‹ La colonisation du Brésil (volume 2)Chapitre 50 sur 53 · Les Pazendeiros · texte numérisé non relu

Les Pazendeiros

Lors de Tarrivée des colons, lés fazeddeiros habitués au travail de leurs esclaves, ignoraient la manière de traiter des hommes libres à leur service. 11 résulta de cet état de choses bien des difficultés, qui depuis, il est* vrai, ont été aplanies. J^avoue que Ton a beaucoup exagéré les plaintes contre ces propriétaires, je ne leur reproche généralement que de s'^en rapporter trop absolument à leurs directeurs, lesquels ne sont pas souvent, comme j'ai eu Phonneur de Tobserver a Votre Excellence, des hommes d^nes d^nne pareille confiance.

II4 L^ absence presque complète de secours religieux.

Il me reste à signaler à Votre Excellence, comme un des grands vi0^ de ce système de colonisation, le manque presqu*absolu de secours religieux et d'écoles pour la plus grande partie des colons, vice qui n'' existe pas dans les colonies compactes, où, du reste, il est facile d'y remédier.

Quelques fazendeiros ont cependant bien cherché à surmonter ces inconvénients; Mr. Luciano Texeira, par exemple, a fait venir à deux reprises différentes un prêtre catholique parlant la langue française pour ses colons ressortissants de la Belgique et de la Suisse française; Mr. le Commandeur Oueiroz Telles a également demandé un prêtre catholique parlant Pallemand pour ses colons Suisses allemands; le Pasteur de St. Paul a bien visité Tannée dernière les colonies prostestantes; mais sûrement cela n'est pas suffisant. Pendant son voyage, le pasteur a baptisé un grand nombre d'enfants et a cette, occasion je me crois obligé d^appeler l'attention de Votre ExcelleiH^e .sur ce fait notable : Les enfants baptisés par le pasteur ne sont en-registres nulle part» Comment pourront-ils dans l'avenir prouver leur légitimité?

/ Il me semble que dans l'intérêt de l'Empire qui chaque jour

prend un plus grand accroissement, il y a nécessité urgente et absolue d'un Etat-civil' Cette nécessité est d*autant plus vivement sentie, quand l'on sait que Monsieur Carvalho Moreira,* représentant le Brésil au Congrès international de Londres au mois de Juin passé, est le seul envoyé d'ugiu4Uiissance d'une aussi h aute j[in p rt a n ce qui n'ait pu présenter une statistique

Tels sont les motifs, selon ma manière de voir, qui ont causé les fftcheux résultats de la colonisetioo de la Province de Si» Paul;, comme Votre Excellence l'aura sans doute noté, il» ne provienoaiit en. grande partie que du système dit „Pereeri»^.

Il faudrait, pour que ce système pût être adopté, une sérte de circonstances favorables, qui ne se rencontrent que dans des cas exceptionnels ; par conséquent, c*est 9tn système qui deit être abandonné*

ntion dans la maison de correclion de la ville* de St. Paul pen- ^e temps nécessaire pour qu'ils p^uissent par leur travail rem- ' la somme qu'ails doivent i Mr. Texeira Nogueira, somme qni plus de 4 contos R.

ndamnation ayant eu lieu le 9 Septembre 1858, >'ai fait

es nécessaires pour que ces colons prisonniers sojent mis

9 Septembre 1860, puisque la dite loi de 1837 ttxe le

^eax ans pour les délits de cette nature. Ayant appris

^ ''azendeiros il s*était formé un parti dans le but d*in-

^^ ^ ion du juge , f ai recommandé à Mr. le Juge de Droit

.e que la loi reçftt sa complète exécution. Jlgnore an- . si ces colons ont été mis en liberté.

J'ai procédé à un minutieux examen du procès intenté à ces colons et me puis convaincu qu'il avait été fait avec toutes les garanties désirables, que^ même le défenseur des colons avait été choisi parmi les ennemis personnels et politiques de Mr. Luciano Texeira Nogneira.

Fendant mon séjour dans cette colonie un fait bien regrettablea*est présenté. Une Suissesse catholique mariée à un Suisse protestant a abandonné son mari avec Tintentioa de se remarier avec un Belge catholique. Le prêtre Miguel de Campinas déclara qu'il n'entrevoyait aucun obstacle à ce mariage, puisqu'il considérait son premier mariage avec an protestant, comme un concubinage. Ce prêtre Miguel est le même qui opposa le plus formel refus aux demandes réitérées de Mr. Texeira Nogneira, de venir donner les derniers secours religieux à on moribond qni demandait av^c désespoir la présence d'un ministre de sa religion.

J'ai conseillé à Mr. Texe:ra Nogneira de ne pas contribuer k la réalisation d'un pareil forfait en remettant Pargent que ces colons demandaient pour procéder à leur mariage, j'ai de plus appelé la plus sérieuse attention des autorités de Campinas sur ce grave attentat aux mœurs et à la morale.

C'est encore sur cette fazenda qu'un colon brésilien fat assassioé par un colon portuguais, et cela poar nne bien légère offense. Le meurtrier n'a jamais été efficacement poursuivi.

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