TR RP
“Cyorp €, s19d ,, 194901 xnotuty 91) — HOW I4 44 HOVTTIA
M Re 0 | ne à a sa D DE ts —
eZ © 9 SR EE AA te." 1
. a a æ@ , ; à e © 2 à ©? S © © æ © = Don ur d + m AS £ GLS 2 £ 2 DS SL En 5 Pan
nd est ni-
ne
Depuis le ruisseau à Rebonrs jusqu'à la seigneurie du Mont- Louis, la côte du golfe est douce et les terrains avantageux.
Les terrains situés le long de la rivière Claude sont en grande partie occupés.
Sr-MaxiME (Mont-Louis). — À 36 milles au-dessous de Sainte-Anne des Monts.
Plusieurs petites rivières, telles que les rivières Mont- Louis, Clau :2 et Saint-Pierre arrosent la vallée du Mont- Louis, qui s. e encaissée dans d'énormes montagnes. Au bas de ces :rnts, il y a çà et là de grandes lisières de bonnes terres.
La pêche est cependant la grande préoccupation des habitants du village. En 1861, la population de ce village n’était que de 200 habitants. On la porte aujourd'hui à 1027 habitants.
La propriété foncière est estimée en valeur à $115.000.
La branche ouest de la rivière Mont-Louis est très rapide. Elle est encaissée dans des bancs de près de cinquante pieds de hauteur, puis un peu plus loin les bancs s'éloignent pour se rapprocher un peu avant d'arriver au grand Lac. Autour du grand lac, le terrain est généralement pauvre. On n'y voit que des cédrières ou des savanes d’épinette noire. ° Le long de la branche Est, les terres sont riches en bois de toutes sortes, et le terrain très propre à la culture.
TASCHEREAU.—II y a 9,000 acres des terres à vendre dans ce canton.
On ne trouve cependant de sol propre à la culture que dans les anses et les vallées formées par les rivières de l'Anse-Pleureuse, du Gros Mâle et de Manche d’Kpée, et aussi sur le bord de la mer.
Le terrain compris entre ces différentes rivières est fort boisé et formé de montagnes élevées. À l’intérieur, le pin est assez abondant.
ort
DENOUE — Ne compte que deux rangs arpentés. Le”terrain y est montagneux et le sol sec et aride.
La partie ouest du deuxième rang est la seule qui contienne quelques bons lopins de terre.
Ce qui donne quelque valeur à ce canton, c'est son bois de pin qui est assez abondant à l’intérieur.
ST-FRANÇOIS-XAVIER (Grande Vallée des Monts).—A ‘12 milles de Chlorydorme et à 42 milles de St-Martin. |
Les familles qui comnosent cette paroisse viennent en grande partie de la paroisse de Saint-Thomas, dans le comté de Montmagny. Elles se livrent à la pêche, et quelque peu à l’agriculture.
En 1860, la population se limitait à 14 familles ; elle s'élève actuellement à près de 600 personnes.
CHLORYDORME.—AÀ trente milles de St-Martin, en remuntant le fleuve St-Laurent.
Ce canton ne comprend qu’un rang qui est très montagneux.
Le sol le plus propice à la culture se trouve sur le bord de la mer, et plus particulièrement à la Petite Vallée, à la Pointe à la Frégate, à la l’etite Anse, au Petit et au Grand Chlorydorme et à la Pointe Sèche.
Ce canton «st doté d’une église avec un curé résident,
La population qui est adonnée en grande partie à la pêche, comprend environ 650 personnes, et ia propriété foncière estimée à $410,000.
ANSE DE L'ÉTANG. —Un poste de pèche situé à quelques milles seulement de Chlorydorme.
A l’est du Grand Etang, l’on rencontre le canton de Sydenham qui renferme 17,000 acres de terres disponibles.
Les plus belles terres de ce canton se trouvent sur la rivière Darmouth où une vingtaine de lots ont été pris.
Ce canton est quelque peu montagneux à l'intéri:ur.
SAINT-MARTIN, (Rivière aux Renards)— Cette paroisse possède un prêtre résident depuis 1855. Sa population n'était à cette époque que de 80 âmes.
C’est un excellent poste de pêche et il faut bien admettre que l’industrie de la pêche constitue pour le plus grand nombre d'habitants de ce village la principale occupation.
‘ Saint-Martin forme partie du canton Fox. où le terrain, dans certaines parties, est supérieur de beaucoup aux terres situées près de la côte.
La population de ce canton, en y comptant celle de Sydenham, est de 1,422 âmes. La grande majorité est canadienne-francaise.
