W-CARLISLE
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Le cèdre y abonde. Ce canton est ouvert à la colonisation depuisl1890 et il y a à peine seize lots de vendus.
CANTON NEW RicHMoND.— Ce canton renferme une population de 2,178 habitants, la plupart d'origine anglaise,
La propriété foncière y était estimée en 1897 à près de $250,000.
Sauf de rares exceptions, le sol de ce canton est excellent. Il est formé de terre jaune sur un fond argileux.
I ya une quantité considérable de cèdre le long des ruisseaux, mais le pin a disparu.
Tous les lots dans les environs du village de New-Richmond sont occupés, mais il reste encore plus de 25,000 acres à prendre dans les rangs situés en arrière.
Ce canton est traversé par la fameuse rivière Cascapédia que l’on sait contenir des saumons d'un poids qui dépasse parfois cinquante livres.
Les cinq premiers rangs de ce canton comptent des établissements depuis 1830, 1840, 1850 et 1860.
Les lots qui restent à vendre sont dans les rangs 6-7-8-9,
CANTON HAMILTON.— C'est à l’année 1762—c'est-à-dire un an avant la cession du Canada à l'Angleterre - qu’il faut remonter pour découvrir les traces de la première colonie qui vint s'établir ici.
À cette époque, une douzaine de familles, dont les archives nous ont conservé les noms, occupaient des terres au sud-ouest et au nord-ouest de la rivière. C’étaient Ambroise Babin, Bourdage, Chs. Bujol, père, Chs Bujol, fils, Grégoire ÂArseneau, Jean Arseneau, capitaine de milice, Jos. Gauthier, J. B. Lavache.
Les premiers octrois réguliers de terres ne datent cependant que de 1766.
En cette année, la Couronne concédait à William Vanfelson 500 acres de terres et une petite île dans la rivière,
Le 16 avril 1766, le gouvernement faisait un autre octroi de 200 acres de terres, au nord de Ia rivière Bonaventure,
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à Hugh Finlay, maître de poste de Québec. Ce dernier érigea sur son lot une maison et des magasins.
Par la suite, quelques autres établissements se fondèrent sur le bord de la baie des Chaleurs, mais le mouvement colonisateur en resta là. Il ne s’est porté à l'intérieur que dans ces dernières années.
Ce canton est immense. Il comprend quatorze rangs et s'étend en front le loug de la Baie des Chaleurs sur une espace de seize milles. L'étendue des terres disponibles est de 29,000 acres.
Le sol de ce canton rappelle celui du Nord-Ouest et la colonisation a certainement là un beau champ d’exploitation.
La forêt, qui est très riche en cèdre et en épinette est sous licence de coupe de bois depuis un grand nombre d'années, mais elle est encore inexploitée.
Les premiers rangs Est et Ouest sont établis depuis 1856,
En 1845, 2,500 acres de terres compris dans ces deux rangs, furent concédées à A. D. Bell, mais le gouvernement les racheta en 1372 de la Gaspé Coal Co. Il y a maintenant des lots vendus sur les sept ou huit premiers rangs.
La rivière Bovaventure qui sillonne ce canton est parsemée d'îles. On en compte au moins vingt-neuf, la plus grande mesurant 42 acres en superficie, et le plus petite 42 perches. Ces îles sont inoccupées.
CanTON Cox.—C'est un terrain fertile, presque partout boisé en merisier, en érable et en cèdre.
Ce canton compte 14 rangs, mais les six premiers sont en partie colonisés.
1l reste encore 24,000 acres à prendre.
L’'intéressant village de New-Carlisle est situé dans ce canton.
CANTON HopPe.—Huit rangs et 14,000 acres disponibles. Les cinq premiers rangs sont en partie établis. Propre à la culture dans presque toute son étendue.
La paroisse de Sainte-Epiphane se trouve dans le premier rang et sur les bords de la baie des Chaleurs.
La population de ce canton est actuellement de 2,165 âmes, et la valeur de la propriété to’uère est portée à $148.756.
CANTON DE PORT-DANIEL.—837,000 acres de terres en vente,
C'est un can#n où la colonisation est déjà fort avancée et qui est certainement appelé, à raison de sa situation et de l'excellence de son sol, à un avenir des plus brillants.
I] n’y a encore que les trois premiers rangs qui soient complètement défr chés et occupés, mais il y a un mouvement sérieux pour faire coloniser les trois autres rangs situés en arrière. Depuis quelques mois, une petite colonie, composée de treize familles, s’est installée dans le sixième rang. Un moulin à scie et à bardeau a été construit, et l’on vient d'ouvrir dans ce rang une maison d'école.
Il est question maintenant d’un syndicat français qui verserait des fonds assez considérables pour accélérer la colonisation canadienne dans ce canton, qui est sans contredit l'un des plus beaux qui bordent la baie des Chaleurs.
Quoiqu'il en soit de ce projet, il ne fait aucun doute pour nous que Port-laniel, une fois relié par le chemin de fer qui est déjà rendu à New-Carlisle, et puis pourvu de chemins de colonisation, devra prendre avant peu une importence considérable.
Il y a encore beaucoup de bois dans ce canton : de l’érable du merisier, du bouleau, de l’épinette et du cèdre.
Ce cantun est encore dans la licence des MM. King,mais il s’y est fait assez peu d'exploitation de bois dans les dernières années.
Les premières concessions régulières dans ce canton datent de 1830. Le major Nicholas Fuchs se fit concéder en 1839, 3287 acres de terres dans les Ge, 7e, 8e, J%e, 10e et 11e rangs. En 1851, 1447 acres furent octroyées dans le même canton à un nommé James Hastings.
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