ADRESSE
A MM. LES PRÉFETS, MAIRES ET CONSEILLERS MUNICIPAUX DANS LE BAS-CANADA.
SSIEURS,
Permettez-moi d'attirer votre attention sur les quelques pages qui suivent, concernant es intérêts de la colonisation, et surtout sur le PLAN De Coconisarion par L'Erar, pour la prompte pation des terres incultes de la couronne.
Me reposant entièrement sur votre patriotisme, j'espère que ma démarche, dictée par le plus pur ul ir d’être utile à mon pays comme à la cause du peuple colonisateur, trouvera en chacun de vous C apôtre dévoué à cette belle œuvre et que vous vous efforcerez de faire connaitre publiquement " Binion de votre municipalité sur ce sujet, d'ici à l'ouverture des chambres,
Le moment est arrivé où il nous faut reculer le plus possible les limites du sol que nous devons 2 biter, afin de transmettre à nos descendants la propriété intacte de ce sol conquis à la civilisation nos ancêtres.
Il est donc temps pour nous, habitants du sol de nos pères, de nous mettre à l’œuvre, en jt ssant le gouvernement de coloniser sans délai ces vastes terres qui bordent de toute part notre Mlle et florissante vallée du Saint-Laurent, pour que le surplus de nos populations des villes et des odtr pagnes, de toute origine, ainsi que ceux qui vivent à l’étranger puissent venir s'établir d’une manière 10 | orable et permanente, et concourrir à la prospérité commune du pays.
| Puisque c’est la campagne qui fait la nation, il faut donc que la voix puissante des municipalités 1} asse entendre et pénètre jusqu’au sein même de notre Législature. Il faut que les membres d j ’assemblée législative sachent la volonté des comtés afin qu’ils s'efforcent de faire triompher toute Mure qui tendra à doter le pays d’un si bel avenir.
Le Clergé canadien, à qui est dû en très grande partie les résultats actuels de la colonisation du Ms, ne manquera pas, j'en ai la ferme conviction, de raviver davantage l'esprit public en faveur de de belle œuvre, en s’associant aux municipalités pour cet objet,
{ C’est donc par l’union et le concours de tous que nous parviendrons à assurer au Canada sa véri-
ile valeur, qui est la seule propre à affermir la stabilité de nos institutions, de notre langue, et de nos
J’ai l'honneur d’être, Messieurs, Avec le plus profond respect, Votre humble serviteur.
à STANISLAS DRAPEAU.
Méecc, 25 Janvier, 1858.
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