Le rouge était la.couleur des
Guelfes, de là cetie frayeur dont le poète gibelin est saisi et l'engourdissement moral dans lequel 11 tombe, en mettant le pied sur le sol ennemi.
Dante emploie presque constamment le mot vent pour signiûcr guerre ou guerrier, d'où suit que le sol guelfe, terra lacrimosa, produit la guerre, qui déploie à ses yeux les couleurs détestées.
(*) Notis renverrons cruK qui fcrait'til il îrCciill& d'admettre cliec Dante l' idée de déifier son monurquc univorsoi, aa Trailé ile Monarchia, lib. i, où il dit en pro» près termes : • Humanitm genut bene »e fiahel et optime quando Deo anslmilatur; Mfd maxime n*o ntiuitkTV» quando maxime e*t vnxiM \ et maxime KtT oiidb qnandn totum uni iur in VHO't ergo iii;u4iiuH obnus uni principi maxime Dro aa$imiiatur, •»
Or, li le genre bumaln tout entier peut être aasimilé â Dieu, lorsqn*il eit ri^i pnr nn seul prince, à bien plus forte raison peut- il en être ainsi du monarque qni, l«< rénnÏMant lont entier, en étant IVxprrsNibn et 1j loi vivante, le guurcrnc comme Dieu gouverne le CioJ.
De mon sommeil profond un grand coup de tonnerre Dissipa la torpeur * . Je ftrémis aussitôt, Comme l'homme endormi qu'on réveille en sursaut. Je me lève d'un bond , à l'entour mon œil erre , Et j'observe attentif où je me trouve alors.
J'étais, en vérité, sur les sinistres bords De l'abîme aux douleurs sans fin, où sans fin tonnent D'immenses hurlements, qui comme un seul résonnent. C^ouffre obscur, nébuleux et tellement profond Que j'avais beau plonger mon regard jusqu'au fond , Je ne distinguais rien que de vagues ténèbres.
Parmi le monde aveugle, aux royaumes funèbres , Descendons maintenant^, dit, la pâleur au front, Virgile ; moi d'abord, tu viendras le second.
— Comment, dis-je, ayant vu qu'il changeait de visage*, Pourrai-je bien venir si t'atteint la frayeur.
Quand toi seul en ces lieux raffermis mon courage?
— Il reprit aussitôt : — L'angoisse, le malheur De ceux qui sont là-bas teint mon front de pâleur ; C'est la pitié qu'en moi tu prends pour épouvante * ;
1. Ce coup de foudre fait allusioa monarque de ce inonde aveugle, à la sentence d'exil, duro giudixio, princeps mundù
qui Tint le frapper au moment où 3. Attendu qiie Virgile prend lut-
il se trooYait à Uome, pour s'opposer même la couleur catholique , colore
à la Tenue de Charles de Valois. smorto.
2. Dans Rome, où Danle était 4. Pietà, dame Piété, dont je alors, cieco mundo, dans ce monde porte les couleurs et que j'appelle privé deslumières de la raison. Nous indifféremment Pitié , par antiverrons à reconnaître quel est, sous phrase, attendu qu'elle n'accorde le nom de Lucifer, de Satan-roi, le guère merci; mais c'est en cela que
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Hais allons , car la route est longue et fatigante.