SAINT-JOSEPH (Anse au Griffon). —A six milles seulement de la riviè 'e aux Renards.
Les terres y sont bonnes, mais comme sur le reste de la côte, la population s’adonne surtout à la pêche.
V’est au reste un excellent poste pour la pêche à la morue.
Un chemin met en communication cette paroisse avec la baie de Gaspé.
La population de l’Anse au Griffon est de 1,030 imrs.
Le 1er rang sud ainsi que les rangs est et de l’Anse au Griffon sont colonisés.
En ce dernier endroit, les premiers lots ont été pris en 1854 par M. John LeBouthillier.
ST-ALBAN (Canton Cap-Rosier).—Le chiffre de la population est de 870 âmes et la valeur de la propriété foncière de $50,000.
Cette paroisse se trouve à dix milles de Saint-Martin.
Il y a aussi du côté de la baie de Gaspé la mission de St- Jean-Baptiste ou Cap-aux-Os. C'est un poste de pêche.
Quoique la pêche constitue le principal revenu des habitants, on se livre cependant un peu plus que dans le passé
à la culture.
Le canton du Cap Rosier est quelque peu montagneux;
le premier rang est toutefois propre à la culture. Il reste encore 6,000 acres à disposer dans ce canton.
LNON AT
Gaspé (Cantons de Gaspé Bue Nord et Sud).—Gaspé est peut-être le plus intéressant village de la Gaspésie.
Il est admirablement situé au fond d'une belle et grande baie que l’on appelle la baie de Gas 26 et qui constitue l’un des plus beaux ports que l’on puisse voir.
La baie, qui est large de huit milles sur dix-huit milles de longueur, est bordée de chaque côté par une lisière de terrain élevé, propre à la culture, surtout du côté sud.
Cette baie est accessible aux plus gros navires et off e un refuge des plus sûrs contre la violence des vents. Aussi est-ce un port très fréquenté par les bâtiments de pêche.
De chaque côté de la baie, l'œil aperçoit des rangées de maisons, coquettement assises sur le flanc de collines verdoyantes et dominant le port.
Les maisons Robin et LeRouthillier out ici de grands établissements de pêche, et le village compte à part cela de vastes magasins contrôlés par des jersiais et des canadiensfrançais.
Gaspé est en outre une place d’eau qui ne le cède à aucune autre. Son site pittoresque, sa belle nappe d’eau, toujours calme et toujours limpide, la salubrité du climat, sont autant d'attraits pronres à séduire les amateurs de villégiature. Ce village est pourvu de deux bons hôtels, capables d'accommoder des centaines de touristes.
Le bassin de Gaspé est bordé de quais où les navires vienuent en tout temps prendre des cargaisons de bois, de poissons pris sur les côtes du nord et du sud, et apportés ici tout préparés pour l'exportation.
Les steamers “ Campaua” et “ City of London,” venant de Montréal et de Québac, font escale à ce port, de même que le steamer venant de Dalhousie.
Deux grandes rivières, renommés pour leur saumon et leur truite, les rivières York et Darmouth, se jettent dans cette baie. :
Sur le côté sud de la baie, il y a une petite paroisso catholique, Saint-Albert, avec un curé résidant.
La population du village de Gaspé proprement dit est de 815 âmes et celle du bssin de Gaspé de 839 habitants.
La population du bassin est en grande majorité catholique, tandis que dans le village il y a 150 prot:stants pour 100 catholiques.
Les cantons de Gaspé Baie Nord et de Gaspé Baie Sud, qui renferment d'excellentes terres, comptent une population de 1,200 âmes, dont 800 canadiens-français.
Il y a encore près de 15,000 acres de terres à prendre dans ces deux cantons qui bordent la baie de Graspé.
Le premier rang de Gaspé Baie Sud, qui comprend 49 lots est établi depuis de longues années. Sur le rang de la rivière Darmouth, qui renferme 67 lots, il y en a une trentaine de pris. Daus le deuxième rang et dans le rang central, il n’y a que 28 lots de vendus.
Dans Graspé Baie Nord, les premiers lots furent concédés vers 1860 et 1864. Le premier rang, qui se compose de 27 lots, est entièrement occupé. Il en est de même du rang A qui comprend une dizaine de lots. Ce sont en grande partie des familles jersiaises et irlandaises qui ont pris possession de ces lots.
# SAINT-AUGUSTIN (Grande Grave).—Cette petite paroisse comprend tout le côté nord-est de la baie de Gaspé, en face de Douglastown.
