DÉLIMITATIONS AVEC LA FRANCE
Convention du 24 décembre 1885.
S. M. l'empereur d'Allemagne renonce en faveur de la France à toute suzeraineté ou protectorat sur les territoires situés au sud du Gampo et sur la rive gauche. Il s'engage en
FONDATION DES COLONIES
outre à ne pas prolonger la sphère d'influence allemande de cette frontière à plus de 10° 14' Greenwich, 7' 17 ' Paris, depuis l'embouchure du Campo, et de ce point suivant un parallèle jusqu'au point de contact de verticale situé à 15° Greenwich, soit 12° 40' Paris.
Le gouvernement de la République française renonce à tous droits au nord de cette ligne.
Aucune des deux puissances ne fixera de limite hydrographique de navigation sur le fleuve frontière le Gampo, de Bomba jusqu'à Ngoko station.
Convention du 15 mars 1894.
Elle précise la frontière entre le Cameroun et le Congo français. Celle-ci est marquée par le fleuve Gampo, dont les deux rives appartiennent à la France sur une longueur de 80 kilomètres, jusqu'au 10° de longitude est Greenwich, puis par le parallèle de ce point jusqu'au 15° de longitude est; ensuite elle suit ce méridien jusqu'à sa rencontre avec le fleuve Ngoko. Elle se continue sur ce fleuve jusqu'à sa rencontre avec le 2° de latitude nord, qu'elle suit jusqu'à sa rencontre avec la Sanga; elle remonte la Sanga pendant 30 kilomètres, et, de ce point pris sur la rive droite, la frontière va en droite ligne jusqu'à un point distant de 62' ouest de Bania, puis, toujours en droite ligne vers le nord en passant à 43' ouest de Gaza. Elle se dirige alors directement sur Kunde, mais elle laisse ce point à l'est, décrit un rayon de 5 kilomètres tout autour et reprend sa direction primitive vers le nord. Elle suit le 15° de longitude est jusqu'à sa rencontre avec le 8° 30' de latitude nord. Elle repart en droite ligne dans la direction de Lamé, mais décrit encore un arc de cercle de 5 kilomètres autour de ce point. Une fois le demi-cercle décrit autour de Lamé, la frontière continue en ligne droite pour aboutir à la rive gauche du Mao-Kebi à la hauteur de Bifara, traverse le fleuve et court de Bifara au nord jusqu'à ce qu'elle rencontre le 10° de latitude, le suit jusqu'au fleuve
Ghari, qui termine enfin jusqu'au lac Tchad cette frontière compliquée.
D'après l'article 3 du traité, les deux puissances prennent l'engagement d'appliquer les articles 26, 27, 28, 29, 31, 32, 33 de l'acte du Congo du 20 février 1885, relatif à la liberté du commerce et de la navigation sur la Bénoué et ses affluents ainsi que sur le Mao-Kebi. Elles conviennent encore d'appliquer les instructions de l'acte de Bruxelles du 2 juillet 1 890 sur l'importation des armes et des spiritueux. L'article 4 assure enfin un égal traitement aux sujets des deux pays et aux habitants des contrées délimitées (l).
TOGO
Les premiers établissements de la Côte d'Or et de la Côte des Esclaves furent créés par des Hollandais. Lorsque le Grand Électeur fonda sa colonie brandebourgeoise au cap des Trois Pointes (voir page 8), il eut à soutenir contre eux de rudes combats. Finalement, la Hollande hérita des sacrifices allemands et conserva la prépondérance dans ces parages, jusqu'à l'arrivée des Anglais.
Ceux-ci s'établirent de 1850 à 1883 sur la Côte d'Or et au Lagos. Entre ces deux colonies, la côte, à l'exception du pays de Widah, était presque inconnue. L'intérieur, où régnaient les rois puissants et cruels de l'Achanti et du Dahomey, restait complètement ignoré.
Dès 1853, des commerçants et des missionnaires allemands se fixèrent dans les colonies anglaises de la région, à Keta, à Akra. Sur la Côte des Esclaves encore inexplorée, une série de royaumes indigènes se fondèrent, dont les chefs furent
(1) Une nouvelle délimitation entre le Cameroun et le Congo français est en cours. L'incident de Missoum-Missoum en a démontré l'urgente nécessité.
