande île
L’épinette et le cèdre sont les principaux bois que 1 on rencontre.
Sur les bords de la rivière “Métis”, se rencontr mt, de temps à autre sur une distance d’environ 70 milles, de grands et magnifiques plateaux de riche terrain, recouvert généralement de cèdres et d’aulnes
La rivière Métis est aussi réputée pour être une bonne rivière à saumon.
Le comté de Rimouski renferme aussi de magnifiques lacs très estimés par les amateurs de pêche. (ics principaux sont les lacs Rimouski, Taché. Yingt-Qua re-Arpents, des Truites, des Baie-du-Diable, à la Loutre, des Aigles, Macpès, le grand et le petit Neigette, le lac Tinette, les lacs Beau-Chicot, Noir, Rodier, Mistigouèche, etc.
LES ROUTES DE COLONlSA riON
Ou a pratiqué en 1897 et I8n8, des routes dans Notre- Dame du Sacré-Cœur, dans St- Mathieu. St-Marcidlin, dans les cantons Macpès, Neige’te, Massé.
En 1896, on a con-truit un pont à la dé -harge du Lac Noir dans le canton Neigette et pratiqué quelques routes dans ce dernier canton entre les ranç-s i et 2.
Il y a aussi une route qui traverse les rau^s 8 et 9 du canton Neigette jusc^u’au c inton Ouimet.
Mais tout cela est à peine snflB.siiit et il faudra bieu si l’ou veut que le colou pénètre dans ces régions comme ailleurs lui fournir des voies de communications.
Nous n’hésitons pas à dire que l’on s’est trop désintéressé dans le passé de cette région et que l’absence de chemins faisant communiquer les cantons les uns avec les autres a empêché nombre de ces cantons de s’ouvrir et de se développer
Qu’on le remarque bien en effet: tous ces cantons, sau peut-être un ou deux, renferment des terres qui peuvent rivaliser avec les plus belles et les plus fertiles de n’importe quelle autre région du pays. Elles ont -t n outre l’avantage de contenir les plus excellents bois que l’on puisse rencontrer.
Et avec tous ces avantages, ces cantons sont encore pratiquement fermés à a colonisation.
LES CANTONS
Canton Massé. — Oiivert à la colonisation depuis 1874, et traversé par la rivière Métis dans les trois premiers rangs.
Il n’y a encore que cinquante et un lots vendus dans les quatre premiers rangs.
Chaque rang compte 72 lots.
Ce canton renferme huit rangs, avec 49,000 acres de terres disponibles.
Le terrain y est uni et d’excellente quali é, il est en outre richement boisé en érable et en cèdre, et sillonné de belles rivières.
Ce canton peut être comparé, au point de vue des ressources qu’offre la colonisation, aux plus beaux cantons de la Matapédia qu’il avoisine.
Canton Macpes. — Un des plüs beaux cantons de la région.
Sol excellent et peu accidenté.
Les rangs quatre, cinq, six, neuf et dix sont surtout remarquables. Le terrain est très plan et le sol des plus fertiles.
Le bois dominant dans ces rangs est l’érable qui est exploité sur une grande échelle pai les colons. Il y a même certains propriétaires de sucrerie qui font plus de mille livres d>' sucre par an.
L’épinette est aussi eu abondance dans ce canton.
Les cours d’eau sont nombreux et offrent des sites de moulins très avantageux.
Du des bras de la grande rivière Neigette arrose et fertilise ce canton.
Autour des lacs et des rivières, l’on remarque de très riches cédrières.
Il y a 4Y,000 acres de terres à vendre dans ce canton.
C’est à partir de 1865 que le courant colonisateur a commencé à s’affirmer ici.
Le premier rang contenant 61 «lots est à peu près complètement établi.
Il y a 20 lots de vendus dans le rang A et 120 dans les 2ième, Sième et 5ième rangs.
Le lac Macpès se trouve sur le 2ième rang, le lac Beau sur le quatrième, les lacs G-rand et Petite Neigette sur le troisième ; le lac à la Lunette sur le lième, et le lac Caribou sur le lOième.
Canton Chenier. — Il y a d’assez fortes montagnes çà et là, mais même celles-ci peuvent être cultivées.
Le bois est remarquable dans ce canton. Le merisier et l’épinette noire y atteignent surtout de fortes proportions. On y rencontre aussi beaucoup de peupliers.
