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sant le canton Denonville, sur la rivière Toupiquée, dans le rang”B du canton Hocquart, sur la rivière des Trois- Pistoles, dans le chemin Tacké, entre les cantons Raudot et Hocquart, sur la décharge du lac Long
On a en même temps tracé et complété des routes de colonisation dans les cantons Hocquart, Viger, Demers, Armand, une route partant de l’église de Notre-Dame du lac traversant la seiwneurie Thomas et se continuant dans la canton Cabano entre les rangs 11 et 12, une autre route traversant le canton Packington depuis Ste-Rose du Dégélé jusqu'au lac Long, et puis une route menant à la superbe vallée des lacs Squattecks. ,
Outre ces routes, il est un grand chemin de colonisation dont la confection remonte déjà à une date assez lointaine et qui a rendu d'immenses services au comté: nous voulons parler du chemin de Témiscouata.
Partant de la Rivière du Loup, ce chemin traverse les beaux cantons de Whitworth et Armand ainsi que la seigneurie de Témiscotata cù aboutit la ligne provinciale
C'est sur le parcours de ce chemin longtemps subventionné par le gouvernement que se sont fondés les premiers établissements.
ANCIENNES CONCESSIONS SEICNEURIALES ET PRINCI- PAUX CENTRES DE POPULATION
Ce comté, comme bien d’autres, comprend dans ses limites plusieurs seigneuries de date déjà ancienne et dont toutes les terres sont en partie cultivées et exploitées.
La seigneurie de l'Ile Verte dans laquelle sont enclavées les importantes paroisses de l'Ile Verte et de St-Eloi, fut concédée en 1684, par MM. Lefebvre de la Barre et Demeulles aux sieurs de la Cardonnière et d’Artigny.
L'Ile Verte est aujourd'hui une grande et florissante paroisse de 2,450 personnes.
La Rivière du Loup et Frasvrville sont repartis en plusieurs seigneuries et fiefs qui ont été concédés à différentes époques.
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Ainsi la seigneurie de Verbois fut concédée par la compagnie des Indes Occidentales, au sieur François Dions bourgeois de la ville de Paris, en novembre 1763.
La même compagnie céda en 1673 la seigneurie de la Rivière du Loup à Aubert de la Chesnaye.
La seigneurie Le Parc fut concédée en 1678, au sieur Dauber du l'arc, et plus tard, en 169, le marquis de Denonville concéda une partie d: la seigneurie, maintenant dite de Villeray, au sieur de Villeray, pour le sieur d'Artigny, fils, et au sieur de la Chesnaye.
Ces fiefs sont devenus la propriété de MM. Fraser.
La Rivière du Loup, dont la population dépasse actuelle. ment 5,000 habitants, est un magnifique centre industriel, et en même temps un marché d’'approvisionnement et d'écoulement pour toute la région avoisinante.
Cette pe ite ville, comme la plupart des grandes paroisses de Témiscouata, est traversée par l'Intercolonial Elle est aussi le point de départ du chemin de fer de Témiscouata qui longe le bean lac de ce nom, et contourne une partie de la vallée de la Madawaska.
C'est aussi dans cette ville qu'est installée l'agence des terres, dont M. N. Lebel est actuellement le titulaire.
La Pointe de la Rivière du Loup est trop connue pour que nous ayons besoin d'appuyer davantage. C’est l’une des places d'eau les plus fashionables de notre district. Il y a là de superbes et grands hôtels qui s’emplissent pendant la belle saison. L:s somptueux bateaux de la compagnie de navigation du Richelieu abordent au quai de la Pointe.
On peut en dire autant de Cacouna qui est surtout fréquentée par la société anglaise et américaine. Cacouna est également pourvue de grands hôtels et est remarquable à plus d’un titre par ses belles plages.
La population de Cacouna est de 1,400 âmes.
Lu seigneurie des Trois Pistoles, où nous trouvonsjla grande paroisse du même om, fut octroyée en 1687 à Denis de Vitré. Elle était subdivisée, il y a quelques années entre une cinquantaine de co-prop'iétaires, Elle est main-
tenant la propriété de madame veuve Riou, des Trois- Pistoles,.
M. Charles À. Grauvreau, notaire et député, qui a esquissé une monographie des Trois-Pistoles, raconte qu'en 1723, il n'y avait pas d'autres habitants aux Trois-Pistoleg que Nicolas Rioux et ses deux freres Vincent et Paul.
Les descendants de Nicolas s'établirent à la Pointe, tandis que les descendants de Vincent vinrent s'établir sur les terres dans le voisinage de St-Simon.
Le premier défricheur des Trois-Pistoles fut Jean Rioux en 1697. Il venait de Nte-Famille, Ile d'Orléans.Il était marié à Catherine Leblond, originaire de Ilonfleur, en Normandie et qui vint en 1666 sur l'Ile d'Orléans.
Nicolas Rioux succèda à son père comme seigneur des Trois-Pistoles. 11 se maria à Louise Asselin, de Ste-Famille, Ile d'Orléans, et mourut à Trois-Pistoles, en 1756.
Nicolas Rioux eut une nombreuse famille, de même que son frère Vincent, qui partit aussi de l'ile d'Orléans pour venir se fixer à Trois-Pistoles,.
Les familles Damour et Leblond comptent aussi parmi les premiers colons des Trois-l’istoles.
Les Damour étaient originaires de Paris et paraissent être venus au Canada vers 1665.
La patrie des Leblond était le village de Honfleur, en Normandie.
En 1754 et 1755, les régistres mentionnent les noms de deux nouveaux colons: Antoine Lepage et Jean Gerbert.
Les Lepage venaient de l'ile d'Orléans.
La paroisse Notre-Dame des Neiges des Trois-Pistoles fut érigée civilement le 12 décembre 1828. Jusqu'à cette date, elle fut desservie par deux missionnaires, les Pères Ambroise Rouillard et Labrosse.
En 1825, Trois-Pistoles comptait déjà une population de 1633 âmes. À l'heure actuelle, cette population est de 2,491 âmes, et la valeur de la propriété foncière dépasse $400,000.
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