Il marcha^ je suivis et sur ses pas j'entrai Au premier cercle dont Tablme est entouré. Là , par l'ouïe autant que j'en pouvais conclure , Point de pleurs S mais un bruit vague et continuel De soupirs, qui faisaient frémir l'air éternel. Ces soupirs provenaient de douleurs sans torture Qu'hommes, femmes, enfants, déshérités du Ciel, Enduraient par milliers. — Mou fils , dit le bon maître, Tu ne demandes rien; ne veux-tu pas connaître Les Esprits que tu vois 7 Avant d'aller plus loin, Sache que dans la vie ils ne péchèrent point ; Avoir bien mérité ne leur suffit pas même, Car leur front ne fut pas lavé par le baptême Qui, dans ta croyance, est la porte de la foi *. Avant le Christ ayant vécu, hors de sa loi, Ils n'ont pas, distinguant la lumière dans l'ombre, Adoré Dieu dûment ; et je suis de ce nombre. C'est pour ce tort qu'en foule ici, tristes reclus, Non pour d'autres méfaits, nous sommes tous perdus. Là nous vivons, réduits, pour unique souffrance, Hélas ! à désirer toujours sans espérance \
consiste le langage de cour, c'e«t-à- dans les ch. xix* et xx* da Padire courtois, honnête, orné, obscur rudi^ , qu'il n'admet pas la damnaou précieux, car, clus^ ce qui est lion des païens vertueux, tout un. Voici, au surplus, la ré- 6. Le baptême dont il s'agit ici ponse littérale do Virgile : L'angoisse n'est pas celui du chrétien cathode ces gens me peint la face de cette lique, c'est celui que recevaient, lors pitié (Piété) que tu prends pour de l'initiation, les coreligionnaires crainte. Remarques que les mots de Dante, dont la croyance était la che par iema senti, pourraient tout même que la sienne, la fede che tu aussi bien se traduire : cette Piété credi, 11 a bien soin de le dire, dont le nom équivaut pour toi à 7. Faute de cèle ou de foi dans ié terreur. triomphe de la cause gtbdine, ces 5. Ces m&nes étant censés ap- sectaires ne s'étaient pas déclarés partenlr aux temps antérieurs au avant la venue de Henri de Luxem-* christianisme, Dante ne pouvait les bourg, le Christ, le Dieu des GIbefaire pleurer duis le sens qu'il at- Uns ; en conséquence, ils n'avalent tribue à ce mot. On verra, du reste, pas adoré Dieu dûment.
CHANT fV. 27
Un grand deuil, à ces mots, inonda tout mon cœur, Car je comprenais trop qu'en ce limbe frontière Languissaient en suspens des gens pleins de taleur. Désireux d'arriver à certitude entière Touchant la foi qui sauve et détruit toute erreur*. Je m'écriai : — Dis-moi, maître, dis-moi, seigneur, Quelqu'un a-t-il jamais franchi cette limite , Pour s'élever d'ici , par son propre mérite Ou par celui d'un autre , au suprême bonheur?
A ces mots ambigus \ qu'il eut compris bien vite , Il répondit : —J'étais nouveau dans ce séjour, Lorsqu'un fitre puissant y pénétrant un jour, Apparut couronné d'un signe de victoire ". Je le vis de ces lieux emmener dans sa gloire Adam, son fils Abel, Moïse, dont la loi (iuida le peuple élu, David, le pieux roi, Le docile Abraham , Israël et son père. Et ses fils et Rachel, l'épouse belle et chère Pour laquelle il fit tant; beaucoup d'autres encor. Bienheureux vers le Ciel qui prirent leur essor". Tu sauras , je le veux , qtfavant la délivrance N'était point de salut pour votre humaine engeance **.—
8. Voilà le poète orthodoxe telle- Luxembourg, son Christ, à la juWe
ment ferme dans sa fol qu'il a besoin Italie, pour racheter V humanité
d'en acquérir la certitude, et cela de ^belins de resclavage du Lucifer
la bouche d'un poète païen. guelfe; en conséquence, ce César
0. Pourquoi parler à mots cou- * rédempteur tira du limbe de l'exil, Terts , parlar coverto , a'il s'agit ceux dont les travaux étaient susréellement de la descente du Ré- pendus, e'estrà-dire |les patriarches demptenr en enfer ? impérialistes. Notamment, Dante-
10. Pourquoi Virgile répond-il dans Adam avec un de ses fils, un juriste même langage cluê, en évitant de consulte, dont le poète fait le légiste nommer celui qu'il appelle Puis- Moïse, et d'autres docteurs et dignltant couronné et Victorieux, ce qui taires de l'ordre secret , auxquels s'applique si bien à Henri VII P il Impose les noms de Noè, Israël,
11. Lisez: Le Dieu Amour, sire de David, etc. Voy. RoesettI, Comm. la courtoisie (voy, les derniers mots analyt., t. ii, p. 519.
