LES PRINCIPALES RIVIERES
Le comté de G-aspé est aussi richement pourvu de rivières à saumon que le comté de Bonaventure. Bon nombre de ces rivières peuvent aussi être utilisées avec profit pour la descente du bois.
Yoici les principales de ces rivières ;
Rivière Cap Chat. — La longueur de cette rivière, à son embouchure, est de cent cinquante pieds, mais elle se rétrécit sensiblement à l’intérieur.
L’embouchure de la rivière fournit un abri peu sûr pour des vaisseaux.
Sur les collines qui bordent la rivière du Chat et dans les terrains bas, les arbres consistent principalement en épinette, sapins, cèdres et bouleaux.
Cette rivière offre très peu de rapides et de cascades.
Rivière Sainte- Anne. — Se réunit au Saint-Laurent à onze milles plus bas que le Cap Chat.
On estime que l’aire desséchée par cette rivière est plus de 300 milles carrés.
La rivière Sainte-Anne passe, sur les quatre premiers milles de son cours en remontant, dans une profonde vallée formée dans les monts Notre-Dame.
C’est une bonne rivière à saumon qui est actuellement ajffermé à M. Hogan, de Montréal.
Rivière Mont-Louis. — Rivière très rapide, encaissée dans des bancs d'une grande hauteur. Il y a encore beaucoup de bois le long de cette rivière.
Rivière Anse Pleureuse. — Rivière remarquable par ses chutes, dont l’une, sur la branche ouest, a plus de cent pieds de hauteur. On trouve encore beaucoup d’épinette sur le parcours de cette rivière.
Rivière Claude. — Son cours est rapide. Les terrains sont bons jusqu’à la fourche. La forêt se compose d’érable, de merisier, de bouleau, d’épinette et de sapin.
Rivière Madeleine. — Elle se décharge dans la rive sud du St-Laurent et son embouchure est de soixante-dix milles plus bas que le Cap-Chat.
La navigation de cette rivière est interrompue par plusieurs chutes. L’une de ces chutes a près de 70 pieds de hauteur.
Les bois, le long de la Madeleine, se composent d’épinette blanche, de cèdre, sapin, bouleau blanc et peuplier.
Les rivières de la Madeleine, du Mont-Louis et de Sainte- Anne sont les seules qui offrent des havres, le long de la côte; celui de la Madeleine est le plus sûr.
Rivière Saint-Jean. — On l’appelle aussi rivière de Douglastovvn. Elle se jette dans la baie de Gfaspé. Quatre affluents considérables se joignent à cette rivière.
Toute la partie supérieure de la rivière coule par une contrée montagneuse. Dans la partie inférieure, le pays est plat et renferme plusieurs essences de bois telles que le pin blanc, l’épinette, le melèze, le cèdre, le bouleau, l’orme, le frêne et l’érable.
li y a 23 îles et îlots dans cette rivière. La plus étendue mesure 66 acres et la plus petite moins d’un arpent.
Rivière Darmouth. — Cette rivière se jette dans la baie de Gaspé, après avoir décrit son cours d’une cinquantaine de milles. Elle coule à travers les cantons Beaujeu, Blancbet, Sydenham-Sud et Gaspé Baie Sud.
On compte vingt-trois îles ou îlots dans cette rivière. La plus grande mesure 23 acres et la plus petite un arpent. Trois de ces îlots sont vendus.
La rivière Darmouth, qui est renommée par son saumon, est affermée à un newyorkais, M. Stephens White.
Rivière York. — Belle rivière à saumon qui se jette dans la baie de Gaspé.
Le cours de cette rivière est d’une centaine de milles et elle est navigable pour les gros navires jusqu'à un mille de son embouchure et pour les canots jusqu’à sa source.
La rivière York renferme une trentaine d’îles mesurant 8 à 30 arpents de superficie.
Rivière Malbuie. — Débouche dans la baie du même nom, à peu de distance de Percé. Elle est navigable pour les canots sur un parcours de trente milles.
C’est une bonne rivière à saumon.
Grande Rivière. — Excellente rivière à saumon qui débouche dans la mer à seize milles de Percé. Elle traverse la seigneurie de la Grande Rivière et le canton Rameau où il n’y a pas encore de terrains concédés.
M. Cabot, de Boston, est le détenteur de cette rivière.
Petite Rivière Pabos. — Une des plus belles rivières de Gaspé. Elle est alimentée par une infinité de ruisseaux, qui pour la plupart sont assez considérables pour ouvrir un accès facile à la descente du bois et faire tourner les plus gros moulins.
Le bois de commerce fait généralement défaut, mais l’on rencontre sur les montagnes une assez grande quantité de pins et d’épinettes de dimension moyenne.