PORT DANIEL
Une des places d’avenir du comté de Bonaventure, lorsque le chemin de fer de la Baie des Chaleurs l’aura atteint.
Le nom canonique de la paroisse est St-Gteorge de Port Daniel.
Port Daujel possède un port naturel, bien abrité et profond. Il suffirait, dit-on, d’allonger le quai actuel de cinq
à six cents pieds ou d'en construire nn autre à la pointe sudouest, pour en faire le meilleur port de toute la côte après Gaspé.
La baie de Port Daniel, comme celle de Paspébiac, est libre de glaces jusqu’en janvier, ce qui donnerait trois mois de navigation de plus qu’à Québec.
En face de Port Daniel, à la pointe sud-ouest, il y a un magnifique site, sur une falaise, au milieu d’un bocage charmant, pour l’établissement d’un hôtel et d’une station balnéaire,
La population j est mixte, un tiers anglais et les deux autres tiers irauçais.
Port Daniel Est, compte ISSY habitants et Port Daniel Ouest environ 680.
Comme à Paspébiac, les Canadiens-français de Port Daniel se livrent trop complètement n la pêche de la morue. Les anglais font mieux. Ils possèd -nt de bonnes terres, les cultivent, et se sont créés une aisance des plus enviables.
Il y a, à Poit Daniel, une éi^lise catholique, une église anglicane, dix écoles catholiques et trois écoles protestantes.
Port Daniel constituait, autrefois, sous la domination française, une seigneurie assez importante. Elle fut concédée, d’après nos archives, en 1696, à Réné Deneau, et en 1736, elle devenait la propriété de Jean Claude Louet. Soixante ans plus tard, en 1793, ce fief passait entre les mains de Jérémie McCarthy et de quelques autres porsonnes. Depuis, cette seigneurie a été rétrocédée à la Couronne.