Ce canton ne compte encore que deux rangs arpentés
La raroisse de St-Pabien, qui accuse actuellement une population de 1,661 personnes, se trouve située en face de ce canton.
Pas de lots encore vendus. Sur les deux premiers rangs, l’on trouve le joli lac Touradi.
Canton Neigette. — Neuf rangs et 15,000 acres de terres ofh rtes au public.
Soi «'énéralement d’assez bonne qualité, quoique montagneux dans la vallée de la grande rivière Neigette.
La forêt est d’une grande richesse et contient à peu près toutes les essences ; érable, merisier, bouleau, épinette et cèdre.
La colonisation a bien marché dans ce canton.
Environ 60 lots ont été pris depuis ]8’72 sur le premier rang, et plus de 80 lots dans les 2ème, Sème et 4ème rangs.
Dans les rangs *7 et 8 traversés par le chemin Taché, tous les lots sont pris.
Le rang 9 ne fait que commencer à se coloniser.
La paroisse de Ste-Blandine a été formée à même ce canton.
Canton Biencoürt. — Ce canton est arrosé par les rivières Saint-Jean, des Aigles, Touladi et renferme cinq à six lacs.
Les terres sont généralement bonnes, quoique ordinairement vallonneuses.
Le bois de construction, surtout l’épiuette, est très commun et très beau.
Les terres de ce canton ne sont offertes en vente que depuis 1889.
Il n’y a pas encore de colons.
Canton Duquesne. — C’est dans le septième rang, aux environs du chemin Taché, que se trouvent les meilleures terres.
Le terrain avoisinant le lac Macpès et la rivière Eimouski est peu propre à la culture.
Dans les rangs 9 et 10, il y a de superbes érablières en pleine exploitation.
Ce canton comprend onze rangs avec plus de 50,000 acres de terres. Il a été arpenté vers 1859.
La paroisse St-Yalérien se compose des rangs A et B.
Il y a aussi une trentaine de colons dans les rangs 1 et 5.
La rivière Eimouski sillonne les deuxième, troisième, quatrième, cinquième, neuvième et dixième rangs.
Canton Ouimet. — Sol d’uue excelleute qualité et couyert de diverses espèces de bois d’uue très belle venue et de bonne qualité.
Il n’y a encore que quatre rangs qui aient été arpentés, avec 18,000 acres de terres en disponibilité.
Il n’y a qu’une dizaine de lots v^endus dans ce canton.
Canton Fleuriault. — Six rangs et 8,000 acres de terres disponibles.
Le sol est excellent et bien boisé, surtout eu érable.
Le chemin Taché traverse ce canton.
Ce canton, ouvert en 1859, compte un grand noinbra d’établissements.
75 lots ont été pris dans les trois premiers rangs, 103 dans le quatrième rang et 120 dans les cinquième et sixième rangs.
La paroisse de St-Grabriel est formée à même ces deux derniers rangs, que traverse aussi la rivière “ Métis.”
Canton Bedard. — Dix rangs et 36,000 acres de terres disponibles.
Ce canton est montagneux, surtout dans la partie nordest.
Les 7e, 8e, 9e et 10e rangs présentent d’assez beaux terrains, quoique le sol soit quelque peu accidenté.
Les différentes espèces de bois que l’on rencontre ici sont l’épinette, le bouleau, l’érable, le frêne, le sapin, sur les hauteurs, et dans les parties basses de superbes cèdres et de beaux frênes.
Dans le voisinage des lacs, les explorat^eurs ont observé une très belle épiuette rouge et noire.
Il y avait du pin autrefois, mais celui-ci a été entièrement exploité.
Il n’y a pas encore eu de vente de lots dans ce canton.
Canton Flynn. — Terrain exceptionnellement riche et qui laisse prévoir que ce canton ne saurait tarder à devenir
un magnifique centre agricole.
Il est arrosé par la rivière Caribou, la riviè, e Noire et la rivière aux Castors, et parsemé en outre d’un g'rand nombre de lacs, dont le plus important est le lac Taché. Ce lac est très profond et très poissonneux.
Les bois mous dominent dans ce canton, mais il y a aussi beaucoup d’érablières.
On n’a arpenté jusqu’ici que trois rangs dans le canton Flynn, et il y a 14,000 acres de terres en vente.
Quoique ce canton soit ouvert à la colonisation depuis 1881, il n’y a pas encore de lots de vendus.