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bre 1890, contrat par lequel elle renonçait à l'exercice dej droits de souveraineté, à partir du 1er janvier 189 I . Kn échange, elle obtenait les avantages suivants :
1° Le droit exclusif à l'occupation des territoires sans mai lie dans l'étendue de ses premières concessions et acquisitions ;
2° Certains droits quant à la recherche et à l'extraction des minerais dans ces mêmes domaines ;
3° Un privilège pour la concession de construction et d'exploitation de chemins de fer dans le territoire de la côte, l ile Mafia et le territoire reconnu par la charte du 27 février 1885;
4° Un privilège pour la fondation d une banque d émission ; 5° Le droit de battre monnaie ayant cours exclusif dans la colonie ;
6° Le droit de donner son avis sur les dispositions législatives que se proposent de prendre les pouvoirs publics, à moins d'urgence.
Originairement, et par la charte de 1885, la compagnie n'avait pas un droit exclusif à l'occupation des territoires sans maître; la charte validait simplement les traités conclus, au nombre de douze, par le D' K. Peters, ce qui constituait un premier domaine de la compagnie ; un second était formé par le territoire exclusif côtier acquis du sultan de Zanzibar par la compagnie. Le contrat de 1890 renforça les droits de la compagnie sur ces contrées par le droit exclusif à l'occupation des territoires sans maître, principalement des forêts; cependant ce droit n'était concédé que sous réserve des droits des tiers et sous réserve du droit du gouvernement impérial d'acquérir par l'occupation les biens fonds sans maître nécessaires à la construction de bâtiments destinés aux services publics; enfin, sous réserve du droit pour le gouvernement impérial de publier, pour l'exploitation des forêts, des lois et règlements obligatoires pour la compagnie.
Quanta la recherche et à l'extraction des métaux précieux, soit dans le territoire concédé par la charte, soit dans le territoire côtier et l'île Mafia, la compagnie a toujours les avan-
tages accordés au seul inventeur, même lorsqu'elle n'a pas cettequalité. Si, d'autre part, le gouvernementimpérial accorde des concessions minières à d'autres qu'à la compagnie, il doit imposer à ses concessionnaires, s'ils ne sont pas les inventeurs, un droit de 5 pour 100 sur les minéraux exploités, cela au profit de la compagnie.
Actuellement, sans être mauvaise, la situation financière et économique de la compagnie de l'Afrique orientale allemande n'est pas absolument florissante, malgré tous les avantages accordés à la société. La suppression de la traite des noirs a rendu difficile la formation des caravanes, qui sont de plus en plus rares, et la diminution de leur nombre a désastreusement influé sur le commerce de l'ivoire, qui était le plus florissant de ces contrées. En outre, le voisinage de Zanzibar détourne des ports de l'Afrique orientale allemande, et, par conséquent, du champ d'activité de la compagnie, la plus grande partie du commerce maritime ; d'autres causes, telles que la concurrence des grands négociants hindous, le manque de voies de communication, la pénurie de la main-d'œuvre indigène nuisent encore au développement des affaires de la compagnie. Il est vrai que cette dernière a tenté d'y remédier; jusqu'à présent, elle a pris possession du tiers des territoires sans maître, pour se consacrer de plus en plus à la création et à l'exploitation de plantations; elle a fait venir des coolies des Indes anglaises et hollandaises; elle a établi des routes et des lignes télégraphiques et s'est engagée à contribuer pour un tiers à la construction d'une voie ferrée allant de la côte aux grands lacs, etc.
Malgré les efforts de la compagnie, les bénéfices qu'elle réalise ne sont pas considérables ; son capital étant de 6.721.000 marks, les bénéfices nets, qui étaient en 1896 de 201 . 698 marks, ne dépassaient pas, en 1901 , 2 14. 183 marks. La progression des bénéfices est donc très lente, et les dividendes distribués aux actionnaires sont faibles ou même nuls.
La compagnie, dont le siège social est à Berlin, possède des comptoirs à Bagamoyo, Dar-es-Salam , Kampalla , Kilwa , Lindi, Mikindani, Muanza, Pangani, Songwé, Tanga. Elle a
LA GOLOiMSATION ALLEMANDE
créé, eu outre, les plantations de Kikogw é-M\\ era (agaves de sisal et café de Libéria), dans le district de Pangani, de Muoa, près Tanga (cocotiers et sisal), « Union» à Handé (café et cardamonej .
b) Compagnies de plantation.
La compagnie de l'Afrique orientale allemande a occupé une place exceptionnelle dans la colonisation de l'Afrique orientale allemande ; elle possède encore certains privilèges qui la différencient des autres compagnies formées pour l'exploitation de la colonie, mais, en réalité, elle n'est plus, comme ces compagnies, qu'une société commerciale. Quant aux autres, ce sont presque toutes des sociétés ou compagnies ayant pour but de créer et d'exploiter des plantations; elles sont au nombre de douze ce qui, avec la compagnie de l'Afrique orientale allemande, porte à treize le nombre des sociétés de plantations (l). Les principales, dont le capital dépasse un million de marks, sont les suivantes :
COMPAGNIES
Compagnie de 1 Afrique orientale allemande ( Deutsch - Ostafrikani sche Gesellschafi .
Plantation de café Sakarré, soc. anon. (Kaffeeplantage Sakarre, A. G.).
Compagnie de plantation de l'Afrique orientale allemande (Deutsch-Ostafrikanischc Plantagen Gesellschaft) .
Société de 1 Ussambara, pour la culture du café ( Ussambara Kaffeebaugesellschaft) .
(1) Le nombre total des plantations a déjà été donné dans le tableau des pages 270 et 271.
CAPITAL
PLANTATIONS
siègi:
.Marks.
et produits cultivés.
social.
Kilogwé-Mwera (agaves et cafe), Muoa (cocotiers et sisal) «Union» , (café et cardamome).
Berlin.
S a k a r ré ( Ussamb ar a)f
(café).
Berlin.
Lewa (café, caoutchouc), Balangai (café).
Berlin.
Bulan^ Handei (café).
Berlin.
COMPAGNIES
CAPITAL
Marks.
PLANTATIONS et produits cultivés.
SIÈGE social.
Société de commerce et de plantation de l'Allemagne occidentale (West de utsche Iiandels- u. Plantagen Gesellschaft) .
Putini, près Tanga (cocotiers) ; Kiamoni, près Tanga (cocotiers), Magrotto (café) ; Masumbai (café) ; Schœller, Bondeï (café) ; Segoma (café, cacao).
Dusseldorf.
Société rhénane de plantation dans l'Handeï (Rheinische Handeï Plantagen-Gesellschaft) .
Ngambo dans Handeï (café) ; Kurasini, près Dar-es - Salam (chanvre).
Trois autres sociétés ayant leur siège social en Allemagne annoncent un capital variant entre 400.000 et 500.000 marks ; une autre a un capital de 150.000 marks. Les capitaux des trois autres, qui ont encore leur siège social en Allemagne, ne sont pas indiqués.
D'autre part, sept ou huit planteurs, des missions religieuses (dont une importante), une ou deux petites sociétés formées dans la colonie, pratiquent sur place la culture directe, pour leur propre compte.
En outre, le gouvernement possède une plantation d'essais à Amani, et il existe, pour le district de Kilwa, à Liwalé et à Gérégéré, deux plantations communales, et, pour le district de Tanga, à Tanga une plantation communale.
c) Maisons de commerce.