FONDATION DES COLONIES
choisis parmi les membres des principales familles ; certains de ces rois étaient de descendance portugaise.
En 1880 apparurent les premières factoreries du Togoland. Quelques-unes étaient françaises, les autres étaient des créations de maisons allemandes, - notamment de Wœlber et Brohm, de G. Goedelt, de Hambourg; de Viëtor Sohne, de Brème. Ces maisons s'établissaient en pays indépendant, surtout afin d'éviter les droits auxquels étaient soumis les commerçants allemands en territoire anglais. Le gouvernement colonial anglais sentit bientôt les inconvénients réels qui résultaient pour lui de cette tactique, car les indigènes, en commerçants intelligents, évitaient ainsi fréquemment les douanes anglaises; le représentant de la reine chercha en conséquence à étendre les domaines britanniques. Il essaya de gagner les indigènes en leur faisant les promesses les plus séduisantes. Ses agents n'hésitèrent même pas à les exciter contre les commerçants non anglais. Les maisons allemandes, pour éviter de payer à la fois des impôts à l'Angleterre et des primes aux indigènes, ce qui eût rendu tout trafic impossible, s'adressèrent à leur gouvernement. Celui-ci, qui avait suivi avec grand intérêt les progrès de ces maisons, prit aussitôt leurs réclamations en considération.
A la suite de la convention franco-allemande, publiée le 28 juin 1882, par laquelle la France et l'Angleterre limitaient leurs possessions au nord de Sierra-Leone, le ministre des affaires étrangères allemand invita le 14 avril 1883, les Sénats des villes hanséatiques à formuler leurs desiderata relativement au commerce de l'Ouest africain. (Voir page 05.)
Le Sénat de Hambourg demanda : la conclusion de traités de commerce avec l'Angleterre, la France, la République de Libéria et les chefs indigènes ; l'envoi de navires de guerre pour protéger les sujets allemands, la neutralisation des bouches du Congo, la création d'une station maritime (Fernando Po), enfin l'acquisition d'une bande côtière pour l'installation d'une colonie dans la baie de Biafra. Le Sénat de Brème réclama simplement l'envoi de navires de guerre sur la Côte
des Esclaves et la conclusion de traités avec les chefs indigènes pour protéger le commerce allemand contre les négociants français. Le roi du paysdePopo, qui avait recherché en vain la protection française, se tournait en effet à ce moment vers les Allemands et résistait aux efforts tardifs des Français.
Le gouvernement allemand confia aux commandants de ses navires le soin de vérifier le bien fondé des prétentions des villes hanséatiques. Il fit ensuite connaître aux Sénats de Brème et de Hambourg son intention d'établir dans l'Afrique occidentale une représentation provisoire des intérêts allemands et d'y envoyer en permanence des navires de guerre. Il essaierait ainsi de garantir le commerce allemand et il conclurait en outre des traités avec la République de Libéria et avec les chefs indigènes, par l'entremise d'un commissaire impérial destiné à devenir plus tard consul général.
Les Sénats des villes hanséatiques verraient accueillir avec faveur les vues qu'ils pourraient avoir sur les contrées où il serait possible de fonder des établissements. Le gouvernement de Berlin donna d'ailleurs une preuve immédiate de ses bonnes dispositions en envoyant sur la côte ouest de l'Afrique le vaisseau de guerre Sophie, qui reçut l'ordre de pourvoir à la protection du commerce allemand dans ces régions et de reconnaître certains points de la côte.
La région du Petit-Popo était en pleine effervescence, à cause de l'usurpation du pouvoir local par un partisan des Anglais, Lawson, qui avait émis la prétention de lever un impôt sur les sujets allemands, malgré une convention conclue en 1882 entre ceux-ci et le prédécesseur de Lawson, lorsque, le 30 janvier 1884, la Sophie jeta l'ancre devant Petit-Popo. Un conflit était inévitable. Après plusieurs palabres avec les représentants du roi Grigi, souverain suprême du pays, et avec les chefs locaux, le capitaine Stubenrauch, commandant de la Sophie, obtint la reconnaissance de la convention de 1882 et l'assurance que les commerçants ne seraient plus inquiétés.
