‹ La colonisation et les colonies allemandes;Chapitre 53 sur 184 · ROUTES ET CHEMINS DE FER DE L'AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE · texte numérisé non relu

ROUTES ET CHEMINS DE FER DE L'AFRIQUE ORIENTALE ALLEMANDE

Rouir, chemin, sentier, parcours.

Dar-es-Salam-Morogoro

Dar-es-Salam-Kilossa

Dar-es-vSalam-Mpapua

Dar-es-Salam-Kilamatindé

Dar-es-Salam-Tabora

Dar-es-Salam-Oudjiji

Dar-es-Salaui-Bismarckburg

Kiliniatindé-Bisinarekburg

Oudjiji-Ussainbara (voie de terre)

Dar-es-Salani-Muansa, par Tabora

Dar-cs-Salam-Muansa, par Kondoa-Irangi .

Muansa-Bukoba ( voie de terre)

Muansa-Schirati (voie de terre).

Muansa-Ussambara (voie de terre)

Dar-es-Salam-Iringa

Dar-es-Salam-Kissakki

Dar-es-Salam-Mahengué

Dar-es-Salam-Ssongea

Da*-es-Salam-Mohorro (voie de terre)

Mohorro-Kilwa (voie de terre")

Rilwa-Livvalé

Kilwa-Ssongea

Kilwa-Wiedhafen

Kilwa-Mahengué

Lindi-Ssongea

Mwaya-Neu-Langenburg . . . .

Neu-Langenburg-Bismarckburg

Iringa-Neu-Langenburg ,

Iringa-Mahengué

Dar-es-Salam-Kondoa-Trangi, parMpapua.

Bagamoyo-Mpapua, par Manboya

Bagamoyo-Morogoro

Pangani-Kondoa-Irangi

Pangani-Muansa, par Irangi . .

Tanga-Korogwé (chemin de fer)

Tanga-Wugiri, par Korogwé

Tanga-Mombo, par Korogwé

Tanga-Wilhelmsthal, par Korogwé

Tanga-Moschi (à l'est de Paré), par Korogwé

Moschi-Aruscha . . ............

Moschi (frontière anglaise) . .............

Frontière anglaise Voi, par Taveta

Distance en

kilomètres.

Durée

du parcours en jour*.

Salaire ; d'un porteur e» roupies.

sera peut-être prolongée en 1904-1905 jusqu'à Mombo, et aura alors une longueur totale de 130 kilomètres.

Les 84 kilomètres actuellement en service ont été ouverts à l'exploitation en mars 1902. Des trains avaient déjà circulé avant cette date, mais surtout pour le transport des matériaux nécessaires à la construction de la superstructure de la voie; le nombre des trains en 1901 a même été plus grand qu'en 1902, puisqu'il s'est élevé pour 1901 à 803 et en 1902 à 280.

Ce dernier chiffre indique que les trains ne circulent pas régulièrement tous les jours, et, en effet, leur nombre pour un mois a varié de 13 en mars 1902 à 27 en mars 1903.

En 1901, la circulation des blancs a été plus active qu'en 1902 (direction Tanga-Korogwé : 1 .278 contre 1 .095 ; direction Korogwé-Tanga : 1.200 contre 945). Cette diminution résulte de la suspension des travaux de prolongement de la voie, qui a forcément diminué le personnel blanc employé à ces travaux.

Par contre, les voyageurs de couleur ont été plus nombreux, et la moyenne de kilomètres parcourus pour un voyageur indique que le chemin de fer est employé pour les relations locales entre les stations intermédiaires, et non pas seulement pour les trajets entre les centres un peu importants, c'est-à-dire Tanga, Muhesa, Korogwé.

Les stations secondaires sont au nombre de quatre : Pongwé, Ngomeni, Bombuera, Mnyussi.

Quant au transport des marchandises, il s'est élevé de 557 tonnes en 1901 à 1.194 tonnes en 1902 pour la direction Korogwé-Tahga, et il a au contraire diminué de 2.264 tonnes à 1.594 pour la direction inverse.

Depuis le 1er avril 1903, le tarif de transport des marchandises, en diminution sur le tarif antérieur, divise les marchandises en trois classes, le prix du transport étant, respectivement suivant la classe, de 0,5, de 1 ou 2 pesas par 100 kilog. et par kilomètre.

Dans la classe la moins élevée sont rangés les transports

vers la côte, pour tous les produits de l'agriculture et de la sylviculture. Le prix du transport, dans cette classe, revient donc de Korogwé à la côte, à — de roupies par 100 kilogrammes.

Depuis la construction et la mise en exploitation du chemin de fer, de nombreux indigènes se sont établis le long de la voie et on prévoit la création de plusieurs plantations européennes à proximité des stations de Pongwé et Ngomeni.

Enfin on espère réduire les frais d'exploitation en remplaçant le plus possible le personnel blanc par des employés indigènes.

Les tableaux des pages 310 et 311 donnent le détail de la circulation des voyageurs et des marchandises, ainsi que celui des recettes effectuées en 1902.

c) Chemins de fer projetés.

Outre le prolongement de la ligne de l'Ussambara jusqu'à Nombo, prolongement qu'on espérait voir terminer en 1904 ou 1 905, la construction des deux autres lignes a été envisagée, mais est restée jusqu'à présent à l'état de projet, sans qu'il y ait eu commencement d'exécution, et sans que même le tracé exact des lignes ait été établi. Le plus sérieux de ces deux projets concerne une ligne devant relier Dar-es-Salam à Morogoro; il a déjà été étudié et est susceptible d'être réalisé dans un avenir assez rapproché. Il traverserait jusqu'à Morogoro la région que dessert actuellement la grande route qui relie Dares-Salam à Muansa, c'est-à-dire au Victoria Nyanza ; il aurait un parcours d'environ 215 kilomètres, alors que la route Dar-es-Salam-Muansa a une longueur totale de 1.225 kilomètres.

L'autre projet, qui n'a jusqu'à présent fait l'objet d'aucune étude, aurait pour but l'établissement d'une ligne reliant Kilwa, sur la côte de l'océan Indien, à Wiedhafen, sur le lac j Nyassa; cette ligne passerait par Liwalé et Ssongea et aurait 1 une longueur d'environ (350 kilomètres.

Page 1