C’est un bon poste de pêche. La population y est mixte.
Les premières familles canadiennes établies à Grande Grave venaient en bonne partie du Cap Saint-Ignace, comté de Montmagny.
York.—Ce canton est à l’ouest de celui de Douglas.
ILest traversé par la rivière Saint-Jean, comprend quatre rangs et 11,000 acres de terres disponibles.
Certaines parties sont montagneuses, mais il ne manque pas d’endroits où l’on peut créer de bons établissements.
La population de ce canton est d'environ 350 personnes.
Il v'ysavait que 587 acres de terres sous culture en 1391.
DouGLASTOWN, (Canton de Doug'as).—L'un des cantons les plus remarquables du comté de Gaspé et l’un de crux qui ont le plus progressé.
C'est ici que les loyalistes américains, demeurés fidèles au pavillon britannique, descendirent en 1784 et dans les années qui suivirent, et fondèrent des établissements qui sont'encore en la possession de leurs descendants.
Ils fondèrent le village de Douglastown, qui occupe une maguifique position sur la baie de Gaspé et qui comprend, avec les différentes colonies éparpillées dans le canton, une popu'ation de plus de 1,500 personnes. Sur ce total, il n’y a que cent canadiens-français. (C’est l'élément irlandais qui domine
Les premières concessions du canton Douglas furent faites aux familles Daniel McPherson, Alex. McCrae, Ths. Holland, Wm. Walsh, Thos. Kennedy, James Larke, John Mulloney, etc.
Les chanps en culture commencent près du bord du cap jusqu’au chemin allant à la Pointe Saint-Pierre.
Les terres du premier rang du Bois Brûlé sont complètement établies ainsi que celles du rang Sandy Beach et du rang Haldimand.
Il ne reste plus actuellement que onze cents acres de terres disponibles dans ce canton.
L'église catholique d. Douglastown, désignée sous le vocable de Saint-Patrice, occupe le centre du village, sur un site élevé et très pittoresque.
Les habitants de Douglastown vivent principalement de pêche. Il y avait cepenuüant en 18:11, 2,143 acres de terres en culture dans ce canton.
Ce ter'itoire est arrosé par la rivière Anse à Briand et les tributaires de l’inse au Loup Marin, du Bois Brûlé et de la rivière Malbaie qui fournissent de bons pouvoirs d’eau.
MALBAIE, (Canton de Mulbaie).—C'est un beau canton qui compte deux paroisses; la paroisse Saint-Pierre et celle de Saint-Greorge, avec une population de 1,900 âmes, dont 8 à 900 canadiens-français.
‘dV) NA ASNVAT
L'église de Saint-Pierre est construite sur un côteau qui domine le village et d'où la vue s'étend au loin sur la mer.
Il y a près de quarante ans, une colonie de 400 norvégiens hommes, femmes et enfants, vint se fixer dans ce canton. Tous ne réussirent pas cependant à fonder des établissements.
Sur certains lots, raconte M. l'arpenteur Bou qui visitait ce cauton en 1896, on voit encore les ruines des bâtisses érigées autrefois par les colous norvégiens qui étaient venus s'établir sur les bords de la Malbaie. Ces pauvres gens, privés de moyens de communication avec les centres isolés dans la forêt, n’ont pu résister plus longtemps aux privations de toutes sortes qu'ils durent souffrir et pris d': découragement, ils ont abaadonné leurs lots.
Depuis cette date la situation du canton s’est modifiée, et les communications rendues plus faciles ont permi aux colons qui ont succédé aux norvégiens de fonder de bons établisseiuents. |
Ce canton qui renferme d'excellentes terres, su t le long de la rivière Malbaie, et d'excellents bois comme l'épinette, le bouleau, le merisier et une autre espèce particulière de bois que l’on appelle le baumier, n’est pas toutefois colonisé comme il devrait l'être. Il reste encore 22,000 acres de terre offerts en vente.
Dans tous les rangs, ou à peu près,le terrain est uni et dépourvu de roch"s. Sur le parcours de la rivière Malbaie l'on ne trouve pas un lot qui soit inculte,
Les premières concessions de terrains paraissent dater de 1848. Parmi les premiers concessionnaires de l’époque, pous relevons, dans nos archives les noms de M. John Colas, John Dumas, B. Carbonneau, Léon Vermette, John Hotton, James Dumas, J. Alexander.
La valeur de la propriété foncière dans ce canton est estimée à $130,0000, et l'étendue de terres en culture n’était encore que de 2,850 acres en 1891.
