‹ La colonisation et les colonies allemandes;Chapitre 74 sur 184 · VOIES DE COMMUNICATION · texte numérisé non relu

VOIES DE COMMUNICATION

a) Routes.

Il n'existe actuellement pas de véritable réseau de routes dans la colonie. Cet état de choses s'explique par le fait que le pays n'est pas encore complètement exploré, et aussi par la difficulté d'exécuter des travaux publics faute d'avoir la main-d'œuvre nécessaire.

Dans le district de Duala, la ville de Duala a été pourvue d un réseau routier qui s'étend sur ses environs. Ces routes, construites à l'européenne, ont une largeur de 10 à [2 mètres; mais l'ensemble de ce réseau n'a pas plus de (>.500 mètres de longueur. Des tracés de routes ont été entrepris dans l'est et le nord du district ; mais les travaux s'effectuent difficilement au moyen de corvées fournies par les indigènes. La plus importante de ces voies de communication est le chemin d'Akwa et Deido, qui comporte un pont audessus du col d'Akwa, et le chemin de Béséké. Dans le district de Victoria et de Kribi, on s'est efforcé de commencer ou d améliorer les voies de communication ; le chemin le plus important actuellement fini est celui de Campo-Kribi; une route de caravane, de Gampo vers l'intérieur, a été améliorée.

Il existe également une route Ossidingé-Tinto, une grande route de caravane Kokobuma-Fontenu-Bamessong-Bamenda- Babmum. Un chemin de 6 mètres de large relie Buea (siège du gouvernement) à Victoria. La route la plus méridionale est celle de Kribi-Juandé ; elle a une importance commerciale particulière. Il faut mentionner, comme de même importance, la route Mundamé-Bali, avec embranchement sur Ossidingé. Une voie Mundamé-Tinto-Bangwé-Bamum vient d'être achevée et une voie Edea-Juandé est presque terminée.

Presque toutes ces routes sont des routes de caravanes, sur

lesquelles les transports se font au moyen de porteurs indigènes. L'administration facilite l'embauchement de ces porteurs, dont elle contrôle les tarifs et stimule l'activité.

b) Chemins de fer.

Les chemins de fer n'existent qu'à l'état de projet, mais du moins de projet très avancé et très étudié.

En 1902, une commission, envoyée par le syndicat des chemins de fer du Cameroun, poursuivit avec activité une série de recherches et de travaux préliminaires dans les districts de Test et de l'ouest. D'après cette commission, une ligne Duala- Jabassi ou Victoria-Mundamé serait peu pratique à cause du profil accidenté des pays traversés. La ligne la plus facile à établir et la plus profitable partirait d'Hickory et se dirigerait vers le Bomono creek, puis vers le nord-ouest en traversant une contrée forestière riche en essences de valeur. Elle contournerait Muyuka, à 45 kilomètres de Hickory, puis Nkwangsé, pour toucher à la contrée bien peuplée de Ndo. A partir de Dia-Dia, il faudrait adopter un tracé qui contournerait à l'est le massif de Kupeberg, puis se dirigerait vers le nord-est sur Mamelo, Lom et Mauhas, pour pénétrer au nord dans le pays de Bakoga en suivant le cours du Dibamba; cette contrée est riche, bien peuplée et bien cultivée par les indigènes. Après l'avoir traversée, la ligne, suivant une direction nord-est, passerait entre les monts Manenguba et les monts Nlonako pour aboutir à Bamum.

Un chemin de fer est également projeté entre Victoria et Soppo, et même 7 kilomètres en sont construits (en 1902- 1903) ; la société de plantation Ouest africaine « Victoria » a déjà fait établir des voies de raccord dans ses plantations.

De même la plantation Idenau-Sanjé est reliée au quai de Bibundi par un chemin de fer particulier à voie étroite.

c) Navigation.

Le seul port important de la colonie est Duala. Le mouvement des navires y progresse d'ailleurs d'année en année, et

en 1902 le chiffre des vapeurs qui ont accosté dans le port a augmenté de seize.

Le tableau ci-dessous donne le détail du mouvement des navires dans le port de Duala en 1902 :

NATIONALITÉ DES NAVIRES

AUGMENTATION

DIMINUTION

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