de la Vie nouf>elle)y Père de la secte 12. Avant la descente de TEmpe-
Impériale, envoya son fihy Henri de renr-Messie en Italie , Il n'y avait
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Nous marchions, toutefois, tandis qu'il discourait. Et d'Esprits traversions une épaisse forêt. Nous n'avions parcouru qu'une courte carrière Depuis l'accès ouvert à nos pas au sommet, Lorsque je vis un feu dans tout un hémisphère Des ténèbres vainqueur". Loin encor de ce feu, J'en étais assez près pour pouvoir, en partie, Reconnaître déjà qu'habitaient en ce lieu Des ombres de renom , gloire de leur patrie. •— A la science, à Fart, toi qui fais tant d'honneur, Dis-je alors, quels sont ceux à qui semble être due D'un traitement à part cette insigne faveur? — Là-haut , leur renommée en tous lieux répandue, Répondit-il, leur vaut du Ciel cette merci, Et la grâce ici-bas d'être traités ainsi. .
Tout à coup : — Honorez le sublime poëte ! Dit une voix, son ombre est de retour ici, Qui nous avait quittés. — Quand , s'arrêtant muette, Cessa la voix, je vis quatre ombres s'en venir, L'air calme et n'indiquant ni peine ni plaisir. Le maître, me montrant celui qui marche en tête :
Le premier que tu vois venir, le glaive en main , Gomme un roi qui préside une pompeuse fête, C'est Homère, dit- il, poëte souverain.
Horace suit ses pas ; après lui c'est Ovide, Qui s'avance troisième, et le dernier Lucain ".
que péril et persécution pour ces et reste en substance Ûdète à son
esprits humains qui se séparaient parti et à sa foi, dont U exprime la
des brutes guelfes. On remarquera doctrine à l'aide de toutes les res-
le double rôie joué dans cette corné- sources de son génie, die par Dante et Virgile qui ne font 13. Le flambeau de la science,
qu'un en réalité : le mort Virgile dont le palais divise cette première
parle le langage catholique, quoique enceinte infernale en deux sections
poète païen, mais en exprimant des hémisphériques, idées sectaires, et n'est guelfe qu'en 1 4. Homère, comme le chantre des
apparence , tandis que Dante , le héros troyens, auxquels Dante fait
vivant, parie, autant qu'il le peut remonter les destinées de l'empire
faire ouvertement, le langage gibelin romain , dans son livre de la Mo-
Par la voix désignés, aussi bien que ton guide , Sous un litre auquel tous ils ont le mémo droit, Leur gloire de Thonneur qu'ils me cèdent s'accroît.
Je voyais réunie ainsi la noble école De ce maître immortel du cbant harmonieux, Qui sur tous ceux dont plus retentit la parole. Gomme un aigle en son vol plane majestueux ".
Après être un instant restés en conférence, Ils se tournent vers moi , me saluent en silence,. Et le maître sourit. Honneur encor plus grand, . Au mUieu d'eux admis, par faveur singulière, Parmi si haut savoir j'eus le sixième rang". Nous allâmes causant jusques à la lumière*' De choses qu'il convient de ne point révéler"
narchie ; Horace, comme ayant célébré daDs ses vers les merveilles du règne d'Auguste; Ovide, comme poète de FAmour ; Lucain, comme auteur de la Pharsale consacrée à la gloire de César, fondateur de l'empire romain; Virgile, enfin, comme le chantre d'Éoée et des mystères de l'Initiation. Ce groupe poétique indique dès le début que l'œuvre dantesque,inspirée par l'impériallsme gibelin et parl'albigéisme déguisé sons le nom d'Amour, a pour butrexaltation de l'Empire et le triomphe de la secte anti-catbo- Uque.
1 5. Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur la slgmflcation de cette école dont Dante se proclame le disciple, après avoir eu soin de la composer exclusivement dans un certain ordre d'Idées.