Le 2 février au matin, la Sophie leva l'ancre et se
FONDATION DES COLONIES
dirigea vers Grand-Popo. Dès midi, la lutte recommençait à Petit-Popo, les partisans de Lawson prétendant empêcher les noirs de l'autre parti d'aider au déchargement du vaisseau Cari Woermann qui venait d'arriver. Malgré les menaces de la foule, M. Bertheau put monter à cheval et galoper en suivant la côte vers Grand-Popo afin de prévenir la corvette. Celle-ci revint vers Petit-Popo, ou elle mouilla le 3 février au matin. Elle débarqua cent hommes sous le commandement du capitaine-lieutenant (lieutenant de vaisseau) von Trûtzschler. Les Européens reçurent l'ordre de mettre la factorerie en état de défense. Le roi Lawson, qui tenait un grand palabre au palais du gouvernement, et son premier ministre furent arrêtés par le lieutenant von Dombrowski et amenés à bord de la Sophie (l).
Le 4 février un grand palabre eut lieu à bord en présence du roi Lawson et du représentant du roi Grigi. Il apparut clairement que les partisans de Lawson avaient été la cause des troubles et des agressions contre les Allemands. Lawson promit de ne pas inquiéter les Allemands à l'avenir et fut remis en liberté, mais son premier ministre W. Lawson et les mulâtres Gomez et Wilson, auteurs principaux des troubles, furent gardés à bord comme otages. Le lendemain, la Sophie se dirigea vers Lagos. W. Lawson fut réclamé comme sujet anglais par le gouverneur Griffith, qui s'engagea à l'empêcher de revenir à Petit-Popo ; les autres otages furent emmenés en Allemagne. Ils débarquèrent en mars à Wilhelmshaven et furent conduits à Berlin. Ils y signèrent un traité d'amitié et consentirent au paiement d'une amende. Reconduits à Kiel le 1 1 avril, ils furent embarqués le 1 5 sur la canonnière Môwe, qui les ramena dans leur pays. Peut-être voulul-on rappeler par la visite des otages de Lawson à Berlin et par le traité qu'on leur fit signer, l'ambassade qu'un chef indigène
(1) En février 1884 également, le navire de guerre la Sophie abordait à la côte de Guinée. Le capitaine de corvette Stubenrauch visita les restes de Gross- Friedrichsburg et y trouva six vieux canons aux armes du Brandebourg, dont f un acquis par lui se trouve maintenant à l'arsenal de Berlin.
de la Guinée avait envoyée au premier roi de Prusse; cette fois, c'était le premier empereur d'Allemagne qui recevait ces hommages exotiques. Ce rapprochement ne fut certainement pas l'œuvre du seul hasard, et les flatteurs de la dynastie durent y avoir quelque part.
Le débarquement de la Sophie à Petit-Popo avait produit une grande impression; aussi, dès le mois de mars, les chefs du pays, qui étaient le roi Grigi et les princes de Petit-Popo, adressèrent-ils à l'empereur d'Allemagne une lettre par laquelle ils le remerciaient d'avoir rendu la tranquillité à leur pays, affirmant qu'aucun trouble ne se produirait dans la région si l'Angleterre ne se mêlait de leurs affaires. Ils demandaient en conséquence l'appui de l'empereur pour les protéger contre l'annexion anglaise. Lawson n'avait pas signé cette lettre.
La Mowe, qui ramenait les otages, embarqua à Lisbonne le Dr Nachtigal comme commissaire impérial.
Le 19 mai 1884, le prince de Bismarck fit au Dr Nachtigal la communication suivante : l'ambassadeur d'Allemagne à Paris avait appris du ministre des affaires étrangères français que la France avait conclu en 1883 des traités de protection avec les chefs de Petit-Popo, mais qu'elle n'avait pas encore jugé le moment venu de les publier. En conséquence, pour prouver sa bonne entente avec le gouvernement français, l'Allemagne attendrait sa décision avant de donner suite à la demande des chefs de Petit-Popo, et, si le gouvernement français se décidait à publier et à mettre en vigueur ses traités, l'Allemagne les respecterait.
