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LES CHEMINS DE COLONISATION

Dans les deux dernières années, 1896 et 1897, la législature a voté près de |8,000 pour ce comté, et tout cet argent a servi aux routes et aux ponts

Ces diverses subventions ont servi notamment à construire des ponts sur la rivière Mariacaiche entre les paroisses de St-Cléa;ent et de St-Paul delà Croix, sur la route traver-

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saut le canton Denonville, sur la rivière Toupiquée, dans le rang B du canton Hocquart, sur la rivière des Trois- Pistoles, dans le chemin Taché, entre les cantons Raudot et Hocquart, sur la décharge du lac Long

On a en même temps tracé et complété des routes de colonisation dans les cantons Hocquart, Tiger, Demers, Armand, une route partant de l’église de Notre-Dame du lac traversant la seigneurie Thomas et se continuant dans la canton Cabano entre les rangs 11 et 12, une autre route traversant le canton Packiugton depuis Ste-Pose du Dégélé iusqu’au lac Long, et puis une route menant à la superbe vallée des lacs Squattecks.

Outre ces routes, il est un grand chemin de colonisation dont la confection remonte déjà à une date assez lointaine et qui a rendu d’immenses services au comté: nous voulons parler du chemin de Témiscouata.

Partant de la Eivière du Loup, ce chemin traverse les beaux cantons de "VVhitAvorth et Armand ainsi que la seigneurie de Témisccuafa cù aboutit la lieue 'piovinciale

C’est sur le parcours de ce chemin longtemps subventionné par le gouvernement que se sont fondés les premiers établissements.

ANCIENNES CONCESSIONS SEIGNEURIALES ETPRINCI FAUX CENTRES DE POPULATION

Ce comté, comme bien d’autres, comprend dans ses limites plusieurs seigneuries de date déjà ancienne et dont toutes les terres sont en partie cultivées et exploitées.

La seigneurie de l’ile Verte dans laquelle sont' enclavées les importantes paroisses de l’Ile Verte et de St-Eloi, fut concédée eu 1684, par MM. Lefebvre de la Barre et Demeulles aux sieurs de la Cardonuière et d’Artigny.

L’Ile Verte est aujourd’hui une grande et florissante paroisse de 2,450 personnes.

La llivière du Loup et Fraserville sont repartis eu plusieurs seigneuries et fiefs qui ont été concédés à différentes époques.

Ainsi la seigneurie de ^erbois fut concédée par la compagnie des Indes Occidentales, au sieur François Dionis bourgeois de la ville de Paris, en novembre 1*763.

La même compagnie céda en lti73 la seigneurie de la Rivière du Loup à Aubert de laChesnaye.

La seigneurie Le Parc fut concédée en 1673, au sieur Dauber du Parc, et plus tard, eu 1689, le marquis de Denonville concéda une partie de la seigueuri»^, maintenant dite de Yilleray, au sieur de Yilleray, pour le sieur d’Ai’tigny,. fils, et au sieur de la Chesnaye.

Ces tiefs sont devenus la propriété de MM. Fraser.

La Rivière du Loup, dont la population dépasse actuellement 5,000 habitants, est un magnifique centre industriel, et en même temps un marché d’approvisionnement et d’écoulement pour toute la région avoisinante.

Cette pe ite ville, comme la plupart des grandes paroisses de Témiscouata, est traversée par l’Intercolonial. Elle est aussi le point de départ du chemin de fer de Témiscouata qui longe le beau lac de ce nom, et contourne une partie de la vallée de la Madawaska.

C’est aussi dans cette ville qu’est installée l’agence des terres, dont M. M. Lebel est actuellement le titulaire.

La Pointe de la Rivière du Loup est trop connue pour que nous ayons besoin d’appuyer davantage. C’est l’une des places d’eau les plus fashionables de notre district. Il y a là de superbes et grands hôtels qui s’emplissent pendant la belle saison. L-^ s somptueux bateaux de la compagnie de navigation du Richelieu abordent au Cj[uai de la Pointe.

On peut eu dire autant de Cacouna qui est surtout fréquentée par la société anglaise et américaine. Cacouna est également pourvue de grands hôtels et est remarquable à plus d’un titre par ses belles plages.

La population de Cacouna est de 1,400 âmes.

La seigneurie des Trois Pistoles, où nous trouvons la grande paroisse du même nom, fut octroyée en 1687 à Denis de Yitré. Elle était subdivisée, il y a quelques années entre une cinquantaine de co-prop: iétaires. Elle est main-

tenant la propriété de madame yeuve Riou, des Trois^ Pistoles.

M. Charles A. G-auvreau, notaire et député, qui a esquissé une monographie des Trois-Pistoles, raconte qu'eu 1723, il n’y avait pas d’autres habitants aux Trois-Pistoles cj^ue Nicolas Rioux et ses deux frères Vincent et Paul.

Les descendants de Nicolas s’établirent à la Pointe, tandis que les descendants de Vincent vinrent s’établir sur les terres dans le voisinage de St-Simon.

Le premier défricheur des Trois-Pistoles fut Jean Rioux en 16 )7. Il venait de Ste-Famille, Ile d’Orléans. Il était marié à Catherine Leblond, originaire de Honfieur, en Normandie et qui vint en 1666 sur l’Ile d’Orléans.

Nic(das Rioux succéda à son père comme seigneur des Trois-Pistoles. 11 se maria à Louise Asselin, de Ste-Famille, Ile d’Orléans, et mourut à Trois-Pistoles, en 1756.

Nicolas Rioux eut une nombreuse famille, de même que son frère Vincent, qui partit aussi de l’île d’Orléans pour venir se fixer à Trois-Pistoles.

Les familles Damour et Leblond comptent aussi parmi les premiers colons des Trois-Pistoles.

Les Damour étaient originaires de Paris et paraissent être venus au Canada vers 1665.

La patrie des Leblond était le village de Honlieur, en Normandie.

En 1751 et 1755, les régistres mentionnent les noms de deux nouveaux colons : Antoine Lepage et Jean G-erbert.

Les Lepage venaient de l’île d’Orléans.

La paroisse Notre-Dame des Neiges des Trois-Pistoles fut érigée civilement le 12 décembre 18’28. Jusqu’à cette date, elle fut desservie par deux missionnaires, les Pères Ambroise Rouillard et Labrosse.

En 1825, Trois-Pistoles comptait déjà une population de 1633 âmes. A l’heure actuelle, cette population est de 2,401 âmes, et la valeur de la propriété foncière dé])asse $400,000.

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