CHAPITRE XVIII Saint-Pierre et Miquelon
Ces deux petits ilols situés au sud de Terre-Neuve par 47" lai. N.. sont tout ce qui nous reste de notre grandeur coloniale au Canada; après les avoir perdus avecle reste, nous les avons recouvrés par les traités do 1813. Saint-Pierre mesure 2600 iiectaros; Miquelon 18 (XX). La population totale était en lS74 (le 4 84() habitants, sans compter les ptkheurs ni les marins des navires venus de France.
Bien quo sous la même latitude que la Normandie, ces ilols ont un climat bien moins doux; c*est que le gulfstream ne passe pas sur leurs côtes, comme il le fait le long des côtes «le Normandie, qu'il nVhaufle.
La seule riclicsse de ces ilôts est constituée par le grand hnnc (le Tcrrr-Seuvc, alluvions vaseuses situées à une profon«leur moyenne de 100 mètres environ et où viennent frayer les morues, r}ui amènent des quantités de Basques et de Bretons.
498 POLITIQUE COLONIAXE.
J*ai terminé l'étude des colonies françaises. Les débris Jt notre ancien empire colonial seraient encore trop nombreux et trop étendus, si, dédaigneux des enseignements de I*bis* tolre, nous devions gaspiller les éléments de richesse qu'ils contiennent. Ils s'étendront certainement, mais ils constitaect déjà un champ bien suffisant à notre activité, à la condition que, substituant la science à Tempirisme, nous ayons le bon esprit de nous imposer la loi de ne jamais sortir de la vo^ des conquêtes pacifiques, de favoriser partout et toujours le développement des peuples jeunes, de solliciter chez tous l'initiative individuelle et de favoriser par tous les moyens l'expansion du commerce. La politique coloniale ne peut être en résumé la nôtre, qu'autant qu'elle aura -pour devise ce< deux mots : paix et liberté.
FIN