Pendant ce temps, l'Angleterre, mécontente de voir une puissance étrangère s'établir sur la Côte des Esclaves, ne restait pas inactive. Elle cherchait par des promesses et par des conventions à gagner les chefs indigènes. Pour mieux montrer sa puissance, ses agents traitaient avec désinvolture les intérêts des autres nations. Le commissaire anglais du district de Kitta, Firminger, visita les ports de Lomé (Bey Beach) Bagida et Porto-Seguro. Il y fut froidement reçu; les indi-
FONDATION DES COLONIES
gènes lui dirent qu'ils dépendaient des noirs du Togo, peuplade sauvage de l'intérieur, laquelle n'avait aucun désir de céder son territoire à l'Angleterre. Firminger exigea alors d eux qu'ils renvoyassent avant quatre semaines tous les Allemands de Lomé et de Bagida, les menaçant, en cas de refus, de s'emparer de la côte. Mais en même temps il avertissait les Allemands de se méfier des noirs du Togo, qui, disait-il, avaient formé contre eux des projets d'expulsion. Pour comble d'impudence, il offrit aux Allemands la protection de ses soldats haoussas. Ce double jeu devait lui donner un prétexte pour intervenir et pour préparer l'annexion anglaise.
Le 1er juillet 1884, les indigènes donnèrent aux commerçants un délai de sept jours pour évacuer le pays. Mais pendant ce délai, les intrigues de Firminger furent dévoilées grâce à la franchise de quelques chefs, et tout incident irrémédiable fut évité. Les Allemands rassemblèrent toutes les preuves matérielles des manœuvres de l'agent britannique et les firent certifier officiellement par écrit par les gens du Togo. Ceux-ci, craignant alors le pillage des soldats haoussas, sollicitèrent le protectorat des Allemands, dès qu'ils surent qu'un navire de guerre de l'empire était attendu.
Le 2 juillet la Mowe arriva à Petit-Popo avec le plénipotentiaire le Dr Nachtigal. Pendant la nuit du 3 au 4 juillet, apprenant que les factoreries de Bagida et de Lomé étaient en grand danger, la Mowe se rendit en toute hâte à Bagida. Là, le Dr Nachtigal jugea la situation si critique qu'il entama immédiatement des négociations pour une installation définitive, bien qu'il n'en fût pas question dans ses instructions.
Le 5 juillet 1884, le traité fut signé avec M'iapa, roi du Togo. Le drapeau allemand fut hissé à Bagida et le lendemain à Lomé. M. Heinrich Randad, représentant de la maison Woelber et Brohm, fut nommé consul intérimaire du protectorat. Confirmé dans ce poste par l'empereur (13 septembre 1884), il établit sa résidence à Lomé.
La Môwe revint à Petit-Popo. Les Anglais avaient essayé par toutes sortes de moyens, et surtout par des distributions d'argent, de s'attacher les habitants, mais bien que le roi Lawson fût très disposé à accepter une pension de l'Angleterre, les intérêts français et allemands étaient trop prépondérants pour qu'il pût suivre son inclination. D'ailleurs les otages étaient encore aux mains des Allemands. Lors de la première visite de la Môwe à Petit-Popo, il y eut le 3 juillet un palabre et le roi Lawson refusa de reconnaître par écrit la validité des engagements qu'il avait pris le 4 février à bord de la Sophie (voir page 75). Les otages furent ramenés à bord. Lorsque, après l'affaire de Togo, la Môwe revint à Petit- Popo, Lawson céda enfin aux désirs de l'empire allemand et envoya au Dr Nachtigal une lettre par laquelle il promettait une entière protection aux Allemands de Petit-Popo. Les otages furent immédiatement libérés. Malgré le vœu émis par le roi et la majorité de ses chefs de se placer sous le protectorat allemand, le Dr Nachtigal refusa d'y faire droit, en raison des instructions très précises qu'il avait reçues. La Môwe quitta alors Petit-Popo pour poursuivre sa mission.
