‹ La comédie au coin du feuChapitre 44 sur 200 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les Mêmes, LAUZUN.

DE vivoNNE. = Quoi I ma sœur! maréchal de France î

MADAME DE MONTESPAN. = Oui, mOIl frèrC, nOUS IC

sommes.

DE vivoNNE. = Maréchal de France ! est-il possible :

MADAME DE MONTESPAN. = Avec le duc de Navailles, le comte de Schomberg, le duc de Duras et le duc de la FeuiUade.

LAUZUN. =A TOUS cinq, vous pourrez jouer aux quatre coins, tu seras le cinquième.

DE VIVONNE. = Morbleu! Lauzun, nous nous fâcherons.

LAUzuN.= A vos ordres, monsieur le maréchal.

Vi oin^ remonte.

DE GUiCHE, bas à Lauzun. = Si c'est ainsi qu'on croit remplacer le grand Turenne.

LAUZUN. = Le roi a besoin de monnaie, il change son louis d'or en pièces de cinq sous.

DE VIVONNE. = Maréchal de France ! grand roi ! Il a mis le comble à sa gloire.

MADAME DE THiANGES. = Mcssicurs, en Thouneur de la promotion de Monseigneur le duc de Vivonne au grade de Maréchal de France, Sa Majesté a bien voulu accepter à souper chez madame de Montespan (bas àdeGuiche). Le souper d'aujourd'hui sera un souper historique.

DE GUICHE. = On veut donc nous empoisonner ?...

MADAME DE THIANGES. = C'cst le soupcr dcs adieux, madame de Montespan le donne à la duchesse de la Vallière^ qui sera demain aux Carmélites.

LAUZUN, s'approchoAt. = Et après demain dans les bras de Louis XIV.

1IADA.ME DB THi ANGES. = Non I Dicu Ta prise, espérons que cette fois il ne la rendra pas.

MADAME DE MONTESPAN, à Lafontaine qui entre. = Eh bien,

mon pauvre Lafontaine, qu'y a-t-il encore et d'où vous vil nt cet air ahuri ?

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