‹ La comédie au coin du feuChapitre 42 sur 200 · UN DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

UN DOMESTIQUE

On rapporte un portrait voilé qii*on accroche au fond à gauche.

LAUZUN. = Rien I c'est elle qui prétend m'épouser, après tout, je me laisserai peut-être faire, pour être le cousin du roi.

MADAME DE THIANGES. = AÎUSi, TOUS jOUeZ tOUJOUFS

votre grand jeu I Prenez garde I le jour où vous n'amuserez plus le roi...

LAUZUN. = Le roi ! c'est mon compagnon d'aventures, nous chassons sur les mêmes terres.

MADAME DE THIANGES. = Yous chassez sur les terres du roi ! Je n'en crois pas un mot.

S^assied à droite.

LAUZUN. = Je ne vous demande pas plus de deux heures pour faire dire à toute la cour que j'épouse mademoiselle de la Yallière de la main droite et madame de Montespan de la main gauche.

MADAME DE THIANGES. = Je VOUS en défîe !

LAUZUN, tirant sa montre. = Il est Sept heures ! nOUS SOU-

pons à neuf heures ! Au revoir, marqpiise (à part). Si le roi a peur de mes entreprises, il me donnera plus vite la main de sa cousine. Donc, je serai le cousin ou le rival du roi I

MADAME DE THIANGES. = J'oubliais. (se lève). Cette

pauvre ia Vallière ! Vous ne savez donc pas que ma sœur lui donne ce soir le souper d'adieu?

LAUZUN. =Ouî, elle va aux Carmélites.

MADAME DE THIANGES. = Eh bien ?

LAUZUN. = Je veux la prendre non seulement au roi, mais à Dieu lui-même.

n sort à gaache.

MADAME DE THIAN.GES. = Je crois qu'il se pendrait s*il en trouvait un plus effronté que lui (on siieace]. Mademoiselle est folle de lui parce qu'il ne veut pas être insolent avec elle. Quel habile homme que ce gascQu !

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