LA PARTIE NORD DU COMT
Ce comté, bordé d'un côté par le fleuve Saint-Laurent et se terminant de l'autre par la frontière de la province du" Nouveau-Bruusv^'ick, renferme dans ses limites l'une des plus grandes régions de colonisation du pays, la belle et fertile vallée de la Matapédia.
Il comprend en outre dans la partie nord, du côté du fleuve, la seigneurie de Matane, la seigneurie de Métis, et sept cantons qui, pour n'avoir pas, au point de vue agricole la même valeur que les cantons de la Matapédia proprement dite, n'en sont pas moins dignes d'attention.
Ce sont ces derniers cantons qui vont d'abord nous occuper.
Nous avons dit qu'il y en avait sept : ce sont les cantons McNider, Matane, Tessier, St-Denis, Cherbourg, Dalibaire et Eomieu, *»
L'étendue des terres disponibles dans ces cantons est de 290,000 arpeuts, et les terres s'y vendent de vingt à trente cents l'acre.
Le sièore de l'agence se trouve à Matane et M. Alexandre Fraser en est le titulaire,
LES SEIGNEURIES DESMATANE ET DE METIS
On ne saurait nier que la colonisation dans cette partie du pays n'a pas été très rapide. D'autre part, il est indéniable qu'elle s'est affirmée avec assez de vigueur dans la seigneurie de Matane, la seigneurie de Métis et dans les cantons qui avoisinent cette seigneurie.
La seigneurie de Matane qui comprend dans ses limites la belle et grande paroisse de St-Jérôma, et qui a une étendue de deux lieues et demi carrées fut concédée en 1677 à sieur Mathieu d'Amours. Cette seigneurie est bornée au nord-est et en arrière par le canton de St-T) nis, et en front par le fleuve Saint-Laurent.
En 1781, Donald Mackeunon acquit ce .fief des desceu- / dauts de Mathieu d'Amours, et en 17î>3, ce fief ayant été I mis aux enchères a Québec, fut adjugé à Simon. Fraser. , , La seijgneurie de Métis dans la uelle se trouve incor-
Dorée la paroisse St-C)c*^ave de Métis et qui est devenue la ' /^^-^^ropriété de M. "W. Fergusson, de Métis, était subdivisée
primitivement en plusieurs fiefs. i^G^-^l f
Le fief "Métjs__et Iles Saint-Barnabe " eut pour premier /^'-^^ concessionnaire en 1675 Jean-Baptiste de Peiras qui le céda «n 1723 à dame Elizabeth de l^eiras, veuve de Nicolas Pinguet de Targis. Ed 1802, Mnthew McNider acquit ce fief d'Antoine Jobin dit Boisvert et de Madeleine Pinguet de Targis, sa femme.
En 1807 ce fief ayant été vendu par le shérif de Québec, John McNider l'acheta, et en 1821 il passa aux mains de James Shepherd.
Le fief du lac Métis et des terres environnantes fut concédé tout d'abord en 1693, à Augustin Rouer, sieur de la Oardonuière. Il passa en 1725 à Nicolas Lanouiller qui l'avait acquis de i-ouise LeGardeur, veuve de Augustin Eouer.
En 1831, Jean-Baptiste René Hertel de Rouville possédait les deux tiers de ce fief, et sa sœur Marie Aune Julie Hertel de Rouville, veuve de l'honorable Charles Michel Trumberry de Salaberry, l'autre tiers. Ce fief leur venait de leur grand père, René Oride Hertel de Rouville, qui avait épousé en 1741, Louise Catherine André, fille de Pierre André, sieur de Leiijrne.
Le fief de la rivière Métis qui appartient aujourd'hui à Lord Mount Stephens fut concédé tn I6?<9 à François Pachot. Ce dernier le légua à sa veuve Charlotte Fran-
çoise Juchorean qui éponsa en seconde noces le sieur de la Forest, puis en 1703, René Lepage de Sainte-Claire l'acquit de cette dernière. En 1724, ce fief devient la propriété de Pierre Lepage de Saint-Barnabe, et de ses frères et sœurs.