Toute représentation extérieure
est inutile pour ceux que frappe d'aveuglement Tlnfluence catholique, et qui ne sauraient voir la couleur livide de cet amas de pierres brutes, petraia, qui conétitue VÈ^ gltse.
LE PURGATOIRE
Gomme il faut Tôtre ici pour fom-nir la carrière ! Tu fécondes le monde auquel ta clarté luit; . Si rhomme à s!en priver malgré lui n'est réduit, De tes rayons il faut que toujours il s'éclaire ^
Déjà, tant était vive en nous la volonté, Nous avions fait un mille avec rapidité, Lorsque, vers nous dans Tair volant, nous entendîmes S'approcher des Esprits, que nous ne pouvions voir. Au banquet de l'Amour invitant à s'asseoir *. La voix que la première, en passant, nous ouïmes Dit : « Vinufn non habent, » d'an accent éclaiant. Et loin derrière nous s'en fut le répétant ^
Avant qu'elle se soit éteinte dans l'espacé, Une autre, en s'écriant : « Je suis Oreste, » passe Et, sans s'arrêter plus, fuit â'un essor égaP.
Père, demandai-je eô ûia surprise extrême.
Quelles sont donc ces verti 1 — • Quand survint la troisième Disant : « hitmz ceux-là qtri fous firent du mal '. »
3. Cette invoéation aa Soleil ^^ Raison est tout à fait de circonstance, à l'étage où doivent expier leur erreur les aveugles qol ont fermé les yeux à sa lumière fécondante, at sole nuovoj destina à ïeniplacer l'aflcieD, il soleusato (Gony.
I, 13) ; le tout, bien entendu, sous rinfluence de l'Église, àmîe des ténèbres, suflTisatrnneiit désignée par ces mots : S*altra cagione in contrario non pronta,
4. Au banquet des fidèles d'Amour, à ce Convito où se rassasient du pain des Anges ceux qui ont ré-
. pudlé fa religion de haine, la foi qui inspii'à le massacre des Albigeois et fit dresser le bûcher des Templiers.
Voy. Convito, p. 293 et 297 des Révélation».
5. Ces paroles de la Mère dn Christ, au festin des Noces de Cana,
s'appliquent, bien cntetida, aux aveugles qui, déshérités des lumières de la raison, sont extlus du banquet de r Amour et privés du vin céleste dont les très-excellents anges, ces hauts dignitaires de la sefcte, abreuvent les contltea*
6. Comme meurtrier de sa mère, Oreste était poursuivi par les Furies, et n« recouvra le cahne de sa conscience qu'après avoir expié* son forfait; avis à ceux qui ont oublie dans leur aveuglement que l'église sectaire était leur mère, et lui ont porté des coups meurtriers; avis aussi à ceux qui, Icrln d'imiter Pylade, voulant se sacrifier pour son ami, et s'écriant : Je suis Oreste (Cicéron,d« Amicitia), sont les premiers à dénoncer ceux que devrait sauver leur charité, comme les donne fiorentine,