La grève de la Malbaie, surtout à l'endroit appelé la Belle Anse, est réputée excellente pour la pêche.
PERCÉ.—S/-Michel de Percé est un villageremarquable’ à plus d’un titre. (1)
Nul voyageur ne descend ici sans être frappé de ses beautés pittoresques, de la salubrité du climat, de l’originalité de son fameux rocher, immense bloc de pierre de 800 pieds de hauteur, qui s’avance à plusieurs arpents dans la mer, et sans admirer ses belles plages. Bien des touristes américains raffolent de ses paysages aussi charmants que variés et viennent s'y installer durant la belle saison.
Percé a été longtemps renommé comme poste de pêche. La maison Robin y possède encore de grands comptoirs. Il est juste de dire cependant que la pêche depuis quelques années, ne constitue pas toute l'occupation des habitants.
On se livre en effet plus que jamais à l’agriculture, et les bonnes récoltes des dernières années démontrent assez éloquemment que la terre y est bonne.
Percé est en outre le chef-lieu du district judiciaire de Gaspé, et il s’y transige chaque année des affaires considérables. L'importance de ce village doublera encore lorsqu'il aura été relié —ce qui n: devra point tarder— avec le chemin de fer de la Baie des Chaleurs.
Percé compte actuellement une population de 1900 âmes, dont plus de 1200 canadiens-français.
En face de Percé, se trouve l'ile de Bonaventure, qui mesure environ deux milles et demi de longueur sur un mille de largeur. Cette île est habitée par vingt-cinq familles. Les maisons Leboutillier, G. et W. Baker y ont de grands entrepôts.
(1) Les premiers établissements de Percé, comme ceux de Gaspé, de Malbaie, datent, selon toute probabilité, du milieu du dix-huitième siècle. Déjà, en 1777, d’après un état fourni par Nicholas Cox, lieutenant-gouverneur de Gaspé, au général Haldimand, il y avait à Percé 36 hommes, 19 femmes, 48 enfants et 432 serviteurs, ces derniers se composant des pêcheurs employés dans les 104 bateaux appartenant aux chefs de familles. A Mal Baie, l’on comptait 3 hommes, 1 femme, 5 enfants. 8 bateaux, 33 serviteurs.
Sur l’île Bonaventure, 4 chefs de famille, 9 bateaux et 40 serviteurs.
St-Josep de l'Anse du Cap est un autre village florissant du canton Percé. L'exploitation des pêcheries s’y fait aussi sur une grande écheile. Le principal établissement est celui de M. James Baker La population de ce village est tout près de 2,000 âmes.
Le gouvernement de Québec dispose encore d'une vingtaine de mille acres de terre dans le canton Percé. Les terres y sont généralement bonnes. C'est un sol léger, sableux et exempt de roches. Entre le premier et deuxième rang, le terrain est plat, entrecoupé d: petits ruisseaux o1 ravins, et un peu accidenté sur les bords de la rivière de l’Anse à Bcaufils.
Il y à encore beaucoup de sapin et d’épinette dans ce canton
Le Campana et l'Admiral font escale à Percé.
GR:NDE-RIVIÈRE.—Cette Seigneurie est devenue propriété privée. Elle appartient présentement à M. Cabot, un richard de la ville de Boston, et comprend six rangs dont deux seulement sont complètement établis.
Les terres sont généralement bonnes et 1l'y a encore beaucoup de bois à exploiter.
No!re- Dame de l4 Grande-Rivière—-c'est le nom canonique de la paroisse —est un des plus riches et des plus importants villages de la Gassésie. Il comprend une population de 2,590 âmes, dont la grande majorité est canadienne-française,
La Grande-Rivière a toujours constitué $un poste de pêche des plus achalandés. À l'heure actuelle l’on y compte encore de grands établissements qui se livrent à cette exploitation ; —MM. Robin & Colas, John Sealy, Leonard & Frères, John Baker, John Carbery, Fauvel, etc.
LA SEIGNEURIE DE PABOS.—D'après un plan que l’on garde aux archives du ministère de la Colonisation et des Mines, les premiers établissements dans; la Seigneurie de Pabos remonteraient eux premières années qui ont suivi la cession du pays.
Ce plan indique la situation précise des différentes constructions érigées, à cette lointaine époque, sur les bords de la baie de Pabos. A un endroit, à quelques arpents du rivage, vous voyez se dresser la maison seigneuriale de Pabos, puis le magasin du Seigneur. La légende du même plan nous avertit que les premières habitations—cinq ou six—furent établies par Caleb Stilson, et que le même Stilson érigea sur la rivière Pabos le premier moulin à scie.
