‹ La comédie au coin du feuChapitre 50 sur 200 · LE BLUET ET LE COQUELICOT · texte numérisé non relu

LE BLUET ET LE COQUELICOT

Le gai coquelicot et le tendre bluet.

Qui grâce au vent dansaient un royal menuet,

Babillaient un matin ensemble, Au milieu d*un blé vert qui paraissait muet : a Que vous en semble»

• Ami Bluet ? Voyez ce rien qui vaille,

• Menu peuple des champs dont on fait de la puillo, u Qji monte jusqu*à nous et va nous étoufTant.

• Lft belle fille et le riant enfant

iOO LA COMÉDIE AU COIN DU FEU

« Qui nous cueillaient pour couronner leurs têtes « Ne viendront plus à nous les jours de fêles I..* » Ce discours n'avait pas troublé Le blé.

• Raillez, dit-il, je ne suis qu*un peu d*herbe « El vous êtes des fleurs.

• Un jour je serai gerbe, « Ne vous vantez donc pas de vos riches couleurs. »

Dans le monde on connaît des d&mes Qui I aillent la vertu, dont le front est chagrin;

Mais quand vient la moisson des âmes.

Dieu rejette Ti vraie et cueille le bon grain.

LE £01. = Je disais à Lafontaine de faire des fables: je lui dirai maintenant de faire des contes.

MADAME DE MONTESPAN, furieuse. = Ce n'est paS Une

fable de Lafontaine, c'est une parabole de Bossuet...

LAUZUN, à de Guicbe. — Je connais bien le bluet et le coquelicot, mais le bon grain?...

MADAME DE THiANGEs. = C'cst peut-être Cette haute vertu d'antichambre qui s'appelle la veuve Scarron.

DE GuicHE. = Le bonhomme Lafontaine serait trop bête s'il faisait de pareilles fables.

MADAME DE MONTESPAN, à madame Scarron. = Allez, madame, et une autre fois gardez ces moralités pour vous.

Madame Scarron sort.

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