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Triomphante et le front joyeux de sa couronne •.
Ainsi dit-il d*abord , et puis il ajouta :
On peut nommer ici chacun , tant le visage
De la diète cruelle y subit le ravage.
Voici (me le montrant du doigt) Buonagiunta^
Buonagiuuta de Lucques * ; et cette autre flgure
Après, plus décharnée, et maigre outre mesure^
Eut en ses bras la sainte Église ^ Aux murs de Tours
Il a porté l'a mitre , et depuis bien des jours »
De Bolsenne, en ces lieux, par le jeûne il rachète
Les anguilles, pour lui cuites dans la blanquette *.
Ainsi , l'un après l'aulre , il m'en montra beaucoup; Tous A s'ouïr nommer paraissaient avoir goût, Et pas un , en effet, n'en lit plus sombre face. Je vis, de mâle faim , à vide user leurs dents Lbaldin de la Pile et certain Boniface Dont le rochet fouruit pMure à maintes gens ; Et le marquis aussi , qui dans Porli , naguèi'e ,
h. Noi» l'y rctrouverons btenlôt (Parmi., iv); mais noua nous repraclitMions de ne pa» fatrc remarquer qite si le troubadour Stace reste dana leur compagnie » c\*et dana riniérêt de la cause Impériale et sectaire, per r A.L.T.R.VI eoifionf.
a. Bonagiunta UrbiccianI, poète aectalit! de l'école provençale, comme l'ai testent les vers qu'ii adrcssali h G. GuinIceHt et à G. Gavaicante. ( Voy. note * A la fin du eli. h de TEnfer.) Coupable sans doute des mômes torts que Forese envers la aecle, il y joignait peut être la gourmandise. W servirait ainti de lien entre Tintempt^rance de la langue et celle de la bouche, Dante s'arrangéant ndroilometit ici pour qu'on puisse les confondre, comme il a fait ^ans l'Enfer, ch. vi.