FINANCES
Les principaux impôts en vigueur dans l'Afrique orientale allemande sont, comme impôts indirects, des droits sur les spiritueux et sur les débits de boissons, et, comme impôts directs, un impôt sur le revenu industriel et un impôt sur les habitations, dont l'assiette varie suivant qu'elle est établie à la ville ou à la campagne, et suivant qu'il s'agit de maisons en pierre, d'habitations arabes ou de cases indigènes; cet impôt peut être perçu en nature lorsqu'il frappe des cases indigènes
sises à la campagne. On sait qu'il existe aussi un impôt sur les successions des gens de couleur. Enfin, une taxe de 1/2 pour 100 frappe les marchandises à leur entrée ou à leur sortie.
Mais l'ensemble des recettes tirées de ces différentes sources de revenus reste fort au-dessous du chiffre des dépenses, et l'Empire doit chaque année venir en aide à la colonie en lui fournissant une subvention bien supérieure au total des recettes que la colonie tire d'elle-même.
C'est ainsi que, pour 1904, les prévisions budgétaires évaluaient les recettes propres de la colonie à 3.256.000 marks, alors que la subvention de l'Empire s'élevait à 6. 181 .000 marks.
Un dernier élément de recette est formé par les économies sur exercices antérieurs, évaluées en 1904 à 200.000 marks.
Quant aux dépenses, elles se répartissent en trois catégories : les dépenses régulières ou courantes, les dépenses extraordinaires et les versements au fonds de réserve. Les évaluations étaient, pour 1904, de 7.184.000 marks pour les dépenses ordinaires, de 2.439.000 pour les dépenses extraordinaires, et de 14.000 marks pour le fonds de réserve.
Le total des dépenses prévu pour 1904 était donc de 9.637.000 marks, balancé par un total égal de recettes.
Les statistiques donnent, pour le rendement des différents impôts et des différentes recettes en 1902 et pour la progression de ce rendement en 1900, 1901 et 1902, les chiffres suivants :