‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 37 sur 53 · Boa viita dé Hr. Joeu Leite-'de Cunha IHoraes · texte numérisé non relu

Boa viita dé Hr. Joeu Leite-'de Cunha IHoraes

Il y a dans celte colonie treize familles glarunnoises et une ■rgOvienue. Depuis plusieurs aanées elle est plougée dsns un assez grand désordre; pj éeédemment ou s'y plaignait de la trop grande mesure et du trop peu de plantages. On a remrdié à ces deux inconvénients, mais la comptabilité e?[ restée eu désordre. Eu 1858 les colons ayant commencé de cueillir beaucoup de café vert avec celui qui était mOr, ou les rendit altenlirs que par ce procédé, ik «ausaienl uu grand dommage au propriétaire et qu'on leur imposerait un rabais si a l'aveDlr ils ne cueillaient pas mieiix, ils discontinuèrent leur travail et laissèrent perdre la récolte. Quelques ramilles qui voulaient continuer de tiavailler furent menacées par les auties d'être battues, si elles exécutaient ce projet. Les deux Familles, l'une allemande et l'autre portugaise, qui sont également dans cette colonie, ne prirent point part à U -mise en giève des autres, et Irois familles suisses reprirent leurs occupations malgré les menaces. Le propriélejre Bl taxer par der. arbitres la récolte qu'on avait laissé perdre (sous un grand nombre de cafeyers, lu café gisait à plus* d'une main de bauteur) , puis il mit le dommage sur le compte des coloDs. Il seuble, duus tous les, cas, que ce dommage uit été taxé trop baut. Par là, les rapports entre ie propriéteire et les colons s'aigrirent. En Décembre 185i), le commisiiBire impérial, le docteur iH.ichado Nuaes, tint dans cette colonie, examina toute cette affaire, mil les coioptes en ordre, et l'on passa de nouveaux contrats d'après lesquels il est payé aux colons 400 reis par alqueirc de café cueilli. Il a été ex^eisément stipulé dans ehai/ue contrat que , si à l'weenir te colon travaille comme il faut, on lui relâchera l'indenmiti pour la récolle perdue. Je trouvai ta colonie en bon ordre lors de ma tisite. A présent, la tenue des livres ne laisse rien à désirer et la meilleure intelligence règne de nouveau entre le propriétaire et les colons. La principale plainte est contre le directeur, jeune Allemand, qni jouit d'une mauvaise réputation et qui a surtout pour les Suiises une baioe invélérée. J'ai instamment conseillé à Ur. Joao Leite de cungédier ce directeur et lui ai encore réitéré ce conseil à Rio où il est veau me

Uoe aoire pliinie tombe sur la cafeirie. Là Faibnda Boa Vista est celle dont la aituation est la plus élevée de tonte la profkice ; elle est expoaée afu vent glacial do midi ; 00e partie en est mémo tournée au nord. Par ces divera motifs, lea baiea de café mûrinaeBl fort inégalement, et la cneillette qu'il en faui faire à dÎTeraea reprises absorbe aux colons beaucoup de temps. > C'est pourquoi durant la récolte de 1858, tis voulaient accélérer la cueillette en reeueiUant en même temps les baies ou grains encore verts, rai du reste observé que dans cette faxenda on faisait bien moins rigoureusement le triage des baies mal mûres que dans les autres coloniea. Aucun des cotons n^avaH à se plaindre du fazendeiro.

M^* lHimielpio de Umelra.

.12/ Sao Jêtonimo^ do Senador Francisco Anionio àt fttmmi Qneiro9.

De 63 familles établies dans cette cotottîe , six seulement sont d^origine suisse , dont deux des Grisons , deux du Canton d'^Argovie et deux, qui n^ont plus de dettes, appartiennent au Canton de Berne. Les contrats sont poncfneltement exécutés, tout y est réglé systéme- Hquement et avec ordre. On ne sV est plaint qne d'un directeur précédent, nommé Brann, qui haïssait les Suisses et les desservuU auprès du propriétaire.

Les colons y paient, comme dans les autres colonies appartenant an Senador Qneirôz . une hih\t amodiation pour les plantages , savoir pour le premier mille toises carrées 500 reis, pour le second 1,000 reis et poar 'le troisième et chacun des subséquents 2,000 reis; en revanche, ils ne paient que 500 reis (1 Vj fr.) par mois, de loyer pour leur habitation.

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