‹ La colonisation de l'Algérie; ses élémentsChapitre 26 sur 38 · OO · texte numérisé non relu

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LA PROPRIÉTÉ

Quoi qu’en disent nos socialistes modernes, la propriété sera toujours le premier gage de prospérité des nations qui se partageront la terre. L’homme aime à profiter de son tra- Tail, et s’il l’applique au sol pour le féconder, pour l’améliorer et même pour l’embellir, il ne veut pas que d’autres puissent entrer en partage avec lui. La propriété n’est pas autre chose que la garantie de ce droit incontestable. Le premier soin de tous les législateurs a donc été de protéger la propriété, de l’établir d’une manière fixe et immuable, et d’en régler la transmission selon les intérêts sociaux qu’ils voulaient faire prévaloir. Si la famille entrait dans leur plan comme soutien du nouvel État, ils constituaient fortement la famille, en empêchant son patrimoine de trop se morceler, en le gardant pour la progéniture masculine. Si, négligeant la famille ils voulaient étayer l’Etat sur des Corporations ou des Communes, faisant de ces communautés des personnes civiles, ils commençaient par reconnaître leurs droits de propriété et en entouraient l’aliénation de formes préservatrices. S’ils n’étaient préoccupés que des intérêts généraux de l’Etat et de l’omnipotence de son chef, ils faisaient émaner de lui les droits au sol, ils lui en conféraient le domaine direct pour ne laisser aux particuliers qu’une possession plus ou moins pré-

Caire et des concessions facilement réversibles. En tout cas, il est à remarquer que la propriété individuelle a toujours été la base principale des sociétés bien organisées et tant soit peu civilisées.

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