Restait encore le petit État indépendant de Porto-Seguro donné jadis au roi Mensah par le feu roi du Togo. Depuis nombre d'années il avait sollicité, sans obtenir de réponse, le protectorat français. Le Dr Nachtigal le plaça provisoirement sous le protectorat allemand. Le traité fut signé par le capitaine Herbig le 5 septembre 1884 et le drapeau allemand fut hissé à Porto-Seguro avec la solennité habituelle.
Malgré l'opposition de la presse officieuse française, le gouvernement allemand fit connaître officiellement aux puissances, le 13 octobre 1884, qu'il avait établi son protectorat sur le Togoland.
Mais les territoires de la Côte des Esclaves étaient encore loin d'être pacifiés. A Petit-Popo, les Français s'étaient joints aux Anglais; dans le Togoland, les troupes anglaises avaient établi un camp. A Lomé, les deux Williams avaient fomenté
FONDATION DES COLONIES
des troubles et ils avaient même menacé la vie des représentants des factoreries allemandes. Les procédés anglais avaient encore agité d'autres régions, jusque dans les possessions britanniques, à Kitta notamment, et l'envoi de renforts ainsi que d'un navire de guerre était devenu nécessaire. La corvette allemande Olga arriva à Lomé à la fin de février 1885, remplaça le roi de Togo, et, après quelques arrestations, rétablit Tordre. Puis elle se dirigea vers Akra afin de s'entendre avec le gouverneur de l'endroit au sujet des limites des possessions des deux puissances, qui n'étaient pas fixées avec une suffisante précision. Il restait à déterminer les frontières à l'est avec la France, à l'ouest avec l'Angleterre. Une série de conventions furent conclues dans ce but.
DÉLIMITATIONS AVEC l/ANGLETERRE
Conventions des 9, 10 et 11 mars 1885
Ces actes déterminent provisoirement les limites des possessions allemandes et anglaises, sauf en ce qui concerne la localité d'Asagbo, pour laquelle on convient d'en référer aux deux gouvernements.
Traité du juillet 1890.
Cet acte rectifie les erreurs des délimitations précédentes. Son article 4 est ainsi conçu :
La frontière entre le protectorat allemand du Togo et la colonie anglaise de la Côte d'Or part de la côte d'un point fixé par les commissaires des deux puissances les 14 et 28 juillet 1886 et marqué par un poteau frontière. De là, la limite se dirige vers le nord jusqu'au parallèle 6° 10 de latitude nord. La frontière suit à l'ouest ce parallèle jusqu'à la rive gauche du fleuve Aka, continue par le thalweg de ce fleuve jusqu'au parallèle 6° 20' de latitude nord. En suivant ce parallèle à l'ouest, la frontière atteint la rive du fleuve Dchawe ou
SO
Shavoe et suit cette rive jusqu'au parallèle déterminé par l embouchuredu fleuve Deine dans le Volta. De ce point, la limite suit la rive gauche du Volta jusqu'à la zone neutre déterminée par raccord de 1888 et qui commence au confluent du Daka et du Volta.
Les deux puissances s'engagent à retirer immédiatement de ces territoires tous ceux de leurs fonctionnaires qui se trouveraient en dehors de la délimitation fixée.
Traité du 14 novembre 1899.
Ce traité, relatif à la fois aux îles Samoa et au Togo, concerne dans son article 5 le territoire neutralisé d'un commun accord au nord-ouest de l'hinterland de la colonie anglaise de la Côte d'Or.
Cet article est ainsi conçu : « La frontière de la zone neutre existant entre le territoire allemand et celui de la Grande- Bretagne suit la rivière Daka jusqu'à son intersection avec le 9° de latitude nord. De ce point, la ligne frontière se dirige vers le nord, laissant à la Grande-Bretagne la localité de Morozuga. De ce point une commission mixte précisera sur place la frontière de telle sorte que Gambaga et tout le territoire de Mampursi appartiennent à la Grande-Bretagne, tandis que Yendi et tout le territoire de Chakosi tombent dans le lot de l'Allemagne. »