‹ La colonisation [microforme]Chapitre 6 sur 48 · MISSION N AIRES AGRICOLES · texte numérisé non relu

MISSION N AIRES AGRICOLES

Avec une profonde satisfaction je constate l’arrivée de nos dévoués missionnaires agricoles. Nommés par les évêques de la Province, ils se sont mis à l’œuvre, se parta- -geaut les différentes paroisses dans chaque diocèse, de manière que chacune soit visitée deux fois l'année, Ils vont ainsi portant la bonne nouvelle sans frais pour l'Etat, avec grand profit pour notre population.

Nous devons au clergé la haute éducation qui a fourni à notre peuple les hommes dont il a eu besoin pour le guider, le défendre et lui assurer son rang parmi les nations qui l'entourent, Nous devrons au clergé le bon agriculteur, cet homme fort de la nation, qui la nourrit et la fait ce qu’elle est.

Dans cette seconde tâche que le clergé entreprend, nul doute qu’il ne réussisse aussi bien que dans la première, et n'est-elle pas plus facile ?

Ces missionnaires agricoles, travaillant de concert avec les hommes de bonne volonté qui ont à cœur l'amélioration de notre agriculture, se sont déjà réunis plusieurs fois. Ils se sont entendus sur un programme d’enseignement agricole. Revenus dans leurs différents diocèses, les mêmes directions étant données partout, partout l’on pourra espérer les mêmes excellents résultats.

Eufin je compte sur tous les amis de la cause agricole, et je suis heureux de pouvoir déclarer qu’ils sont en grand nombre ceux qui veulent l’amélioration immédiate de notre agriculture, et qui, pour cela, sont prêts à sacritier leur temps. Je vais essayer de co-ordonner tous ces efforts, de les engager dans la même direction ; ils nous conduiront je espère, au succès que nous désirons tous,

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SRG |; APR NOS ÉCOLES D'AGRICULAURE,

Nous voulons les soul d'élèves. Que sont-elles? Si elles ne sont pas encore tout à fait ce qu’elles devraient être, c'est que le travail a manqué au bon ouvrier. Devant une classe nombreuse le professeur se sent encouragé à enseigner tout ce qu’ii sait, Devant des bancs vides son ardeur se calme sans qu’il y ait la moindre mauvaise volonté de sa part,

Que l’on soit sans crainte cependant, l'instruction donnée sera ce qu'elle doit être. Fort de l’aide intelligent à ma disposition, je puis l’assurer : que l’on me fournisse l'élève, je m'en charge, Les institutions à notre disposition sont suffisantes pour les besoins du moment, Quelques changements, quelques améliorations vont nous permettre d’utilisei le personnel dont les efforts n’ont pas jusqu’à présent, obtenu les succès désirés ; et nous récompenserons ainsi de longues années de sacrifice et de dévouement,

Servons-nous de ce qui existe, encombrons nos écoles d'élèves. Quand les bourses seront prises, que les élèves viennent tout de n:ême, les parents ou ! s amis payant la faible pension exigée à l’école ou dans le voisinage. Qu'on se le tienne pour dit, les moyens de distribuer l'instruction théorique et pratique grandiront avec le nombre des élèves ; nous ÿ verrons, Quand ces écoles bien dirigées regorgeront d'élèves, nous songerons à d’autres institutions, heureu-

sement alors devenues nécessaires. Mais je ne veux plus d'écoles vides, encore moins d’une grande école d’agriculture centrale qui, elle aussi, resterait vide. Jusqu'à présent nous avons eu l’école sans écolier. Que les écoliers maintenant viennent par centaines, c'est à quoi nous allons travailler,

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