NEW-CARLISLE
C'est par excellence le village aristocratique et en même temps le chef-lieu du comté de Bonaventure.
A part le palais de justice, il y a de vastes magasins, des moulins, et même de somptueuses résidences.
New-Carlisle, agréablement situé sur les bords de la baie des Chaleurs, et doté d'admiralîles plages, ne saurait tarder
à devenir une place d'eau^'très enviée. La grève y est on ne peut plus belle et bien adaptée pour les bains de mer.
Quelques familles^ang'laises et américaines s'y dirigent déjà durant la belle saison, mais ce courant devra s'accentuer davantage^'maintenant que New-Carlisle, qui avait déjà des communications'par eau, est devenu le terminus du chemin de fer de la baie des Chaleurs,
New-Carlisle se^compose de quatre rangs, mais les terres, sauf de rares exceptions, sont presque toutes vendues.
La population de New-Carlisle est d'environ mille âmes, pour la plupart d'origine anglaise ou irlandaise.
L'élément canadien-français n'y est représenté que par une soixantaine de familles.
La population catholique y possède une église et un curé résident.
Les protestants y ont plusieurs chapelles, et même un temple maçonnique. ""
PASPEBIAC
Notre-Dame de Paspébiac, à quatre milles de New-Carlisle et situé sur les bords de la baie des Chaleurs, est un magnifique port de mer.
Il ef-t libre de glaces une partie de l'hiver.
On y construit en ce moment un grand quai et le temps pourrait bien ne pas être éloigné où ce village devint le terminus de la ligne transatlantique.
Les terres sont excellentes dans les trois rangs de Paspébiac, mais trop peu de familles se livrent à la culture.
Le village de Paspébiac qui comprend une population de 2,000 âmes, dont 270 familles d'origine canadiennefrançaise, est enclavé dans le canton Cox.
C'est dans ce village et sur le banc de Paspébiac que les maisons des Robin et des Le Bouthillier ont leurs principaux comptoirs. Il y a là de A^astes entrepôts où l'on fait sécher la morue, et où ou l'emmagasine en attendant qu'elle puisse être expédiée dans l'Amérique du Sud.
Ces maisons possèdent aussi de grands magasins où l'on vend au détail à la population toutes les choses nécessaires à la vie.
A vrai dire, ce sont ces maisons, puissamment organisées et qui comptent plus d'un siècle d'existence, qui sustentent une bonne partie des habitants de Paspébiac. Elles achètent tout le poisson que les familles de Paspébiac peuvent recueillir, mais comme la pêche n'est pas toujours heureuse, les recettes sont assez souvent maigres.
Paspébiac constituait, sous la domination française une seigneurie. Le gouverneur Rigaud l'avait concédée en 1*707, à Pierre Heymar, de la pointe de Pasrébiac. Cette seigneurie est retombée depuis dans le domaine de la Consonne.
ST CODFROI
A sept milles de l'aspébiac. Les (erres y sont bonnes.