P.VN
Apollon, sous le
nom de Philémon. (Duménv! Le vicomte de Rouan.
Un Berger. . . . (Bouteloi'') .
Les nouveau.x danseurs, M. de Beuvron et M. de MelforL, continuèrent leurs débuts dans /ssc, dont le.s décorations excitèrent l'admiration générale, à commencer par un magnifique soleil composé de treize cents bougies.
Le lundi 1" décembre, première représentation du Philosophe marié, de Destouches (15 février 1727), suivi du ballet de l' Operateur chinois.
Un nouvel acteur débutait dans la comédie, le chevalier de Pons, attaché au duc de Chartres.
Ariste (QuiNAULT l'aîné). . . . Le duc de Duras.
DaMON M. DE MaILLEBOIS.
Géronte (DucHEMiN père). . . . Le duc de Chartres.
Le marquis du Lauret Le chevalier de Pons.
LisiMON (Dangeville) M. de Gontaut.
Pic ART LeclievalierDECLERMONT.
Céliante. ..... (M"<= QuiNAULT cadette). M'"'' de Pompadour.
Mélite (M"" Labat) M""' de Marchais.
Finette ( M'" Legrand) M""= de Livry.
Cette pièce fut bien rendue, surtout par M. de Duras et M""" de Pompadour. M°'° de Livry et M"' de Marchais se firent aussi applaudir ; mais le débutant ne paraît pas avoir fait sensation.
La comédie de Destouches obtint un si grand succès qu'elle fat reprise le jeudi 1 1 avec le divertissement nouveau des Quatre Ages en récréation, de Dehesse. Le théâtre représentait un hameau sur le devant et une forêt dans le fond. On vovait dans ce bois les Quatre Ages. Le premier était guidé par Dehesse habillé en gouvernante. Le deu.xième, quittant le jeu du volant pour la danse, paraissait conduit par ÎNL de Courtenvau.x, en magister. Le troisième arrivait en dansant avec vivacité au son du tambourin, puis enfin le quatrième, représenté par des vieillards qui figuraient un pas de quatre avec leurs femmes. Tout se terminait par un colin-maillard général et par une contredanse animée.
Le même jour, on inaugura dans la salle un nouveau balcon qui avait été construit en fort peu de temps; il était au-dessus des sièges rangés derrière le Roi, et s'étendait des deux côtés au-dessus des galeries. Cette modification, donnant un grand nombre d'excellentes places, permit à la marquise de satisfaire bien des convoitises et d'apaiser bien des jalousies.
Le mardi i6 et le dimanche 21, on donna deu.x nouvelles représenta-
lions d'/sst' : l'opéra plut beaucoup, et les acteurs eurent autant de succès que le premier soir, sans pouvoir pourtant rivaliser avec le soleil de treize cents bougies.
Le spectacle fut interrompu, comme l'année précédente, à cause des cérémonies du premier jour de l'an. On rouvrit le samedi 10 janvier 1750 par une reprise de : /es Dehors tro))ipcnrs ou rHoininc dit Jour, comédie de Boissv déjà jouée en janvier 1748. La distribution demeura la même à quelques changements près. M'"" de Marchais remplaçait M'"" de Pons dans le rôle de la marquise; le chevalier de Pons, continuant ses débuts, jouait le marquis à la place du duc de Nivernois ; enfin le comte de Frise, neveu du comte de Saxe, faisait son entrée dans la troupe en doublant !\L de Gontaut dans le rôle du valet Champagne.
Après la comédie vint la première représentation de : les Bùclierons ou le Médecin de village, ballet-pantomime de Dehesse. Le théâtre représente une forêt ; plusieurs ouvriers v coupent et élaguent des arbres, leurs femmes viennent leur apporter à manger. L'un des bûcherons tombe du haut d'un arbre ; le médecin et le chirurgien se disputent sur le traitement du blessé, lui coupent un bras, une jambe, et se prennent aux cheveux... Le bailli arrive et ordonne qu'on restaure le blessé ; on lui remet la jambe à la place du bras et vice versa : le tout finit par une contredanse. Le principal mérite de cette pantomime était de ne durer qu'un quart d'heure ; on applaudit sa brièveté.
Quatre jours api^ès (mercredi 14 janvier), on représenta les Fêtes de Thctis, opéra en deu.x actes, précédé d'un prologue, paroles de Roy ; musique, pour le prologue et le premier acte, de Colin de Blamont, et pour le second, de Burv.