LE BLUET ET LE COQUELICOT
Le gai coquelicot et le tendre bluet.
Qui grâce au vent dansaient un royal menuet,
Babillaient un matin ensemble, Au milieu d*un blé vert qui paraissait muet : a Que vous en semble»
• Ami Bluet ? Voyez ce rien qui vaille,
• Menu peuple des champs dont on fait de la puillo, u Qji monte jusqu*à nous et va nous étoufTant.
• Lft belle fille et le riant enfant
iOO LA COMÉDIE AU COIN DU FEU
« Qui nous cueillaient pour couronner leurs têtes « Ne viendront plus à nous les jours de fêles I..* » Ce discours n'avait pas troublé Le blé.
• Raillez, dit-il, je ne suis qu*un peu d*herbe « El vous êtes des fleurs.
• Un jour je serai gerbe, « Ne vous vantez donc pas de vos riches couleurs. »
Dans le monde on connaît des d&mes Qui I aillent la vertu, dont le front est chagrin;
Mais quand vient la moisson des âmes.
Dieu rejette Ti vraie et cueille le bon grain.
LE £01. = Je disais à Lafontaine de faire des fables: je lui dirai maintenant de faire des contes.
MADAME DE MONTESPAN, furieuse. = Ce n'est paS Une
fable de Lafontaine, c'est une parabole de Bossuet...
LAUZUN, à de Guicbe. — Je connais bien le bluet et le coquelicot, mais le bon grain?...
MADAME DE THiANGEs. = C'cst peut-être Cette haute vertu d'antichambre qui s'appelle la veuve Scarron.
DE GuicHE. = Le bonhomme Lafontaine serait trop bête s'il faisait de pareilles fables.
MADAME DE MONTESPAN, à madame Scarron. = Allez, madame, et une autre fois gardez ces moralités pour vous.
Madame Scarron sort.