Municifno da Constituiçao
S. Lourenço de Mr. le Commandevr Luiz Antonio de Sotaa Barros. Cette fazenda est une des plus importantes de la Province de St. Paul et comme colonie une des mieux organisées; les ooloiis qui n*y dîinninuent pas leurs dettes ne doivent s'en prendre qu'à eox-mênies, à fexception de quelques familles cependant, qui ne peuvent le faire par des circonstances indépendantes de leur volonté.
Les plantations de café de cet établissement sont belles, toutefois après une belle récolte elles n'en, donnent généralement qu'une nédiocre. Les logements primitifs des colons ont été bâtis dans une localité malsaine, le propriétaire e|i fait aujourd'hui ' construire de nouveaux sur un emplacement dans de meilleures conditions hygiéniques.
Sanfo Antonio de Mr. Elias Siheira Leite, Cette colonie n^ prospère pas pur le fait des mêmes causes que celtes qui existent dans les fazendas Bery et Convitinga« Pendant l'espace de deux ans* les colons n'ont pas travaille et ont augmenté leurs dettes au point fa^il leur sera difficile de les payer, d'autant plus qu'ils ne vivent 'pas en très-bonne intelligence avec le propriétaire. Toutefois, depuis une année, il y a une amélioration sensible dans les rapportis du fazendeiro avec les colons«
Le fait arrivé sui^ cette colonie et rapporté piar Mr. le Dr. Maehtdo Nunes, d'un oolon qui ftat frappé par le propriétaire, à causé aie grande sensation en Suisse, et fauté d'argent nécessaire pour intenter un procès, l'offensé n'a ptté encore reçu satisfaction,
Mr. le Dr. Meicheri^ qni a dotfîié sur ce fait ijn certificat au Commissaire Imi^érial, n'est pas Suisse comme ' Tafflinne Mr. le Dr.'
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Machado Nunes, mai^ Danois et trèa-lié d'amitié avec Mr. Elias de Silyeira Leite.
Ce ceftificat est faux, paisqae tout médecio peut reconnaître qae Vos (Ulna) de Tavant-bras a été cas'aé et si mal guéri que la partie aopérienre de cet os forme avec la partie inférieofe appuyée sur Tos radius na angle saillant.
Il se trouve encore' quelques familles Suisses isolées dans des fazendas éloignées* Je n^en >ferai pas mention.
m. jnesareii ^ue Je Jug^e indispensables, afin d'améliorer la position de certaines .fomllles, dlg^nes de tout in* térèt, qui ne pourraient Jamais, dans les cireonstanees actuelles» rembourser leurs dettes.
Pendant le cours de mon voyage j^ai mûrement réfléchi sur les >
mesures à adopter pour améliorer le sort de certaines familles qui se \
trouvent, par suite du système de Parceria, dans une position à ne .
pouvoir, avant bien des années, rembourser les avances qui leur ont été faites en restant dans les mêmes conditions.
' Pai rhonneur devenir soumettre à la considération de Votre Excellence le projet suivant qui selon mon opinion remplirait le but proposé : ' La fondation d^un centre colonial dans la Province de St. Paul oit seraient admises les familles qui sont dans une triste situation.
Les PauUstas se plaignent généralement de ce que le Gouvernement Impérial n^a jusqn^à ce jour rien fait pour protéger directement le développement de la colonisation dans leur province. Us prétendent que le Gouvernement reporte toute sa sollicitude sur d'autres provinces qui n^offrent cependant pas des conditions plus favorables pour la colonisation que la leur, tant sous le rapport du climat que des produits agricoles*
Considérant ces plaintes fondées, je pense que le Gouvernement Impérial doit saisir Toccasion qui se présente pour remplir les deux buts : soit la réclamation de la Province, soit le soulagement d'une partie des colons*
En créant un centre agricole dans la Province de St. Paul, on aurait l'avantage d'^y pouvoir transférer des familles acclimatées et habituées à son genre de culture et d'*éviter les frais de transport à une colonie du Gouvernement placée à de grandes distances.
Les familles qui en bien peu de temps auront remboursé leurs dettes , mais qui cependant n'auront pas assez d^'argent pour acquérir aDe> propriété, trouveraient par ce centre colonial le moyen de devenir i
propriétaires à moins de frais et de réaliser leur idéal, la possession <
d^an terrain. Enfin, un centre colonial sur de telles bases, dans une |
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province qai s^est a<îqaise une si fâcheuse réputation, tant en Suiaae qu'en Allemagne, par le système suivi par la maison Vergneiro et Cie., ufl tel centre, dis* je, prouverait bien mieux que de longues dissertations que la colonisation dans la Province de St. Paul peut assurer le bonheur de bien des familles et doit attirer bon nomffre d*émigraot8 ; puisque, je le répète, cette province réunit toutes les conditions dér sirables pour la satisfaction des désirs et des vœux des colons.
