CARLETON
Un délicieux village, campé sur les bords de la baie des Chaleurs, et que l’on atteint en prenant le steamer à Dalhousie N. B.
C’est une place d’eau, très recherchée par les familles américains.
La vie y est à bon marché et la pêche abondante.
Dans son esquisse sur la (xaspésie M. J. O. Langelier n’hésite pas à dire que comme station balnéaire, Carleton est sans rivale et laisse bien loin dans l’ombre la Malbaie, Cacouna et toutes les autres places d’eau qui attirent chaque été des milliers de touristes jusque des^ parties les plus reculées des Etats-Unis.
Si cette localité était plus connue, ajoute-t-il, elle'deviendrait en peu de temps la place d’eau la plus recherchée, le “ Old Orchard Beach ” de la province de Québec.
Le village se termine par une longue pointe de sable qui s’avance dans la mer et que l’on appelle le banc et le barachois de Carleton.
Les lots du banc de Carleton sont à peu près tous concédés et détenus en grande partie par MM. L. A. Robitaille et J. R. Michaud.
Quant au barachois, un syndicat de Québécois, organisé par M. Vannier, y a entrepris depuis quelques années la culture des huîtres.
La population de Carleton se compose de canadiens et d’acadiens. Elle était de 1,00^ habitants en 189T et la valeur de la propriété foncière était estimée, dans la même année à |325,000.
A 6 milles en arrière de Carleton, a surgi ^une nouvelle colonie, Saint Louis qui compte près de 25 familles. Une chapelle et une école y ont été construites.
CARLETON. — (Sur les bords de la Baie des Chaleurs).