AS CES
Fondée en 1888, son premier curé, M. l'abbé M. P. Brillant, dessert encore cette paroisse.
Saint-Pierre du Lac possède l'organisation canonique et civile des paroisses. C'est aussi le chef-lieu de la cour des Magistrats. (1)
Il y a aussi les villages de Humqui et de Causapseal dont nous aurons l’occasion de parler au long en abordant l'étude des cantons de cette région.
ETABLISSEMENTS PROSPERES
C’est l'opinion de la plupart des explorateurs qui ont étudié à fond cette partie de notre pays, que le vallée de la Matapédia offre des avantages exceptionnels d’établissement et peut sustenter aisément une population de trois cent mille âmes.
800,000 âmes ! Comme le comté de Matane ne renferme actuellement qu'une population d'environ 17,000 à 18,000 habitants, on peut juger, par cette estimation des explorateurs, de l’avenir de cette région, i' une des plus favorisées de la province de Québec.
Ce qui prouve au reste que nous sommes ici dans une belle et fertile région agricole, c'est que la plupart des colons qui y ont fondé des établissements ont acquis en peu d'années une aisance des plus enviables.
On a déjà cité le cas d'un M. Pinard qui arrivé à Causapscal, il y a huit ou neuf ans, avec toute sa famille, et s'étant mis énergiquement au travail avec ses enfants, est devenu en peu de temps le possesseur d’une ferme dont la valeur est estimée aujourd'hui à $1,800.
En 1895, un M. Morisset, descendu à Causapscal depuis cinq ans, refusait $1,200 pour sa terre qu'il avait défriché lui même seul.
(1) Statistique pour 1898 :
M0 0. RNA sosossossevsse 60 Mariages.......,,,... Nr er enEneT CR Sépultures,..,..... “nes vorvessoovrese. 00
Un vieillard d'une soixantaine d'années, M. Paul Valois, des cantons de l'Est, étant venu visiter en 1894 la vallée de la Matapédia, fut frappé de la fertilité de son sol, et prit de suite un lot à Causapscal qu'il se mit à défricher et à cultiver. Au bout de deux ans, on offrait $1,500 à M. Valois pour sa terre. Celle-ci est cotée aujourd'hui à $5,000.
Deux jeunes frères, du nom de Plante, établis depuis quatre ou cinq ans, ont refusé $1,500 pour leur terre, au bout &e deux années de travail. Leurs dépenses de défrichement ne s'étaient pas montées au-delà de $300. C'est donc dire que $300 ont produit $1,500.
Ces faits et bien d'autres que nous pourrions relater, font comprendre que vu la facilité du défrichement, les colons, même les moins pourvus au point de vue financier, peuvent arriver assez vite à l’aisance. Il est indéniable en effet que si des colons ont refusé des sommes si considérables pour quelques arpents défrichés, c'est qu’ils comprenaient que
leur terre était réellement bonne et qu’elle pouvait leur rapporter plus.