16. Dante se trouve ainsi appelé par les maîtres de cette sublime école, dont les docteurs reçoivent de lui leur diplôme officiel, h chanter à leur suite, l'empire romain en opposition à la papauté, la religion d'Amour en opposition à la religion de
haine et l'initiation à cette mystérieuse association qui se proposait pour but une révolution politique et religieuse; aussi Virgile, qui sait le secret de la Comédie, sourit à cette réception silencieuse du poêle florentin dans hi docte compagnie.
n. Lumière dont le poète faisait grand cas, au point de la personnifier dans Lucie ; lumière voilée avec soin dans les œuvres des poètes et des philosophes.
18. Cria se conçoit vu le danger de trahir certains mystères sur lesquels l'autorité avait les yeux ouverts, et notamment le but auquel tendait l'albigéisme avec ses doctrines de monarchie tliéocratique universelle. Qu'on lise le livre du docteur Eckert sur la Franc-Maçonnerie, en se rappelant que cet Ordre secret se réclame de Manès et des Templiers ; on jugera si l'autorité régnante alors avait des motifs suffisants pour «e tenir sur ses gardes, les conspirateurs pour proclamer le silence sur leurs projets une belle chose, che'l tacvie è bcllo.
0 L bufsr.
Autant qu'il convenait, où j'étais , d'en parler ". Près d'un noble château bientôt nous arrivâmes, Ceint, outre sept haut mura dont il s'offre entouré, D'un ruisseau, comme un soiferme que nous passâmes; Avec les sages là par sept portes j'entrai ".
Parvenus sur l'émail frais et riant d'un pré, J'y vis nombre d'Esprits au front rêveur et grave. Leur noble aspect était rempli d'autorité, Leur parler rare et bref, leur voix lente et suave. Nous'retirant alors un moment de côté.
Sur un tertre élevé, lumineux, nous gravîmes, Et tous, tant qu'ils étaient, à l'aise nous les vtmes. Là, tandis que leurs pieds foulaient le vert tapis, Me fut montré chacun des illustres Esprits , Et de les avoir vus encor je m'extasie ". A moi s'offrit Electre et bien d'autres encor; Je reconnus Énée et le vaillant Hector, César, au regard d'aigle, armé" ; dans la prairie.
19. Dans le sanctuaire symbolique de la doctrine arcane, de la gnosis ou science par excellence, héritage de l'Orient et de la philosophie greco-romaine.
20. 1^ noble château est la tour symbolique dont il est parlé dans la chanson : Le doki rime d*Amor, commentée dans le traité iv« du Banquet ; tour qui figure la raison ou la noblesse, y est-ii dit(roy.
p. 339 des Révél,), c'est-à-dire celle qui s'acquiert par l'initiation sectaire à laquelle on parvient en passant successivement par les sept sciences du TriiHum et du Quadriviuriif correspondant à un nombre égal de deux. Ces sciences sont autant de murailles élevées à Tenlourdu sanctuaire; l'eau courante qui serpente à l'entour est renseignement de la doctrine arcane dont le langage figuré, obstacle pour les
profanes, permet, lorsqu'une fois on en a la clef, de passer outre comme sur un terrain solide. Voy, la Cité du Soleil de Campanella, à la fin des Bérél.
21. in me siesso n'exaito. Tout ce que Dante a écrit porte témoignage de l'exaltation poliUque et religiense qu'il se complaisait à soutenir des exemples de l'antiquité, mais qall puisait dans les intérêts du moment.
22 ,Per duellum romanut popiUi»
aequisivit imperiufH; ergo dtjure* De Monarchia, lib. ii. C'était aussi par un duel contre la papauté que Henri de Luxembourg se proposait de reconquérir la prédominance en Italie. En conséquence , le Céaar armé aux yeux grifagnit que le poète nous montre ici, nVst autre que la figure de Henri Vil. En veuton la preuve? Elle nous est donnée par deux contemporains, Dino Corn-
Plus loip, Penth^silée, etCamUJe et Tarons, Et Layinie, assise auprès de Latinus ^'. Je vis Brutus, par qai de Rome fut bannie , Ponrn'y rentrer jamais, la race de Tarquin ", Lucrèce et Cornélie, et Marcie et Julie. Seul à récart aussi j'aperçus Saladin ".