Le but de la colonisation au Brésil n^est point de remplacer le travail des noirs par celui d'hommes libres. Le principal but du Gouvernement Impérial est, à mon avis, d^pposer à Tindolénce et à la paresse Pintelligence et le travail, et Ton ne peut mieux obtenir pareil résultat pour la province de Si. Paul qu'en y fondant un centre colonial.
Les colonies florissantes et Texemple de celles de la province d,e Rio Grande do Sul le prouvent bien; non-seulement elles augmentent lafrichesse de la province et du pays entier , mais encore avec le cours des années et Paceroissement de la colonisation, elles contribuent à Tassimilation des gens du pays avec les étrangers, de telle sorte que les deux parties se complètent Fune par Pautre, tant sops le rapport du service et du travail que sous celui des transactfonsM^ ^égard des terres superflues.
Je ne manquerai pas de faire ressortir à Votre Excellence, les services que rendrait encore un centre colonial de cette nature sous le rapport religieux. On pourrait y placer un Pasteur protestant avec rôbligation de visiter deux fois par an les autres colonies de la province. Celte mesure contenterait les colons; ce qui serait d^autant plus important que leurs plaintes de n^'avoir aucun secours de leur religion ont eu le^'plus grand retentissement en Europe et ont été, comme j*ai eu Thonneur de Pobserver à Voire Excellence, une' des canlsés qui ont arrêté Cimmisration pour le Brésil*
Partageant entièrement les vues de Votre Excellence que lia production doit être placée près de la consommation, j'ai recherché pendant mon voyage quelle serait la localité qui offrirait le plus d'avantages pour la réalisation d^un projet de cette nature, et j^espère avoir trouvé un enlplacement qui réunit toutes lés conditions désirables.
Cet emplacement est situé entre Itù et de Porto Felia^ précisément à deux lieues de chacune de. ces villes. C^est une ancienne fazenda nommée y^Capoava'^ où existaient des plantations de sucre et qui actuellement est presque abandonnée* Elle a une lieue de longueur sur une demi-lieue de largeur; de plus, dans son voisinage se trouvent d'autres terrains que les propriétaires seriHent tout disposés de vendre, parce que selon le système egricole destructeur du Brésil, ils ne rapportent pas même Tiotérêt de la valent que tes propriétaires en exigent. Cet emplacement, i la proximité de deux villes, assure aux co-
long toutes les facilités désirables et -nn prompt débooché de leurs produits agricoles et d*autre nature. Cette colonie, selon les probabilités, pourrait même fournir aux colonies militaires du Tiété des subsides d^hommes et de vivres.
Si le GouA'ernement Impérial était disposé à se charger de renbourser les dettes des colons que je lui indiquerais, • dettes qui, je fespère, seront diminuées non-seuiemeut par les municipalités suisses, mais aussi par les faiendeiros, ce ne serait qu^une avance qui s^amortirait, soit par la vente de terrains aux coloos, soit par les colons eux-mêmes, du moment qu'ils prospéreraient^ ce qui est hors de doute, une fois placés dans les conditions que j^indique.
La prospérité . des colonies dépendant essentiellement des capacités Ut de Tintégrité du Directeur, je crois encore être à même de pouvoir recommander au Gouvernement Impérial une personne réunissant les qualités désirables pour un tel emploi.
Je ferai remarquer à Voire Excellence que je ne prétends nullement que le Gouvernement Impérial doive choisir remplacement que je lui signale; n'ayant en vue que le bien-être des colons et la prospérité du pays, l'entrevoyant dans cette localité^ c^'est ce qui me It fait recommander. Je céderai toutefois immédiatement A des propositions plus favorables du Gouvernement.
Si Votre Excellence partage ma manière de voir sur Timportance qn^il y aurait de placer les familles qui n'ont pas réus,si plutôt dans la Province de St. Paul que dans toute autre, j'anVa^ bien du plaisir d*entrer verbalement avec Elle dans les plus gran^^s détails sur ce projet; j'indiquerais les familles qui ont besoin d'un ..puissant appui, les mesures nécessaires pour les placer de la manière la plus avanfa* ganse, et enfin une Direction qui remplisse les conditions exigéesw
Je saisis cette occasion pour réitérer à Son Excellence , Monsieur de Sinimbù, l'assurance de ma haute estime et de ma considétatioa la plus distingn^e.
Rio de Janeiro, le 9 Octobre 1860.
L'Envoyé extraordinaire de ist Cog/édération suisse près 8. M. l'Empereur dq Brésil:
J. h M TSCHUDr. <