‹ La comédie académique. La belle PauleChapitre 40 sur 43 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Il se pourrait qu'un habit noir, une cravaté blanche, un pantalon irréprochable, des bottes vernies et des manchettes imposassent aux panailleux. En y joignant quelques décorations, un grand cordon quelconque, la plaque du Nicham, peut-être les marchands se laisseraient-ils prendre à cet apparat? Je ne le conseille à personne.

Prendre garde aux magasins trop propres. Tout y est cher. Se défier des taudis en désordre. Plus cher encore. L'acheteur a affaire à deux marchands systématiques.

Mieux vaut se lier avec les commissaires-priseurs. Parler chevaux avec M* Escribe, curiosités avec M° Pillet, estampes avec M* Delbergue-Cormont, tableaux modçrnes avec H° Boussaton. Petit à petit s'insinuer jusqu'à prendre place au coin de leur foyer, faire leur partie de whist et surprendre les secrets de l'hôtel Drouot.

Ne pas négliger les clercs des commisaaires-pri-

seurs. Faire de temps à autre an petit cadeau à leurs concubines.

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