‹ La colonisation et les colonies allemandes;Chapitre 109 sur 184 · RECETTES ET DÉPENSES · texte numérisé non relu

RECETTES ET DÉPENSES

Marks

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Autres taxes, droits, recettes

Total

Dépenses ordinaires

Dépenses extraordinaires

Total

RECETTE 12 000

DÉPENSE

b) Carolines, Paiaos et Mariannes.

RECETTES

Marks

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Marks

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Autres droits, taxes, recettes Total des revenus tirés Economies sur exercices anté-

DÉPENSËS

Dépenses extraordinaires

Fonds de réserve

Dans ces deux tableaux, les chiffres donnés pour 1003 et 1904 ne se référaieut très probablement qu'à des prévisions.

SITUATION ÉCONOMIQUE 1. SOCIÉTÉS DE COLONISATION ET MAISONS DE COMMERCE

a) Compagnie de la Nouvelle-Guinée .

La Compagnie de la Nouvelle-Guinée fut jusqu'en 1899 (sauf une interruption de trois ans) une compagnie ayant l'exercice des droits souverains.

Elle reçut, le 17 mai 1885, une charte qui fut complétée le 13 décembre 1886. Elle obtint l'exercice de tous les droits de souveraineté que pouvait lui transmettre l'Empereur en vertu des lois sur l'organisation coloniale, et elle garda ce privilège pendant toute une première période qui dura jusqu'au 1er novembre 1889; à cette date, les résultats obtenus

par elle, tant au point de vue économique qu'au point de vue administratif, parurent si médiocres qu'on lui retira l'exercice de la souveraineté. On en usait d'ailleurs de même, dans le même temps, avec la Compagnie de l'Afrique orientale allemande. Cependant, plus heureuse que cette dernière, la Compagnie de la Nouvelle-Guinée se vit concéder à nouveau, en 1892, l'exercice des droits souverains. Elle ne réussit pas mieux que durant la première période. On lui reprocha, notamment, de ne pas pratiquer de politique indigène et d'éloigner ainsi les aborigènes des localités où s'installaient les Européens; de compromettre, par sa parcimonie, le développement économique du Kaiser Wilhelmsland, qu'elle ne sut même pas faire explorer d'une façon profitable, puisque les trois quarts en étaient encore inconnus en 1899; enfin et surtout, de mal administrer.

Elle dut renoncer définitivement, par contrat du 7 octobre 1898 devant entrer en vigueur le Ier octobre 1899, à sa situation de compagnie souveraine. Par le même contrat, elle renonça également à son monopole sur ia nacre, sur le guano et sur d'autres engrais; à son monopole de recherche et d'extraction de minerais, pierres précieuses et minéraux combustibles, monopole qui lui donnait le droit d'accorder à des tiers des concessions, moyennant le versement de certains droits à son profit. Elle renonça également à son droit de battre monnaie.

Elle reçut en échange :

1° Cinquante mille hectares du Kaiser Wilhelmsland ou de la Nouvelle-Poméranie, avec les îles côtières dépendantes; elle put choisir des territoires à sa convenance, sans toutefois prendre plus de 100 kilomètres le long des côtes de la mer ou sur la rive des fleuves, et sans que les territoires choisis pussent échapper à l'expropriation pour cause d'utilité publique, s'il y avait lieu.

2° Le droit exclusif à la recherche et à l'extraction des métaux précieux et des minéraux combustibles dans le bassin du fleuve Ramu (fleuve Ottihe), à charge de payer à l'Empire

10 pour 100 de ses bénéfices de ce chef, après paiement des frais. Toutefois, l'Empire se réserve le droit, au lieu de payer ces 10 pour 100, de participer, à partir du commencement d'une année, à l'exploitation et de partager la moitié des frais et la moitié des bénéfices.

Dans le Kaiser Wilhelmsland, la situation économique de la Compagnie n'est pas excellente ; les renseignements qu'elle donne à cet égard sont peu nombreux et c'est un symptôme de sa médiocre situation financière. A la fin de 1898, elle avait, dans cette région, 3 stations principales et 4 secondaires, avec un personnel de 71 Européens.

Dans l'Archipel Bismarck (Nouvelle-Poméranie) la situation est meilleure. A la même époque, la Compagnie possède 5 stations principales et 72 stations auxiliaires, avec 91 Européens.

b) TABLEAU DES SOCIÉTÉS ET MAISONS DE COMMERCE ÉTABLIES

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