En portant mon regard plus haut, je vis soudain Le maître de tous ceux en qui le savoir brille, Siéger, grand philosophe, au sein de sa famille *• ; Tous l'admiraient, remplis de respect pour son nom. Près de lui j'aperçus Socrate avec Platon ,
pagni et Albertîno Mussato. Ce dernier s'exprime ainsi : Eminentibus superciliis sinistri oculi alhuginem detegit plus œquo mobilitas. Et l'on serait certes fort embarrassé de trouver dans on écrivain latin aucune mention analogue ayant pu autoriser Dante à tracer comme il l'a fait le signalement du grand Jules. SI l'on réfléchit ensuite que Dante dans sa lettre à Henri appelle ce \ir\nce,César troyen,ou en italien trojano^on comprendra peut-être quel est le roiTrojan, père de l'Agramant de l'Arioste.
33. Le groupe troyen auquel remonte le droit de l'empire fondé par César, et le groupe latin possesseur du sol dont la propriété légitime passa h Ënée par la conquête et par son union avec Lavinie. D'un côté Electre, fille de l'Italien Dardanns, fioucbe de la descendance masculine des héros romains; de l'autre, le roi Latinus, souche de la descendance féminine. Voy, le Traité de la Monarchie.
24. C'était aussi pour chasser de Rome celui qui y régnait plus puissant que Tarquin, qu'à l'imitation du premier Brutus, Dante avait recours à la feinte et contrefaisait dans son poème le langage de ceux qu'il assimile à des brutes dans le Convito, parce qu'ils abdiquent la
raison pour se soumettre à l'autorité, perdant ainsi, comme il le fait dire à Virgile, le don de l'intelligence.
« Il faut faire le fou, dit Machiavel, comme Hhitus louant, disant, accomplissant des choses contraires à sa conscience pour plaire au prince. » Souvent la servitude des Italiens les a conduits à ce Jeu, remarque M. Edgard Quinet. Il suffira de se reporter à l'explication qne le poète donne de la figure de Marcie dans le Convito, iv, pour être convaincu que les autres matrones désignées dans ce troisième groupe exclusivement romain, ont aussi, dans sa penség, leur valeur symbolique.
35.Est-ce que la présence du Soudan au milieu de ces personnages si habilement triés, habitants du château symbolique, n'est pas assez significative ? Il est là évidemment comme ennemi de Rome, comme l'allié secret des chevaliers du Temple, comme le souverain de cette Syrie d'où était venue la lumière.
2C. Les ennemis intellectuels de l'aulorllé pontidcalc après ses ennemis politiques, les représentants de la philosophie rationnelle après les représentants du principe impérialiste.
Aristote, Platon, etc., sans oublier les philosophes arabes.
L ENFER
Puis venaient, livrant tout au hasard , Démocrite, Thaïes, Anaxagore, Empédocle, Heraclite, Le cynique Diogëne et Taustëre Zenon; L'observateur suhlil des qualités de l'être, Dioscoride ; Orphée ici , là Cicéron ; Sénëque, moraliste, Euclide, géomètre, Tite-Lîve , en qui Rome eut son historien ; Ptolémée, Hippocrate, Avicenne, Gallien, Averroës, fameux par son grand commentaire ^\ Signaler chacun d'eux serait un vain projet. Car me presse ma tâche et vaste est la matière ; Puis souvent fait défaut le langage au sujet'*.
Hais se sont séparés ceux qui marchaient ensemble '*, Par un autre chemin, je suis mon conducteur Hors de cet air si calme, et dans un air qui tremble J'arrive, où nulle part ne brille une lueur '*.
37. Nous serions en droit de voir dans ce noble chftteau où se trou* Tcnt réunies toutes les écoles philosophiques, le pendant allégorique de cette nouvelle Jérusalem dans laquelle, au dire de Dante, seront appelés à philosopher, péripatéUciens, académiciens et stoïciens (toy. in, 14, du Banquet) f et que nous reconnaîtrons dan^son Paradis.
38. Celui de Dante était rarement dans ce cas, mais il D'en croit pas moins devoir signaler l'immense difliculté dont il avait à triompher.