‹ La comédie académique. La belle PauleChapitre 12 sur 43 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

tira comme soucié aux marches et voudra y revenir demain, après-demain, à toute heure, dût-il négliger les intérêts les plus précieux.

Il en est de l'hôtel comme du mouvement intérieur de la Bourse pour l'homme qui n'a pas encore spéculé ; c'est un langage dont il faut avoir la clef, et l'étude en est certainement plus longue que celle du va-et-vient de la rente. L'être qui met pour la première fois une enchère est semblable à celui qui voudrait descendre un rocher à pic sans cordes, sans crampons et sans la précision de ces hardis montagnards qui chassent le chamois sur les montagnes. La ruse, l'adresse et la justesse de l'œil sont indispensables aux rares gens qui font fortune à l'hôtel, car l'enchère est un jeu et une maladie, un jeu dangereux, une maladie chronique dont on ne guérit pas.

Les êtres qui avaient dans le sang les passions de leurs pères pour la roulette et la loterie , devaient nécessairement , avec une époque plus positive, arriver à des jeux

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