La pêche devaic constituer la principale occupation de ces premiers habitants de Pabos, car, l'on voit indiqués çà et là sur les vieux plans de la seigneurie, des ‘ échafauds à trancher la morue,” des “ vigneaux pour l'éandage de la morue,” des “ cabanes pour les étrangers qui viennent faire la pêche en été et qui se retirent en hiver.”
La seigneurie tomba plus tard entre les mains d’une compagnie appelée la compagnie de Craspé, qui fit assez peu de travaux de défrichement. En 1872, le gouvernement de Québec, se la fit concéder.
En prenant possession de catte seigneurie, le gouverneme it en o:donna aussitôt l’arpentage pour faciliter l’établissement des colons qui avaient manifesté le désir de se fixer en cet endroit. :
Les terres de la seigneurie de Pabos qui comprend actuellement six rangs arpentés sont, de l'avis de tous les explorateurs, d’une grande richesse au point de vue de la qualité du sol.
Notons plus particulièrement la partie comprise entre la seigneurie de la Grande Rivière et le ruisseau Tétu, où le terrain est plat et très avantageux à la colonisation.
Quant à la troisième concession, à l’oust de la rivière du Petit Pabos, elle est entrecoupée par un bras de cette rivière et un grand nombre de ruisseaux qui s’y déchargent.
On a exploité assez largement le pin dans cette seigneurie, mais il reste encore beaucoup de bois de commrce.
Les principales essences forestières sont l'épinette, le
sapin, le merisier, le cèdre et le frêne. Les explorateurs ont même remarqué que le merisier atteignait de fortes dimensions.
Ce sont les messieurs King qui exploitent ici la forêt; ils possèdent des moulins au Petit Pabos.
La partie colonisée de la seigneurie de Pabos se limite aux ranvs ouest de la rivière, au rang St-Hubert, au rang nord-est de l’Anse aux Canards, et at rang Est de la rivière de Pabos.
Dans le ler raug, il y a 60 lots vendus sur :s 104 qui le composent, et dans le second 49 lots. Il y à aussi une trentaine de lots vendus dans le troisièine rang et 12 dans le quatrième rang.
Les lots du Grand Banc de Pabos, au nombre de dix, sont à peu près tous vendus.
Les rivières Grand et Petit Pabos contiennent une vingtaine de petites îles dont la plupait sont encore dispouibles.
Sle-Adéluide de Pabos, située sur les bords de la mer, pr:squ’à l’entré de la Baie des Chaleurs, forme une belle paroisse, avec une population de 1600 âmes, dont plus de la moitié d’origine française.
NEwPoRT.—Le nom canonique de la paroisse est Saint- Dominique de Newport.
Situé à l'entrée de la Baie des Chaleurs, à trente milles de Paspébiac, cet interessant village est en quelque sorte la clef du comté de Gaspé en venant par Bonaventure.
Newport est remarquable comme port de pêche et ne compte pas moins de quatre cents bateaux pêcheurs. La rivière des Ilots et la Pointe à Grenièvre sont deux endroits sûrs pour les pêcheurs pendant la tempête.
À part la pêche à la morue, il y a encore ici la pêche au homard qui se fait sur une large échelle.
On compte à Newport deux maisons puissantes qui se livrent à l'exploitation des pêcheries : la maison Robin et
"ANAIAIX AANVAHIYO VIT AA HOVTTIIA
Bd ‘245vo UBAIH ANVH9
= U mn © 2; -2 5 ee — FA > © D © © Le ! a e æ s + D + | Le) mm 7 22 242 À bo En Se de S
la maison LeMarquand qui a un établissement aux Ilcts et un autre à l'endroit appelé l’anse à Blondel.
La diminution dans le poisson ne s’est pas encore fait sentir d’une manière appréciable à Newport, mais la baisse qui est survenue dans les prix, surtout dans les dernières années, a induit les gens de l'endroit à tourner leur attention vers la culture des terres.
D'une manière générale, la terre est bonne.
Dans le canton de Newport, le premier rang seul est habité, et il reste plus de 10,000 arpents à vendre.
En 1845, un grand nombre de lots situés dans les 8ième 9ième, 10ième et 11ième rangs furent vendus à George M. Douglas, mais en 1872, tous ces lots ont été rachetés par la Couronne.
La population de Newport est de 1,500 âmes et la valeur de la propriété foncière est estimée à un peu plus de $100,000.
Le steamer Admiral fait escale à Newport.